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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

ASSILECK

La donne de l’opposition politico-militaire tchadienne au Soudan.

Faillite d’une gestion auto personnalisée.

 

La chose fut évoquée depuis des lustres sans que ceux qui pensaient être les chantres de l’optique armée n’en décident autrement. L’opposition politico militaire a été après son apogée le plus objectif, une espèce de camorra qui servaient à certains de paraitre, exister et vivre des subsides qui devaient servir à valider l’esprit de la lutte. Beaucoup se sont senti arriver, d’autres investis d’une aura particulière jusqu’à annihiler l’amour du changement.

 

Nous y voilà, bougre d’espèce à voltiger tels des cambrés en effervescence, face à la dérive de l’abstrait. Le facteur division, les intolérances d’esprit et de pensée, les diatribes et les calomnies ont cédé la place aux vrais problèmes.

 

Sommes-nous en lutte pour un changement réel au Tchad, ou sommes-nous simplement un mécanisme de routine pour aller s’empiffrer aux dividendes ?

 

La question reste béante, mais le constat observé laisse penser que le vide de sens dans lequel toute une jeunesse fut embarquée s’explique par une hérésie que tous les responsables de l’opposition politico-militaire doivent en tirer les conséquences.

 

Le tchadien de basse culture admet difficilement l’esprit de la critique. C’est toujours l’autre qui a failli, l’autre a tort, mais jamais soi-même.

 

S’il y’a échec, ce sera l’œuvre de tout le monde, car chacun des acteurs avait contribué à installer le facteur de la division. On s’entoure des épiphénomènes en margilisant les cadres compétents. Les assises sont faites sur une base tribale et non consensuelle, jusqu’à décourager les âmes bénévoles et les militants les plus avertis. Beaucoup semble jouer sur des emphases, allant jusqu’à méconnaitre l’œuvre des cyberdissidents qui avait contribué à gommer les carences des gestions auto personnalisées que certains individus avaient accomplies.

 

Aujourd’hui, nous sommes à l’aurore d’une situation qui s’avère fatale pour l’ensemble de l’opposition armée en exil au Soudan. Le contexte actuel qui ne prélude rien de constant n’est pas appréciable et tend à détruire tout ce qui demeure comme adversité face au régime despotique d’Idriss Deby Itno.

 

Les Soudanais ont déjà établi le deadline pouvant porter l’estocade finale. De tout bord, tous les acteurs adossés à la lutte armée avaient prédit qu’il faudrait délocaliser la lutte en quittant le Soudan. Mais les abreuvés des PGA et autres diadèmes ralentissaient toute union et toute mesure.

 

Il fallait réagir déjà quand les forces furent éloignées des postes aux frontières et à l’intérieur du Tchad. Il faudrait que la mise puisse être faite sans attendre la colique du présent. Mais, sans méthodes de pensée l’étouffement fut fait sans qu’aucun des leaders ne pipe mot. La situation actuelle tend à affaiblir toute résistance au régime de N’djamèna.

 

Effet Khalil Ibrahim aidant, le Soudan veut sacrifier l’opposition tchadienne sous l’autel de la réciprocité. Les Soudanais ont un plan, concocté depuis belle lurette avec les sbires de l’espèce Debyfole. S’il est question de faire sauter Mahamat Nouri et Timan Erdimi, ceux-là ne sont que des fusibles apparents que le régime de N’djamèna ne veuille voir, car intrangisants et aux conditions pertinentes. Nouri et Timan doivent quitter le territoire soudanais. À leurs yeux les autres vont finir par être ramassé par la cohorte du médiateur Abderhaman Moussa et l’Ambassadeur du Tchad au Soudan, père de Hinda Deby Itno. Tout le monde doit être désarmé fatalement.

 

Qu’on veuille par cette attelle faire disparaitre des fondamentaux auxquels moult idéaux s’y trouvent attachés est tolérable, car les Soudanais n’y voient que leurs intérêts. Et comme disait un observateur avisé, que pourra-t-on leur reprocher, tant leur support fut immense, mais que les nôtres ont été faillibles, égoïstes parcimonies.

L’heure est grave, car l’opposition politico-militaire risque d’être décapitée. L’heure est grave, car il faut un sursaut de taille à aller casser l’étau.

 

Nouri, Timan, Adouma, Aboud, Guinassou, Tollimi, Adoum Yacoub, Acheikh Ibn Oumar, Capitaine Ismaël, Albissaty, Gaddaye, Assali, Bori, Koulamallah, la liste est longue et que ceux qui s’en trouvent omis m’en excuse.

 

C’est en faisant l’œuvre d’un bloc uni face à l’adversité que l’opposition armée pourra se dégager de l’enfermement actuel et rehausser l’espoir d’une autre dynamique…

Sinon, le foisonnement de l’esprit de la lutte sera conséquent pour ceux qui avaient pensé être Dieu sans avoir l’étoffe de sa vertu.

 

Assileck Halata Mahamat.