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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Toute honte bue, Idriss Deby s’est félicité et a félicité, son homologue sénégalais, Macky Sall sur l’interpellation dimanche de, Hissein Habré avec lequel, il a partagé la gestion du pays de 1982 à 1989, avant d’entrer en rébellion et revenir une année, pour le chasser du pouvoir.

Pour les observateurs tchadiens et étrangers éclairés par les méthodes répressives du pouvoir en place, incarnée, par Idriss Deby,  il ne fait l’ombre d’aucun doute, que l’actuel chef de l’Etat tchadien ne peut soustraire sa responsabilité ou se disculper dans l’affaire dite de Hissein Habré.

En effet, il nous est permis de constater que cela fait 23 ans, que Habré n’est plus au pouvoir au Tchad, mais, malheureusement, les arrestations et détentions illégales, continuent, les assassinats ciblés et extra-judicaires se poursuivent, les enlèvements d’opposants, des journalistes , des responsables syndicaux et des  citoyens anonymes sont légions dans le pays.

Depuis son avènement au pouvoir  le 1er décembre 1190, Idriss Deby enregiste à son passif humanitaire une série d’éliminations d’hommes politiques, militaires  et opérateurs économiques à l’instar de :  Bisso Mamadou, Bichara Digui, Abbas Koty, Maldom Bada Abbas sans oublier des  militants des droits de l’homme comme, Me Joseph Behidi, et bien d’autres.

A cela vient s’y greffer, Les extraditions d’opposants à l’étranger vers le Tchad où ils disparaissent dés leurs descentes d’avion.

Ainsi, on peut citer ente autres ; des groupes ethniques tchadiens dont il a réprimé dans le sang, notamment, les communauté «  Hadjaraï », en 1991, «  Ouaddaiens », lors des évènements du 8 août 1993  avec la mort du chef religieux  et emblématique Faki Ali,  « Sara » entre 1995 à 1998 et  Les «  Tamas »  de 2000 à 2006.

En 2008, le Pr Ibni Oumar Mahamat, le député Ngarléjy Yorongar et l’ancien Président Lol Mahamat Choua, ont été enlevés de leurs domiciles par des éléments de la garde présidentielle tchadienne d’Idriss Deby.

Si le député Ngarléjy Yorongar et le Président Lol Mahamat Choua, ont survécu, il n’en est pas le cas du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, tué , après son interpellation.

La justice tchadienne peine depuis quatre (4), à faire la lumière sur la disparition du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh et  d’autres celle d’autres citoyens tchadiens qui ne sont plus de ce monde .

La situation des violations des droits de l’homme, n’a jamais connu la moindre amélioration sous Idriss Deby. Il est  à l’origine même des faits graves qui engagent sa responsabilité entière  à l’encontre de son peuple.

Au Tchad, l’impunité est gérée et entretenue par Idriss Deby personnellement, car, aucun membre de sa famille ne répond aux convocations des autorités judiciaires et policières.

Comment peut-on croire aux propos fallacieux et flatteurs d’Idriss Deby qui essaie, de séduire, les organisations des droits de l’homme locales et internationales, déjà,  suffisamment informées sur la nature que représente  l’image obscurcie de son règne politique, durant 23 ans,  sans alternance démocratie et dans la répression sanglante au Tchad ?

Aujourd’hui, si on peut affirmer que, si  le procès Habré s’inscrit dans la droite ligne d’une démarche, souhaitée par l’ensemble de la communauté internationale dans sa lutte contre l’impunité en Afrique, il offre l’opportunité en faveur d’un regard croisé de l’opinion publique sur la question des violations de l’homme perpétuelles et sans arrêt au Tchad.

Le peuple tchadien espère bien que la communauté internationale si soucieuse de préserver la dignité humaine, ne l’abandonnera pas seul contre son actuel bourreau : Idriss Deby !

 

La rédaction du blog de makaila