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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Le ministron de la jeunesse et du sport Haykal Zakaria Ben Djibrine fut un vrai bourricot à l'école.
Très médiocre, Haykal avait toujours eu les notes les plus nuls de sa classe.
Beau gosse, narrateur des inepties, Haykal ne s'est jamais illustré en un eleve studieux, mais plutôt en un apprenant dissipé, férus de jeux et de bobards.
Après le collège, il s'inscrit au Lycée Technique Commercial oú il brille de sa terne médiocrité. Quintuplement il échoue au Baccalauréat entre 1992 et 1997. Oui il échoue 6 fois au bac mais lui, il reconnait 5 échecs. Du jamais vu! A défaut de réussite retentissant, l'âne du LTC se trouve une échappatoire et prend goût dans la mise en scène de sketchs pour sa classe, puis il fonde une troupe théâtrale dénommée Le Jeune Espoir. Chef de ce groupe de Yal-hileh ou Gosse du Quartier, une clique des ratés scolaires, Haykal Zakaria parcourt les écoles et les ciné-clubs pour présenter des sketch moyennant de menus-sous. Dans un Tchad des années 90, sans cinéma ni salles de production de 7e art, Haykal connait un début de succès de quartiers. Ses fans se limitent aux gosses collégiens sans ouverture sur l'extérieur.
En 1997, Haykal le médiocre rate pour la sixième fois le Bac mais se rattrappe à la seconde session et l'obtient dans des conditions douteuses car il a eu l'aide d'un agent de l'ANS qui lui glisse une fuite de l'épreuve de la comptabilité et du module de math-finance, sous le regard de ses collègues ahuris. Haykal encaisse l'aide frauduleuse en jouant une comédie qui n'a pas fait rire. Pour se disculper, il partage la fuite aux autres candidats qui se taisent. Malin, non?
Muni de ce parchemin frauduleux, Haykal va au Bénin et c'est la belle vie qui commence: femmes et alcool.
Au bout de 4 ans, il s'achete un BTS en gestion et finance dans un institut sans nom ni adresse de Cotonou. Ce qui lui permet d'intégrer LeFinancialBank grace à ses amis ou connaissances qui ont ri de ses scènes d'acteurs ratés. Là, le métier demande compétence et concentration, assiduité et secret professionnel, des valeurs qui échappent au logorrhéique Haikal. Il finit par venir en retard puis quitte la banque au rythme strict et infernal de boulot.
Il demande une mise en disponibilité et Haykal fait ce qu'il a toujours su faire: faire rire, faire le clown pour se rendre important. Et parfois la clownerie paie: Haykal devient plus ou moins célèbre.
Il crée le personnage d'Alkanto, rôle d'un sulfureux combattant analphabète, tantôt douanier, tantôt gendarme. Un personnage qui incarne un zaghawa analphabète et plein d'autorité, de maladresses ou d'abus. Ce personnage qui boite rendit Haykal intéressant mais surtout célèbre. Haykal se crut parvenu. Il fonde le Groupe Alkanto et enchaine les courts-métrages qu'il confond aux films holliwoodiens made in Tchad. Se prenant pour le grand artiste et grand cinéastes à défaut de vrais maitres du 7e art, Haykal récolte les retombées de son personnages boiteux d'Alkanto. Le nullard de l'école confond comédies de rue et cinématographie moderne.
De talentueux comme Issa Serge Coelio et autre génie du cinéma comme Mahamat Saleh Haroun éclipseront définitivement notre apprenti acteur de dimanche. D'ailleurs Haïkal n'a jamais connu un succès international, tant ses piètres performances sont patentes et sautent à l'oeil.
Alkanto ne fait plus rire car l'histoire scénique est pleine de mièvrerie et d'actes invraissrmblables. D'ailleurs Alkanto n'a fait jamais rire hors du Tchad car les séquences sont en arabe local, seule langue mieux maitrisée par notre nullité d'acteur qui déchire grammaire et conjuguaison françaises.
Alors Alkanto se sentit à l'étroit et se cherche, parcourt les bureaux de responsables, quémandent des sous, monte de faux-projets de films et demande des financements qu'il détourne pour ses gouts immodérés. Mais là encore les gens commencent à se corser: les bureaucrates lui tournent le dos, l'évitent à cause de ses demandes incessants.
Un ami de table à Moursal, autour d'un verre de gala, lui vend un projet de gain facile: créer un bureau de soutien au MPS. Haykal s'emballe, crée son tamtam et chante et danse MPS-Noukhalou.
Il mobilise ses parents nomades et chameliers autour de N'Djamena dont il utilise leur crédulité. Le pseudo-artiste devient peusdo-politicien.
Aux dernières élections, notre cancre fait le zèle. Le 08 aout dernier, investiture du président, il mobilise ses parents, les bergers arabes du charibaguirmi et les amenes jusqu'à la Place de la Nation avec leurs chameaux. Cela suffit pour être ministrable, comme veut l'actuel système de zèle et de m'as-tu-vu promis par les caciques du parti-État.
Par un truchement de l'Histoire médiocre du Tchad, le médiocre et sans aucun diplôme, accède au poste du Ministre de la jeunesse et du sport. Comble du ridicule mais non! c'est la poursuite de la comédie type Alkanto en version réelle. Un raté scolaire, portant un boubou trop grand d'artiste nul, distrayeur de cours de recré, mendiant de bureau et griot MPS, monte au piédestal d'un ministère et bonjour la médiocrité dans la superbe médiocratie tchadienne.
Le comédien fait jouer la comédie au Sport tchadien: Sao l'équipe nationale se fait battre par des déculottées successives et éliminées de tous les rendez-vous internationaux jusqu'en 2016. Haykal jubile et fête pour ces échecs et offre un maillot N10 à celui qui l'a nommé ministre, juste une manière de cacher ses insuffisances pourtant vues de tous, sauf de son maitre. Au départ pour les JO 2012, Haykal s'approprie des performances individuelles de la judokate tchadienne Carine Ngarlemdana et mobilise des fonds qu'il utilise à des fins personnelles et privées. Notre porte-drapeau reçoit, elle aussi, sa déculottée mémorable sous le regard du ministron-comédien-zélé-politicien. Score: 111 contre zéro pour la très médiocre représentante tchadienne au JO de Londres. Quelle nullité haykalienne de Carine!!!!!! Notre comédien porte ses costumes grises de déceptions et échecs prévus, déambulent sur les grandes avenues londoniennes avec femme et enfants. Que font ces derniers, femme et gosses, avec lui alors que notre ministron est en mission d'Etat? Comme fit le Vieux Khayar en amenant son fils non athlète aux JO de Sidney en Australie, Haikal use et abuse des moyens de l'Etat pour faire sortir les siens au soleil du tourisme d'affaire. C'est ainsi que font nos sots de responsables.
Quand nos dirigeants sont des fausseurs et usagers du faux et de la médiocrité, jusqu'à leurs diplômes du lycées ,le visage national ne tombe qu'à terre, face contre la boue de la honte devant les autres nations.
Décidément ces dernières années seuls les médiocres aux passés scolaires très douteux qui émergent du lot et administrent la masse combattive et travailleuse, aidés dans leurs desseins par le système politique en place.
Suffit-il de se proclamer sang et os du MPS et organiser des cérémonies d'adhésion ou de folklore d'appartenance politicienne pour mériter un poste? Hélas, c 'est cela au Tchad!

Note: cet article n'attaque pas Haykal en tant qu'individu mais en sa qualité de personnage publique, ministre de notre république dont le passé intéresse le public car il gère nos deniers!!!

Haroun Asseif
Correspondant particulier