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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

A l’ère d’Internet et de toutes les autres technologies de l’information et de la communication, les sites web sont des éléments cardinaux dans la communication d’une entreprise (publique ou privée), d’un Etat, ou de toute autre organisation. D’où l’importance et la nécessité d’éradiquer toutes erreurs et tout amateurisme sur des sites aussi importants que ceux des Institutions étatiques, encore plus la Présidence de la République. Or, sur le portail de la Présidence du Tchad, on remarque une rubrique « Première Dame ». Cela est complètement aberrant, je vous mets au défi de me trouver un seul site, d’une Présidence de la République au monde où figure une telle rubrique. Vous n’en trouverez pas.
Pourquoi ne trouveriez-vous pas un tel encart sur d’autres sites web présidentiels ?
Les raisons sont objectives : être une Première Dame n’est pas une fonction étatique, elle n’existe d’ailleurs pas dans la Constitution. En tant qu’épouses des Chefs d’Etat, les Premières Dames ont pour rôle primordial de soutenir leurs époux dans leurs tâches, mais dans la discrétion et sans arrogance. C’est le moment de rappeler à Hinda que les Tchadiens ne l’ont pas élue.
Son entourage raconte que Hinda est une femme très instinctive qui ne lésine sur aucun moyen pour arriver à ses fins. Elle peut aller jusqu’à corrompre/soudoyer et en cas de besoin menacer pour assouvir sa soif de pouvoir et de mégalomanie. Selon plusieurs personnes qui l’ont côtoyée, elle n’hésite pas à dire par exemple : « akourbouni ana bess adil, fi Tchad da chokhol kane goulta ma yabga da, ma yabga », ou encore « inti da lissak mine nasse al ma yarfou kadar Tchad fi idéni ! ». Une façon à peine voilée de faire comprendre à ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, que le vrai pouvoir au Tchad, c’est elle.
Sauf que cela, les Tchadiens l’ont compris depuis longtemps et ils ont aussi compris autre chose. Maintenant, elle a beau se tuer à dire que le Président ne peut rien lui refuser et ne peut rien faire sans elle, les gens savent que ce sont surtout ses manigances de dessous de table, sa corruption, ses menaces et ses coups bas qui lui permettent d’arriver à ses fins :
-          Mensonges et histoires montées de toutes pièces contre les gens, surtout des accusations d’ordre politique car elle sait que leurs effets seront immédiats.
-          La mise sur écoute téléphonique des tchadiens, avec la complicité de certains agents des opérateurs de téléphonie au Tchad. Aussi, pourquoi pensez-vous qu’elle a placé son frère à l’Office Tchadien de Régulation des Télécommunications (OTRT) ?
-          Sa main mise sur les institutions et organisations stratégiques du Tchad. L’ONRTV, la Présidence de la République, la Primature, certains ministères, etc, sont infestés de ses « pions » et « espions » qui ne reculent devant rien pour lui obtenir ce qu’elle veut. Le comble du ridicule a été ce message de condoléance lu à la télé lors du décès du premier ministre éthiopien, juste après le message du Chef de l’Etat, et signé « Hinda Déby Itno ». Que font la « DGCOM » de la Présidence, la rédaction de la télé du Tchad… pour laisser une telle absurdité passer à la télé ? Le Tchad aurait-il 2 Présidents ?!
Restons dans cet exemple des médias publics tchadiens. Même si Hinda s’est beaucoup impliquée dans la modernisation de ces derniers (il parait que c’est même elle qui a choisi l’emblème de la télévision du Tchad…), on ne doit pas la laisser s’ingérer dans les activités de ces organes très importants dans l’image que reflète un pays, surtout à l’extérieur. La Première Dame a placé son bouffon de service Hassan Silla Bakary à la tête du Ministère de la communication pour mieux interférer dans les actions des organes de presse et notamment la Télé Tchad. Elle raconte que son Président de mari ne rate pas un seul journal télévisé (surtout en français) de la chaine publique. Donc, Hinda doit vérifier tout ce qui va être diffusé (grâce à ses « djassouss » qu’elle a placés un peu partout comme déjà dit) et modifier ou empêcher au besoin la diffusion de certaines images. Il ne fait par exemple pas bon être « JIB » (jeune, intelligent(e) et beau/belle) sur les ondes de la télévision tchadienne. Elle fait la même chose sur le site de la Présidence de la République et à des endroits que les gens  n’imaginent même pas.
Les manipulations honteuses et la mégalomanie de Hinda dépassent la sphère des organes de presse publics et des Institutions tchadiennes. Beaucoup d’exemples le prouvent :
-          Dans les couloirs des organisations internationales présentes dans le pays, les ONG et autres agences de l’ONU, on raconte que la Première Dame les harcèle pour parrainer leurs activités (télévisuelles surtout) et pour recevoir leurs responsables en audience. Histoire de passer à la télévision et de montrer qu’elle travaille. Un journal tv où elle n’apparait pas et ou on ne fait pas référence à elle, etc, et Hinda dort mal. Aussi, elle cède facilement à la menace contre ces organisations (monter le pouvoir contre elles) lorsqu’elles refusent de céder à ses caprices. L’un des leurs chuchotera même ceci : « ce que la Première Dame veut, Dieu le veut ! Les gens doivent craindre son pouvoir de destruction car elle peut aller très loin sans que rien ne l’arrête ! ».
 
-          La Première Dame obtient aussi des fonds au nom d’œuvres de charité auxquelles elle ne donne que des miettes de l’argent débloqué.
 
-          Le titre de son livre qu’elle prétend avoir écrit en 2008, « La Main sur le Cœur » montre bien la folie des grandeurs de cette femme, qui se fait passer pour une âme charitable. Qui est-elle et qu’a-t-elle fait pour écrire un livre ?   Le Président du Tchad lui-même n’a pas encore fait cela. La Première Dame oublie que les tchadiens n’ont aucune obligation de reconnaissance envers elle parce qu’elle n’a joué aucun rôle dans la libération du Tchad en 1990. Elle doit aussi comprendre que les tchadiens ne sont pas ses sujets, parce que quand vous écoutez ce qu’elle dit parfois, c’est à se  demander si on est vraiment à une époque moderne et si Hinda n’a pas une perception erronée et dépassée de son rôle.
  
-          Hinda offre de l’argent à des associations et les oblige à lui décerner des prix en retour. Exemple le plus proche, en l’espace de quelques mois, c’est la deuxième fois qu’elle est en couverture du Magazine Princesses où on peut lire « La fierté de tout un peuple ». De quel peuple parle Hinda (parce que c’est elle qui donne les titres) ? Si seulement elle savait ce qui se raconte sur elle dans la ville… Beaucoup vont jusqu’à faire le parallèle avec la femme portant le prénom Hinda dans l’histoire de l’islam. Une femme haineuse qui est allée jusqu’à éventrer le cadavre de Hamza (oncle de Mahamat) en lui arrachant le cœur de ses propres mains, en mâcha un morceau et le recracha. Les tchadiens en ont gros sur le cœur, car même pour donner quelques sacs de riz, des nattes, moustiquaires… bref, des choses qui ne coutent rien du tout sur le marché, il faut qu’elle amène la télé, qu’elle exhibe les bénéficiaires qui sont sommés de dire du bien d’elle et de faire son éloge, pour cette goutte d’eau dans la mer. Alors que de simples anonymes, souvent moins riches qu’elle, donnent tous le temps beaucoup plus sans jamais appeler la télé.
 
-          On arrête là mais la liste est encore longue…
Plusieurs Premières Dames ont précédé Hinda au Tchad, mais aucune n’a autant rabaissé ce titre, parce que ce sont des femmes respectables, de bonne éducation et de bonne moralité. Cette femme a causé beaucoup de mal autour d’elle, autour de son Président de mari aveuglé par son amour pour elle, et dans la bonne marche de l’Etat tchadien. Mais les yeux commencent à s’ouvrir et les langues à se délier sur elle et ses gangsters. Elle a été mise à l’écart dans l’organisation du 5ième congrès du MPS et le choix des dirigeants et membres des bureaux. La preuve, 10 femmes ont été retenues, ce qui n’a pas du plaire à Hinda, l’ennemie des femmes de N’djaména en général et celle du MPS en particulier. Les masques de la Première dame du Tchad et de ses hommes à tout faire (issus parfois du cercle le plus proche du Président) commencent à tomber et bientôt « La Main sur la Tête ».