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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

FSM 11

COMITE D’INITIATIVE POUR  UNE MOBILISATION  ALTERNATIVE  ET  CITOYENNE

 

Siège Social : CAFIT (Centre Africain de Formation

  En Informatique et en Technique) en face

du Commissariat de Police de  Guédiawaye.

Téléphone : 00221 76 680 08 23- 00221 77 539 20 18

Mail : cimacpg@yahoo.fr                                                                                             

Site : www.cimac.africa-web.org

N° : REC : 12760/MINT /DAGAT/   

         

                                                                     

                                                                                                                                                        

Au conseil international

et au COS du FSM

 

 

A la suite du séminaire des 27,28 et 29 juillet du Conseil International du FSM et dans la mouvance de ses recommandations de poursuite des débats  sur les axes thématiques de Dakar 2011, le CIMAC souhaiterait rappeler que les synthèses des travaux sur la méthodologie avaient établi comme  amélioration de celle-ci certaines  propositions  des acteurs de la banlieue de Dakar.

En effet, il était proposé aux séminaristes de retenir dans les ruptures possibles, après dix ans d’expérience du Forum, l’enregistrement d’activités prévues dans la banlieue, dans l’agenda  officiel de celui-ci.

Ces propositions s’articulaient, entre autres, autour de  deux constats principaux :

-les civilisations à l’œuvre  dans le troisième millénaire sont potentiellement urbaines .Or, dans le modèle  capitaliste actuel les banlieues  constituent des lieux de concentration des contradictions du système.

-avec l’essoufflement  ou le recul de certaines formes de luttes, apparemment  classiques, émergent des banlieues de nouvelles réactions ( peut-être de nouvelles radicalités ?)

Aussi, le CIMAC  proposerait , à l’attention du COS et du Conseil International, l’inscription en bonne place et de manière explicite  d’un axe sur les mouvements qui surgissent des banlieues  et des villes, les récits des réalités et les vécus   des acteurs, leurs discours.

Cet axe permettrait aux acteurs d’exposer directement leurs propres paroles et de les partager avec les autres.

 

 

 

                                                                                             Pour le CIMAC

                                                                                              Le Président

                                                                                              Alioune Diop

 

                                                                               76 6800823                                                                                                                                                               

 badadiop@hotmil.com

 

Lire

 

 

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A propos des inondations :  et  si des émeutes étaient proches ?

 

Les inondations récurrentes suscitent exaspération et manifestations dans les banlieues de DAKAR. C’est ainsi que , de plus en plus, les citoyennes et les citoyens de ces zones élèvent la  voix et s’engagent dans des marches et autres exhibitions d’indignation pour réclamer un droit à une vie décente .Or , à défaut de trouver des solutions sérieuses à ces revendications pressantes, l’Etat et les laudateurs des hommes au pouvoir rejettent la culpabilité sur ces populations en détresse .Et, ce discours méprisant et brutal exacerbe la colère  et la révolte.

Pourtant, si chaque individu a sa part de responsabilité dans ce qui arrive, les pouvoirs publics ne peuvent nullement occulter la leur pour leur choix, leur laxisme et leur complicité.

De toute évidence, les bouleversements du climat et les catastrophes qu’ils engendrent secouent beaucoup de régions du monde .Et, cela interpelle des responsabilités humaines. En effet, par la course frénétique pour le profit, les puissances industrielles et les multinationales infestent l’atmosphère de gaz nocifs et surtout de gaz à effet de serre. Ainsi, elles accélèrent les perturbations qui, de plus en plus, déciment les populations  et menacent la survie de  l’humanité.

Ce phénomène global est aggravé dans les banlieues de Dakar par les processus irrationnels d’urbanisation, alliant affairisme ,   cupidité , corruption et  parfaite illégalité.

En effet, les sécheresses successives des années soixante dix ont amplifié l’attrait des villes et l’exode rural. Ainsi, les populations venues des campagnes sont contraintes à l’installation dans des zones non-constructibles, des bidonvilles et autres habitats précaires.

Au même moment, par ailleurs, les dépossessions et les déguerpissements  au profit de sociétés immobilières ont repoussé des populations, anciennement installées, vers des zones éloignées du centre ville, dans les banlieues et autres périphéries.

Ainsi, ces zones marécageuses et ces lits d’anciens cours d’eaux hâtivement transformés en habitations n’ont pas résisté à la conjugaison d’une nappe phréatique affleurée et d’une pluviométrie efficiente  Dès lors, les constructions inadaptées et peu respectueuses des normes, sont envahies par les eaux-. Et, certaines y demeurent en permanence, toute l’année.

C’est pourquoi, se combinant avec  les émanations des fosses septiques, ces eaux dégradent  l’environnement et  favorisent la propagation des maladies.

Sur ce fond de désolation et de détresse économique, les citoyennes et les citoyens, spontanément, s’organisent et entament des actions revendicatives pour un meilleur environnement et un cadre de vie moins déshumanisé.

Il est vrai que les pouvoirs publics, par ruse ou par incapacité à décrypter  les ressorts de ces luttes sociales spontanées, les attribuent à leur opposition. Celles –là, du reste,  paieraient cher pour fêter  les amours  avec  ces formes d’organisations spontanées. Pourtant, un regard plus appuyé aurait décelé une forte défiance par rapport à la catégorie politique. Il s’agit, en vérité, d’une nouvelle configuration des exigences citoyennes. Et, ces modes d’expression, qui se répandent,  peuvent, en se cumulant dans le temps  et l’espace,  provoquer des émeutes.

Celles-là pourront-elles contraindre les pouvoirs publics à opérer les transformations souhaitées par les populations ? Seront-elles au profit des citoyennes et des citoyens ?

 

                                                                                                                           Alioune  Diop

                                                                                                                                 Président du CIMAC

                                                                                                                  badadiop@hotmail.com

                                                                                                                    221 76 680 08 23