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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

3ca7753a-a577-11df-9b84-c60070f1476f.jpgAu cours d’un point de presse tenu ce mercredi à Ndjaména en présence d’un parterre des journalistes locaux et étrangers  à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance du Tchad,  Idriss Deby n’est pas allé  du dos de la cuillère pour annoncer à la surprise générale de l’opinion nationale et internationale, son souhait ardent pour le départ de son pays des troupes françaises basées sur le sol tchadien depuis 1986.

Selon Idriss Deby, le Tchad et la France  s’acheminent vers une révision de l’accord de siége de l’opération Epervier présente sur son sol. Il  le dit : « "Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad »

De l’ingratitude à l’égard de son alliée historique qu’est la  France,  Idriss Deby, l’exprime :   « Cela fait 20 ans (1986) qu'Epervier existe et il ne joue plus son rôle, à part quelques soins donnés aux malades et un appui logistique en cas d'agression quelque part".

EFT_BET2-LeTchad-Chad-.jpgPourtant, nul n’est sans savoir qu’Idriss Deby doit son pouvoir depuis 1990 à nos jours à la France qui le maintient contre la volonté de son peuple en dépit de plusieurs coups causés au processus démocratique paralysé au Tchad.

Il  soutient aujourd’hui,  qu’il n’existe aucun accord militaire qui lie la France au Tchad et  l’argumente :  "Nous allons revoir l'accord de siège, puisqu'il n'existe pas un accord: la France ne paye rien au Tchad à part quelques marchandises qui entrent sous douanes. Si la France veut rester au Tchad et utiliser ses avions, entraîner ses hommes, il y a un coût à payer et l'accord de siège permettra de clarifier ce que la France doit payer au Tchad.

Le départ de la France souhaité 

Idriss Deby favorable au départ de l’armée française du Tchad : "Autrement dit, si la France dit qu'elle n'a pas de moyens pour payer et qu'elle veut partir, nous garderons les meilleures relations possibles mais nous n'empêcherons pas Epervier de partir".

Les intérêts du Tchad défendus et l’amitié franco-tchadienne gardée.

Pour Idriss Deby les intérêts de son pays doivent être préservés et l’amitié franco-tchadienne gardée au cas Paris quitte. Il le dit en ces termes : "Nous allons jouer à fond les intérêts du Tchad tout en gardant l'amitié avec la France".

L’accord de défense avec la France nié 50 ans après  face à l’orgueil d’une hypothétique  « souveraineté  nationale »

Quelle turpitude et ironie du dirigeant tchadien ?

Après avoir bénéficié du soutien multiforme des politiques français et de l’armée française pour conserver son pouvoir face aux menaces des rébellions tchadiennes et des contestations politiques internes, Idriss Deby nie les bienfaits et les avantages que les militaires  français ont procuré en vingt (20)  ans de règne sans partage à son pouvoir chancelant et oscillant.

Il déclare : « Nous n'avons pas un accord de défense avec la France. Et la présence actuelle d'Epervier n'a rien à voir avec notre indépendance et notre souveraineté" a poursuivi Deby. "Epervier n'est pas ici pour aider ou soutenir un gouvernement ou un régime".

Nous estimons que ce sont là, les délires, l’excès de confiance, les déraillements et les défaillances politiques d’un régime aux abois qui tend vers la fin de son déclin.

Ces déclarations émotionnelles d’Idriss Deby, nous rappellent les propos tenus par les précédents dirigeants tchadiens tous despotiques qui ont régné sur le pays en maîtres absolus au lieu des dirigeants éclairés.

Nous nous réjouissons de ce début de clash entre Ndjaména et Paris où entre Deby et Sarkozy.

Le peuple tchadien dans son ensemble suit avec un intérêt particulier l’évolution de la situation en termes de dégradation éventuelles des relations politiques, diplomatiques et militaires entre le régime tyrannique d’Idriss Deby et ses alliés français. Il assumera seul les conséquences de ses prises de décisions intempestives.

Nous disons simplement que c’est le commencent d’une véritable rupture des rapports entre le général président et la France.

Quelle sera la réaction de Kouchner qui plaide souvent en faveur du régime d’Idriss Deby ?

Que va faire la France sans le Tchad ?

Que deviendra Deby sans la France ?

Makaila Nguebla