Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

 

bd9435f235cb4005045f2e6c43e9346a L

Deby doit nous gouverner autrement

 

Sous le règne de Déby , le pays est livré pieds et mains liés à une bande de Pillards. L’affaire d’Etat devient une affaire de clan, de famille, des Zakhawa qui monopolisent l’essentiel du pouvoir, en se hissant dans les secteurs clés ( politiques, militaires et économiques) du pays en excluant,  presque totalement les autres groupes ethniques, du pouvoir au moyen des assassinats des populations appartenant aux autres ethnies.

Tout comme son prédécesseur, Deby ne s’appuiera pas sur une politique nationale ou l’armée nationale pour consolider son pouvoir. Sa force militaire et politique est symbolisée par la DGSSI comparable à la Sécurité Présidentielle  (SP) de Hissein Habré et les services de Renseignements composés essentiellement des membres de son clan, ce qui correspond exactement à une armée ethnique, qui décide de tout  dans un pays « démocratique ».

Si on vérifie les CV de certains messieurs nommés à la direction des services de l’Etat, c’est vraiment révoltant. Tout se fait par affinités tribales et subjectives. Le cas de Mahamat Timane  Déby Itno est navrant. Un jeune de 23 ans, sans expérience qu’on nomme Directeur Général de la Cimenterie de Baoré au détriment de son adjoint qui est un cadre intellectuellement compétent. Ce damné de la terre a pour rôle de gratter ‘‘ cat-cat’’  pour son titulaire. Où est donc ce slogan de ‘‘ L’homme qu’il faut à la place qu’il faut’’ que claironne le pouvoir MPS à la longueur de la journée ?

A la tête de l’Armée Nationale, on nomme un analphabète qui souffre de la misère intellectuelle et culturelle. Pourtant l’ANT créée par ordonnance n° 2 du 27 mai 1961 regorge des cadres.  Ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes. Nous ne minimisons personne, mais nous voulons que le diplômé soit priorisé.

A propos des infrastructures construites par le pouvoir MPS, nous trouvons que c’est une bonne chose, mais pour un peule que vous affamez sciemment, ces réalisations ne lui dit rien. Pour étayer  mes écrits, j’ajoute les propos d’un ami éleveur Foulbé concernant les inventions faites par la science occidentale. Au cours d’une causerie à baton rompu, cet ami me dit que sur toutes les inventions scientifiques de ‘‘ Nassara’’, une seule chose retient son attention, car elle est indispensable pour lui et ses biens. Quand je lui pose la question de savoir si ce n’est pas la voiture, il me répond « non ». « La radio-cassette ? », il me dit « non ». « L’avion ?» , il me répond toujours non. Je lui demande de me dire cette chose qui lui est indispensable, il me dit que c’est la moustiquaire. Puis dans un arabe plein d’humour, il s’explique pour me convaincre : « Sokol Nassara Sawa dah Singué bass semé. Noum fi singué, baoudah ma ya coulouka ho ti chiffa hanam hanaca ». Traduit dans la langue de Molière, ce propos veut dire : « avec la moustiquaire, il est à l’abri des moustiques et il regarde bien ses moutons ». Ce qui est prioritaire chez le peuple c’est le manger et l’éducation de ses enfants. Lui construire un aéroport de 600 milliards FCFA, c’est un non évènement pour lui. Ou bien construire un marché à Mongo alors que les gens ont besoin d’un château d’eau. C’est l’eau est prioritaire pour eux et non le marché.

Concernant le pétrole, il est à Komé et ceux qui se sucrent de ses retombés son t à Am-Djarass. La pauvre femme N’Gamabaye a sa case plantée même sur la nappe phréatique de ce minerai, mais ne bénéficie de rien. Chaque matin, avec son bébé à califourchon, elle va chercher les fagots en brousse qu’elle transforme en charbon qu’elle vend pour avoir de quoi faire la bouillie à sa progéniture. Du pétrole, elle ne trouve ni mue ni croûtes.

Cher  Déby national, le problème du Tchad est facile à résoudre, il n’est pas insoluble. Il suffit d’instaurer la justice sociale et c’est tout. Mais signer des décrets pour nommer des individus sans cursus, c’est se moquer de la République du Tchad dont vous êtes le président. Les voleurs de la République jouissent auprès de vous d’une bonne presse. Sinon comment ces détourneurs de deniers publics sont hissés aujourd’hui au sommet de l’Etat. Votre maladie nostalgique pour les voleurs et les délinquants, il faut, Mr le président, la soigner. Son remède c’est de mettre à la disposition de la justice ces filous, ces maraudeurs.  

 

Al-Hadj Garondé Djarma