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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Au Tchad, 48heures déjà, après la proclamation officielle des résultats de la présidentielle du 25 avril dernier, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui déclare dés le 1er tour, Idriss Deby réélu avec un score

falsifié et tronqué de 88.66%, l’indifférence sur l’ensemble du territoire national, est générale.

Le 25 avril dernier, par une abstention massive, les électeurs tchadiens ont  refusé d’aller  voter, pour  exprimer autrement leur lassitude,  protestation et  désaveu à  l’endroit du régime en place.

 

Mais hélas,  la CENI, acquise totalement à la cause du pouvoir, est allée de travers, pour livrer des résultats qui ne reflètent pas réellement le suffrage du peuple tchadien dont la voix ne compte pas pour ce régime.

 

Pour les observateurs sérieux qui ont supervisé cette consultation électorale au Tchad, les résultats de la CENI, sont une infraction gravissime aux règles basiques de la  démocratie.

 

A quoi sert d’organiser au Tchad un scrutin où les résultats rappellent les pratiques  des régimes d’exceptions qui se maintiennent contre le gré de leurs peuples ?

Idriss Deby s’est fait réélire et rempile pour un mandat douloureux  de cinq (5) ans pour les populations tchadiennes au bout du rouleau depuis 21 ans de règne éprouvants.

 

Néanmoins, il y a de souligner une chose, la position circonspecte de l’allié français, qui, traditionnellement, est le tout premier à certifier et valider en Afrique, les élections tronquées des dirigeants véreux et corrompus.

 

Cette fois-ci, il nous est permis de constater que la France est restée muette  tout au long du processus électoral au Tchad. Car, on n’a pas entendu les officiels français s’exprimer ni sur le déroulement de la présidentielle ni sur la proclamation des résultats. Ce silence transparaît une certaine précaution de la France officielle.

 

Il faut aussi ajouter, la prudence de l’Union Africaine et de l’Union européenne, partenaires  nébuleux du pouvoir d’Idriss Deby.

 

Cette attitude pondérée et hésitante de l’ensemble de la communauté internationale sur la présidentielle au Tchad, doit être traduite en terme de méfiance vis-à-vis d’un régime qui a habitué l’opinion publique par des mensonges et  des faits irrationnels.

 

En 21 ans, le pouvoir d’Idriss Deby,  doit sa pérennité à une générosité et une complicité internationale qui ont porté préjudice au peuple tchadien.

Aujourd’hui et demain,  ça bouge ici et là, un peu partout à un rythme accéléré que nul ne peut maîtriser.

 

Il est temps que les uns et les autres fassent amende honorable pour demander pardon aux  populations tchadiennes les aider à  sortir du calvaire actuel afin de  vivre dans un univers de totale liberté, de justice sociale, d’égalité de chance et du respect des droits de l’homme.

 

Makaila Nguebla