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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Idriss Deby a passé partiquement tout le mois de ramadan à Am-djarass, une bourgade à l’est du Tchad,  y est resté pour célébrer la fête de l’Aïd Fitr et prier à la mosquée de ladite localité qui porte son propre nom.

Pour les observateurs les plus éclairés  de la vie politique tchadienne, le choix d’Am-djarass n’est fortuit et rappelle à la mémoire collective, la velléité ainsi que la volonté de plus en plus affichées et exprimées d’Idriss Deby de mimer Mobutu Seseko Wakabamba qui a hissé sa ville historique de Badolité, en un lieu de pèlerinage.

Tous les dignitaires et les thuriféraires du régime, en passant par les notables religieux ont fait le déplacement d’Am-djarass pour témoigner de leurs dévotions et actes d’allégeance au dirigeant tchadien, par hypocrisie bien sûr ; lorsque l’on sait parfaitement l’impopularité du pouvoir en place.

Nous sommes dans un contexte sociopolitique tchadien très étroit, difficile et complètement chamboulé par la misère, la famine, l’extrême pauvreté des populations  ayant contraint les responsables civils comme militaires de l’administration  publique et privée,  à se prosterner devant le pouvoir pour assurer voire garantir la survie et le quotidien des leurs dans un environnement pollué par les bassesses et la soumission.

Toutes les déviances autocratiques sont permises au pouvoir en place de régner avec quiétude, sans se heurter à une quelconque résistance populaire des forces de contestations sociopolitiques quasi-absentes sinon étouffées.

Comment expliquer alors que pendant un mois d’absence de Ndjaména, aucune voix discordante de l’opposition politique ou de sensibilité sociale n’a osé inquiéter le sommeil tranquille  à Am-djarass du dirigeant tchadien dans sa « bulle », à l’est du Tchad ?

Le déficit d’une culture politique citoyenne à grande échelle des populations, justifie nettement l’indifférence des Tchadiens à se prononcer ou à se poser la question sur l’avenir et le devenir de leur pays qui s’enfonce lamentablement vers des horizons incertains.

Les partenaires étrangers du Tchad, généralement alliés du régime en place, encouragent l’abîme du pays sous le vocable d’une « prétendue  stabilité politique sous Idriss Deby », un terme  « cynique », selon un opposant tchadien en exil en France.

Tous ceux qui aiment le Tchad et les Tchadiens, doivent sortir de leur appréciation subjective des réalités sociopolitiques actuelles pour décourager et douter Idriss Deby dans sa démarche d’initier et de convertir le pays aux pratiques monarchiques.

Aussi, convient-t-il de souligner qu’il revienne aux populations tchadiennes, elles-mêmes de faire preuve de cohésion sociale pour empêcher toute tendance hégémonique et la primauté clanique du régime en place sur elles. Sans une telle prise de conscience nationale, rien ne peut s’effectuer qui puisse obstruer Idriss Deby dans ses tentations occultes de faire du Tchad, un Etat réduit à sa volonté de diriger comme il l’entend.

Aux Tchadiens de dire STOP à l’arbitraire, au népotisme, à la gabegie, aux clientélismes érigés en système des promotions sociales et administratives à la place des mérites.

Makaila Nguebla