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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

GAYAPLEISEID
M.Gaya - Ple Seïd
Ancienne gloire de l'athlétisme
tchadien, aujourd'hui, exilé
politique.

Les grosses erreurs du Mouvement Patriotique du Salut ( MPS ) aux années 90.

( Si j’étais Idriss Deby Itno, je démissionnais de la scène politique tchadienne.)

 

Notre article sur la situation socio-politique du Tchad qui relève certes, d’un sentiment amer de certaines réalités des évéments que nous éprouvons ici en tant que tchadiens. Ces tristes réalités sont les vicissitudes que vit le peuple tchadien et exposé à toutes les intempéries de la nature et condamné à vivre ainsi.

 

Le 1ère avril 1989, Idriss Déby, Hassane Djamous, Brahim Itno et Abbas Koty ont pris la clef des champs après un coup d’Etat déjoué. Ce coup d’Etat allait avoir lieu au stade de la Concorde actuel Stade Idriss Mahamat Ouya de N’Djamena pendant la cloture de la semaine nationale des sports. C’était le jour où nous courons la finale de 1500 m avec beaucoup d’autres athlètes venaient de toutes les provinces du Tchad. Comme le coup d’Etat est déjoué, dans leur fuite éperdue, Brahim Itno est apréhendé et tué par les forces de l’ordre d’Habré. Cela se produit juste à rentrée de la ville de Bitkine sous-préfecture du Guéra. Les autres compagnons ont réfus au Soudan.

 

En effet le régime de la troixième République au nom de la lutte contre l’expansionnisme libyen a endeillé de milliers de familles tchadiennes par des arrestations massives, des détentions secretes et des exécutions extrajudiciaires.

 

Les rébelles à la tête Idriss Déby et Maldoum Bada, après avoir réunir toutes les conditions nécessaires pour faire la guerre, l’offensive était lancée en direction de N’Djamena. Lors de leur premier attaque, le feu Hassane Djamous est fait prisonnier et moura plutard des suites de ses bléssures à N’Djamena devant Habré.

 

Le 1 ère Décembre 1990, les mousquetaires de Baminda ont récu à bonter hors du Tchad l’homme fort du 7 juin 1982 ( Hissein Habré) Un peu partout sur l’ensemble du territoire national, joie et désolation s’entremêlaient puisque le nouveau l’homme fort du Tchad n’est pas un inconnu de la scène politique tchadienne. L’espoir de beaucoup de tchadiens ne résidait que dans le nouveau contexte ( DEMOCRATIE ) qui mettrait peut-être des bornes à son pouvoir. Effectivement le discours miellé de Déby du 04 Décembre 1990 l’avait prouvé. Il a promis au peuple tchadien un cadeau du MPS qui n’est «  ni or, ni argent, la liberté rien que la liberté... plus de prison politique, plus d’écoute téléphone. »


Il faut noté ici en passant que la victoire du Mouvement Patriotique du Salut ( MPS) s’inscrivait dans un contexte global de changement de l’environnement international et de l’affirmation des aspirations des tchadiens pour la paix et la justice. Les populations tchadiennes longtemps meurtriers par des décennies de régimes dictatoriaux se sont donc mises à espèrer que le renversement du régime du Président Habré ouvrait pour leurs condition de vie une nouvelle ère d’espérance.


Ces espoirs ont été renforcés par les engagements solennels pris par les dirigeants du MPS. C’est au contraire, l’inverse qui va se produit très rapidement dans tout le pays. Cependant les espoirs des opinions nationales et internationales seront décu du fait que l’écart s’est creusé entre la parole d’homme donnée et les actes. Le nouveau régime s’est rapidement doté d’un système très perfectionné pour liquider la population tchadienne : non pas d’arrestations ni de prison. L’individu ciblé est soit abattu sans vergogne, soit écrasé par un véhicule dans la circulation. Les causes de ces morts toujours attribuées à des éléments incontrôlés ou aux membres de l’ancien régime d’Habré. Mais la vérité ne tardera pas à se démasquer dans les temps.


Sur l’échiquier politique, la belle cohésion qui avait uni les mouquetaires de Baminda a commencé par déraper dès leur arrivée au pouvoir ; car certains leaders ne trouvaient pas leur compte juste dans le partage des responsabilités. Dès lors, l’aile zaghawa a placé partout des traquenards afin d’éliminer les autres composants du MPS de l’arène politique.


Quelques semaines seulement après le discours du Colonel Deby sur «  ni or, ni l’argent mais la liberté », à la surprise générale, après la dissolution de la police secretes ( Direction de la Documentation et de la Sécurité ) et la liberation des prisonniers politiques, les délillusions vont commencer. Le nouveau maître du régime va étaler devant tout le monde sa véritable nature et les objectifs des vrais nouveaux maîtres du pays qui n’auront que mépris et arrogance pour les autres tchadiens. C’était ainsi que le pays tomba très vite dans la peur et la terreur.

L’insécurité est déclenchée, réduite ou relancée selon la situation et les échéances politiques ; les auteurs sont connus de la Présidence et la plupard des crimes sont exécutés sur ses ordres, ces auteurs ne sont nullement inquiétés, mieux encore, ils trouvent refuge au palais présidentiel une fois leurs forfaits accomplis. Alors qu’Idriss Déby, lui-même qualifie ses propres troupes armées de bandes incontrôlées et leur exactions sont appelées «  BAVURES » :

-         des vols à mains armés de motos, de véhicules, d’argent et d’autres biens matériels des pauvres citoyens tchadiens ;

-         des rackets et pillages de citadiens comme des ruraux ;

-         des fraudes douanières organisées par les hautes autorités de l’Etat au vu et au su de la Présidence, qui y trouve son compte dans cette affaire.


Quand ils sont arrêtés, les meurtriers et les voleurs réussissent toujours à s’évader avec la complicité des chefs de leur clan qui appartiennent à la Garde Républicaine ( GR ) et aux cercles dirigeant de la présidence, appelés les intouchables.


Les services réguliers de la police, des douanes, de la gendarmerie sont intentionnement
mis à l’écart par un sous-équipement et une désorganisation complète.

 

Le malheur commence dès le mois de Décembre 1990 :

-         décembre 1990, assassinat d’officiers de l’ANT et de civils dans une pharmacie à Chagoua ( N’Djamena )

-         février 1991, en réponse à une marche pacifique des étudiants de l’université du Tchad à époque soutenus par les éléves réclamant leurs bourses ( 23.500 Fcfa) des éléves et des étudiants sont bléssés ou tués ; ils sont pourchassés et traqués dans les rues de la capitale, à leurs domiciles par les forces de l’ordre.

-         Juin 1991, des officiers et des sous-officiers sont arrêtés et détenus dans une prison souterraine pour avoir rédiger un mémorandum exigeant un traitement plus juste dans leurs conditions de promotion et de travail dans l’armée.

-         Février 1992, nombres de 216 tchadiens sont arrêtés au Nigeria et remis aux autorités tchadiennes ; ils  ont été torturés, puisque exécutés dans leur grande majorité ; les 79 personnes survivantes ont été transférées à Abéche à l’Est du pays dans une prison souterraine.

-         Le 1 ère Août 1992, tuerie à Diguel-Est de N’Djamena des citoyens à leur domicile, pour une simple affaire relevant d’une procedure judiciaire classique, la gendarmerie tire à balle réelle sur les pauvres civils sans défense, une dizaine de morts.

-         Dans le même mois d’Août 1992, massacre dans le sud notament à Doba, tuerie et mise à sac de la ville.

Pendant ce temps, les forces de Garde Républicaine ( GR) sont à la fois juges, exécuteurs et/jouissent d’une totale impunité.


Les manipulations, les intimidations et les assassinats politiques sont érigés en méthodes de gestion de la vie politique, admisnitrative et sociale pendant ce temps

Les membres du FAT/MPR Mouvement Populaire Révolutionnaire) sont les premiers à être écartés.


Seuls les Hadjaraï de Maldoum Bada Abbas du MOSANAT inquiétaient les partisants de Déby, les Zaghawa ont peur de ces Hadjaraï ; car ils l’ont connu pendant la conquête de N’Djamena.


C’est ainsi que le 13 Octobre 1991, Maldoum Bada Abbas est appelé pour un cas d’urgence à la présidence de la République d’où il sera arrêté et même torturé et incarcéré ; car il a été accusé à son tour de puch. Or ce dernier était le vice-président du MPS.


Choqués par ce fait, le Colonel Garboubou Gatchelmé et la commandant Kaffine Chadallah tous deux de l’ethnie hadjaraï ont pris le chemin du maquis, après avoir échapper à des plusieurs  attaques des Zaghawa à N’Djamena. Un détachement de l’armée de Deby s’est lancé à leur poursuite. Et l’affaire a pris une dimension ethnique et, les hadjaraï ont fait l’objet de persécution sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi qu’est née la première rébellion sous le régime de Déby


Une chasse à l’homme est organisée à N’Djamena puisque dans tout le reste du pays contre l’ethnie hadjaraï et cela a durée plusieurs mois. Les morts et disparus sont évalués à des milliers et de nouveau une partie de la population est obligée de s’exiler ou de rallier l’opposition armée qui va être créee en réaction contre ces événements : le Front d’Action pour l’Instauration de la Démocratie au Tchad ( FAIDT) serait dirigé par un banquier Hissein Lamine. Au même moment, Idriss Déby a envoyé une partie de son armée à Bitkine à la tête Abbas Koty ( CEMGA) pour massacrer la population civile, certes, il y a eu des arrestation massive et tuerie au moins 400 tués.

Après l’arrestation de Maldoum Bada Abbas, la belle cohésion qui a uni les mouquetaires de baminda au maquis a complètement dégrigolé.


Profitant de la crise socio-politique que traverse le régime de Déby, le 23 Décembre 1991, les forces armées loyales à Hissein Habré basées à la frontrière Tchad-Niger ont lancé une offensive d’envergure vers N’Djamena. Ayant pris le nom de : Mouvement pour la Démocratie et le Développement ( MDD), leur attaque a été repoussée grâce à une intervention de l’armée francaise basée à N’Djamena. Depuis lors le deuxième foyer de tension est né au Tchad. Ils opèrent au Lac-Tchad ( MDD).


A partir de l’année 1992, les données de la politique du MPS vont changer. Les arrestations, les exécutions et assassinats recommencent bel et bien. La presse est directement menacée : les journalistes connaissent bastonnades et emprisonnement ; comme le cas de : Kladoumbaye de l’Agence tchadienne de presse a été abbatu en 1992 ainsi que Madjigoto en Octobre et Djarabé en Nombre de la même année.

Le 17 février 1992, Maître Behidi vice-président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme est abbatu devant son domicile. Jusqu’ici les meurtriers courent toujours, et pourtant des preuves attestent que ses assassins sont des membres connus de la Garde Répubicaine ( GR ).


Cela a provoqué un tolé en milieu sudiste las des assassinats. Répliquant à cet acte, des officiers sudistes ont tenté un coup d’Etat à la présidence le 21 février 1992. Ce coup d’Etat déjoué a encore été une occasion en or pour certains combattants zaghawa de massacrer des citoyens sudistes considérés indésirables. Une centaine des civils ont été tués ce même jour à Wallia ( une banlieue sud de N’Dajmena). Cinquantaine trois ( 53) sous-offociers et soldats des ex-FAT prèsque tous originaires du sud qui attendaient leur retraite à Boudouloum ont été tués par la Garde Républicaine (GR).


Ce sont surtout des civils innocents et les militaires déflatés regroupés pour leur démobilisation dans les centres d’instruction qui feront les frais des exactions de la puissance de G R. Les puchistes s’étant retirés dans la zone méridionale ont crée un mouvement armé : le Comité National de Sursaut pour la Paix et la Démocratie ( CNSPD ) serait dirigé par le Lieutenant Ketté Moïse.

 

La conséquence directe de cette rébellion est la liquidation massive des populations du sud. Et cela a choqué Bardé. C’est ainsi qu’à juin de la même année, le Lieutenant Laoukein Bardé est entré en rébellion à son tour dans le logone oriental et a baptisé ses troupes : Forces Armées pour la République Fédérale ( FARF ).


Vers cette même année, Abbas Koty est parti en rébellion. C’est ainsi que le Conseil National pour le Redressement ( CNR) a vu le jour à la frontrière Tchad-Soudan.

L’année 1993 a démarrée par la tenue de la Conférence Nationale à partir du 15 janvier.

 

Au total l’Etat-Deby, c’est l’administration, les forces armées, la justice, tout l’Etat au service de groupe d’individus et de clan dont préoccupation est l’enrichissement rapide à tout prix. Pour sortir de ce cycle infernal, toutes les forces politiques et sociales du pays, avec l’appui des institutions internationales, des pays amis soucieux de la poursuite du processus démocratie au Tchad ont obtenu l’organisation de la Conférence Nationale Souveraine ( CNS) en janvier 1993.


Pendant cette Conférence Nationale, on avait la certitude que ce conflit sera définitivement solutionné. Mais malheureusement ; elle a été une kermesse destinée à légaliser les actes du MPS qui a pesé de tout son poids sur elle. C’est aussi pendant et après cette conférence que l’insécurité a été généralisée sur toute l’étendue du territoire national.


La Ligue Tchadienne des droits de l’homme ( LTDH) a avancé un chiffre de 246 personnes tuées dans les deux logones pendant cette période.


En avril 1993 juste après la Conférence Nationale, il y a eu des aassassinats par égorgements de trois cent ( 300) hommes de Kouhou-Goré ;


En juin 1993, assassinat de M’baïlao Mianbé, directeur du secrétariat permanent à la réinsertion des militaires déflatés, est poursuivi dans les rues de N’Djamena avant d’être abattu.

Les 1, 2, et 3 juillet 1993, des « villes mortes » ont été organisées par des partis politiques et les associations de la société civile pour lutter contre les violations des droits de l’homme.


Pendant que le sud du pays vivait ce calvaire, le centre-est a été aussi attaqué.

En Août 1993, des militaires tirent sur des paisibles citoyens au marché de Gninguilim dans le Ouaddaï. Plus d’une centaine de morts et de nombreux bléssés, 27 villages endeillés, et a provoqué une marche à N’Djamena. Le 8 Août 1993, des ressortissants du Ouaddaï à N’Djamena après les évéments de Gninguilim manifestent en signe de protestation, alors la toute puissance GR tire, une centaine de morts sur le champ et les bléssés pourchassés se cachent.


L’année 1994-1995 est marquée par un bras de fer entre l’opposition politique et le pouvoir. C’est au cour de ces deux années que les hommes politiques de l’opposition et des syndicats ont subi assez d’humiliation.


Le 23 janvier 1994, à la suite d’affrontement entre les éléments du Front National du Tchad ( FNT) et de l’armée, les forces de l’ordre procèdent à des exécution, des tortures, des viols et à des pillages à Abéche la grande ville de l’Est du pays et dans les villages environnants.


Le 1er Mai 1994, interdiction des manifestations de la fête du travail le siège des syndicats est occupé, la GR a montrée sa puissance à Djibrine Assali Hamdallah et ses compagnons du syndicat. Au même moment la police et la gendarmerie occupent l’université et des établissements scolaires dans toute la ville.


Le 1 ère juin 1995, N’Djamena-Hebdo est mis à sac, le directeur de publication et ses journalistes sont battus ; ils subissent de multiples sévices sur leur lieu de travail.

Au début de l’année 1996. on a noté une accalmie au Tchad. C’était juste une trêve signée du MPS pour lui permettre d’organiger un plébiscite afin d’accomplir les formalités imposées par le contexte international comme témoin de démocratisation d’un pays. Juste après ces élections qui ont permis au MPS de disposer de l’exécutif et du législatif, le cycle de violence a commencé.

Le 27 Août 1996, Bichara Digui, ancien membre du CNR qui a refusé d’adhérer au MPS est assassiné.
 
Vers la fin de l’année 1996, Idriss Deby a signé un décret ordonnant le massacre de tous les voleurs sans procès sur l’ensemble du territoire. Ce fut l’occasion pour certains personnes de se débarrasser des têtes qui leurs sont hostiles ; car il suffit de crier voleur à quelqu’un pour qu’il se voit exécuté extrajudiciairement. Le grand évément qui a marqué l’année 1997 est celui de l’attaque des garnisions FARF le 30 Octobre 1997 à Moundou au sud du pays après un accord de paix signé le 17 avril de la même année avec le pouvoir. Le bilan est  plus de cent personnes tuées.


Quand à l’année 1998, qui prépare déjà l’année 1999, elle est marquée par l’entrée en rébellion du Docteur Mahamoud Nahor. Le 12 février 1998, de l’exécution extrajudiciaire des 12 chefs de village dans le Logone oriental à cause de leur lien avec les FARF.

 

La dissidence de juriste de formation Youssouf Togoï, qui deviendra le vrai maitre du Nord du pays dont ses éléments opèrent au nord et ont lancé plusieurs offensive contre les forces de Deby.


Bref, la liste des événements des années 90, qui se sont produit au Tchad pendant l’époque de Deby nous parait trop longue. Et nous interviendrons très prochainement sur les années 2000, toujours à l’époque d’Idriss Deby Itno.

 

Le peuple tchadien a choisi depuis un septenat la voie de la démocratie et a décidé de changer ses conditions de vie dans lesquelles il végète depuis plus de trois décennies. Il serait préférable que la classe politique traditionnelle qui a toujours comprimé cette masse populaire dans les méandres de misère et de masochisme en lui imposant comme mode de vie la guerre, sache que c’est ce traitement inhumain qui pousse les uns à la révolte et les autres à l’exil. Pour éviter toute dispersion des forces et pour une véritable consolidation de la paix, il est désormais indispensable que les organisations politiques, économiques et sociales responsables de la vie des citoyens tchadiens se chargent d’un véritable encadrement de la masse populaire afin de chasser de leur esprit cette politicaillerie et cette gabegie que nous avons vécues jusqu’ici.

 

Pour des éventuelles réactions, bitkine2002@yahoo.fr ou tél :    +4748127122   

 

Je vous souhaite bonne et heureuse année 2010.

 

Gaya – Ple Seid

 

bitkine2002@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

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