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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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M.Youssouf Saleh Abbas,désormais
ex-Premier ministre: a-t-il démissionné
ou été destitué?

Toute personne saine  ne peut supporter les caprices et les injonctions de tous bords de travailler  aux côtés d’Idriss Deby ou de composer avec lui  dans l’intérêt suprême de la nation tchadienne.


A partir de ce constat, il apparaît évident pour tout observateur de la vie politique tchadienne de déduire qu’accepter d’être le Premier ministre du régime Deby, revient à pactiser avec un homme pénible dans ses rapports humains, sociaux et professionnels, c’est aussi emprunter la voie de la compromission que du compromis.


La destitution ou la démission ce vendredi de M.Youssouf Saleh Abbas, corrobore à juste titre les analyses avancées ici et là par les journalistes de la presse écrite et ceux qui animent de sites Internet tchadiens, lesquels, ont à l’unanimité prévu l’éventuel départ du chef du Gouvernement tchadien, secoué par de nombreux scandales financiers et autres remous sociaux depuis sa nomination comme Premier ministre.


M.Youssouf Saleh Abbas propulsé à la tête du Gouvernement à la suite des événements malheureux de Ndjaména de février 2008, doit sa nomination de Premier ministre, du fait de son appartenance géographique à la région où est issu le Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont la disparition a soulevé l’indignation au niveau national et planétaire et que pour Idriss Deby, seul le signe d’un apaisement dans les milieux ouaddaiens, viendrait de la désignation d’un des leurs comme Chef du  Gouvernement après  la période d’accalmie.


Mais en réalité, nombreux sont ceux qui ont soutenu que M. Youssouf Saleh Abbas ne dispose  aucune  assise politique suffisante pour tenir longtemps devant Idriss Deby qui a consommé à son actif depuis son avènement au pouvoir en 1990,  plus de 15 Premiers ministres nommés puis jetés après avoir été utilisés comme de l’orange pressée.


Sous ce régime actuel, que vous soyez politique ou technocrate et issu des grandes écoles, vous échouerez dans votre mission étant donné que seule la volonté d’Idriss Deby qui compte le plus.


C’est pourquoi, nous avons toujours affirmé avec force qu’il est pratiquement un défi à quiconque d’évoluer avec Idriss Deby et de faire avec lui un  travail en synergie  pour  avancer les choses, car nous nous trouvons dans un terrain politique marécageux en face d’un homme devenu facteur bloquant de l’essor sociopolitique du pays.


La désignation d’Emmanuel Nadingar, issu de la région de Bébédja, et membre du parti au pouvoir à la place de Youssouf Saleh signifie clairement que l’on continue à faire du surplace.


Mais qui est Emmanuel Nadingar ?


Selon nos informations, ce monsieur qui a émergé sur la scène politique tchadienne avec l’avènement du projet pétrolier en 2003, est à la base de la diabolisation au plan national et international du député de l’opposition démocratique notamment M. Ngarléjy Yorongar.


M. Emmanuel Nadingar aurait mobilisé les ressortissants de sa région pour leur signifier de ne pas suivre Ngarléjy Yorongar, en usant des propos propres d’un ostracisme à l’encontre du fédéraliste à l’époque opposé à l’extraction du pétrole tchadien dans des conditions jugées non orthodoxes et qui ne garantissent les  droits socio-économiques,culturels et environnementaux  des populations locales.


Pour votre information, une simple bourse d’études pour la Tunisie a été octroyée en 2004, au petit frère d’Emmanuel Nadingar, aurait suffit  comme récompense et quelques postes de ministres en faveur de l’actuel Premier ministre.


Hier à la Télé Tchad, on a vu éclater de joie les parents d’Emmanuel Nadingar, venus congratuler un des leurs pour sa consécration à la tête du Gouvernement.


Nous leur disons simplement de ne pas trop pavoiser avec Idriss Deby et de modérer leur enthousiasme car avec ce dernier rien n’est garanti et éternel.


Quant à Youssouf Saleh Abbas, il est désormais un homme seul et Ndjaména, lui deviendrait de plus en plus invivable d’où le départ probable vers la France, son pays d’exil, il y a à peine quelques années.


A suivre…………………..


Makaila Nguebla