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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

ding 

LA JEUNESSE TCHADIENNE S’OPPOSE A UNE INTERVENTION MILITAIRE AU NORD-MALI SOUS LE COMMANDEMENT DE LA CEDEAO

Par DINGAMTOLOUM Tobrome Tobie, jeune citoyen tchadien

Depuis le début de l’année,  le Mali continue à faire la une de l’actualité Africaine. Victime d’un complot orchestré par les impérialistes et leurs complices, cette grande nation se retrouve aujourd’hui coupée en deux. La partie nord est sous l’autorité des islamistes sinon des terroristes du fait que le MNLA qui se croyait trop malin y a été chassé par ses propres collaborateurs (ces terroristes) ; ne dit-on pas à malin malin et demi ? La partie sud devient de plus en plus politiquement très  instable faute des prises de positions très maladroites de la CEDEAO qui aujourd’hui, loin de défendre les intérêts de l’Afrique n’est  rien d’autre qu’un puissant outil dont se sert la France pour mieux traduire dans les faits ses ambitions néocoloniales. On s’est retrouvé ainsi de façon très déplorable face à une jungle, à une toile d’araignée, sinon à un « Afganistan de l’Afrique » comme le disent certains.

De plus en plus de  voix s’élèvent pour réclamer, au près de Mr Deby, une intervention militaire tchadienne soit disant que nos soldats sont les mieux entrainés pour ce type de combat. La jeunesse tchadienne s’oppose corps et âme à ce plan macabre pour plusieurs raisons.

Primo,  nous  ne devons pas considérer ces sollicitations comme de l’honneur qu’on nous fait mais plutôt une ironie, voire  une manière non seulement d’envoyer nos soldats à la boucherie mais aussi d’attirer, comme par un aimant, ces terroristes vers le Tchad. Pas plus tard que hier, un peu partout le militaire tchadien était considéré comme un analphabète, un soldat gradé par complaisance ou un bandit de grand chemin. Aujourd’hui, brusquement, ceux-là même qui nous critiquaient de façon très farouche veulent nous faires croire que nous sommes, sur le plan militaire, des héros. Seules les imbéciles regardent le doigt lorsque le sage leur montre la lune.  Nous Tchadiens ne sommes pas des imbéciles. Et la CEDEAO, avec certains de ses chefs d’Etat, doivent le savoir.

Secundo, l’attitude des dirigeants de la CEDEAO montre clairement que c’est un complot savamment orchestré par les occidentaux en vue de piller les richesses du Mali. Sinon comment peuvent-ils se permettre de violer la souveraineté du Mali au point où c’est la CEDEAO qui doit décider de qui doit présider la transition, qui doit être ancien président ou ministre au Mali, combien de temps doit durer la transition, ou d’envoyer leurs propres militaires pour sécuriser Mr Dioncounda TRAORE au palais de Koulouba alors que le réel problème est au Nord et non à Bamoko. La CEDEAO s’est permise de violer ainsi de façon très flagrante la constitution de ce pays frère. Si certains acteurs politiques africains ont tronqué la souveraineté de leur nation contre le fauteuil présidentiel, eh bien ils doivent savoir que leur marge de manœuvre doit s’arrêter à l’intérieur de leurs frontières. En outre, les Chefs d’Etat de la sous région ont poussé très loin dans leur zèle en mettant sur pied un commandement militaire pour cette éventuelle intervention. Un commandement militaire composé exclusivement de leurs Chefs d’Etats Major et que les soldats tchadiens eux viendront se placer sous ce commandement. Aucune autorité tchadienne n’a été impliquée dans ces démarches. Ce qui traduit clairement le mépris qu’ils ont vis-à-vis de nos hommes en treillis. Le Tchad n’a pas mis le feu au Mali. Seuls ceux qui l’ont fait ont habilité à l’éteindre.

Nous ne pouvons, à la rigueur, venir à la rescousse de nos frères Maliens que lorsqu’eux-mêmes en expriment le besoin de manière patriotique. L’armée malienne doit être dans ce cas au devant. Notre apport consistera à leur apprendre à pêcher le poisson et non à leur en donner car nous-mêmes c’est dans le malheur que nous a imposé la France que nous avons appris cette pêche. Au pire des cas, si l’armée malienne souhaite que nos forces interviennent de son côté lors de l’offensive, nous soutiendrons la position du président Deby de ne pas envoyer les troupes tchadiennes combattre sous la coupe de la CEDEAO. Mais plutôt que nos militaires interviennent dans le cadre d’une force internationale impliquant en premier plan ceux là qui ont créé ce trouble à savoir la France, les USA, la Grande Bretagne……

Pour finir, la CEDEAO a échoué dans sa gestion de la crise malienne et elle doit en prendre conscience. Elle doit cesser d’embrouiller, de diviser le peuple malien. La conférence des chefs d’Etat de cette institution doit cesser d’être une marionnette des occidentaux au détriment de nos nations. Elle doit cesser d’œuvrer pour créer un climat propice au pillage de nos ressources naturelles