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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Moussa Torna/ Regards d'Africains de France
 

Ce qui devait arriver, arriva. Bien qu’il nous soit  difficile d’expliquer les choix des électeurs pour récompenser ou à l’inverse sanctionner tel ou tel parti, on peut tout de même dire malheur à ceux dont la moisson a été maigre et heureux ceux pour qui, la victoire récompense les actions sur le terrain. Pourquoi la moisson a-t-elle été mauvaise pour les uns et bonne pour les autres ? Est-ce le mystère de la politique ? Nous avons la tentation de répondre par l’affirmatif. En effet, comme dans toutes les sociétés humaines, il existe toujours des contradictions entre les hommes. On distingue alors un camp pour et un camp contre. Le vote des électeurs en est la parfaite illustration.

Si le Parti socialiste (P.S) et le Front national (F.N) se sont particulièrement distingués, chacun à sa façon de  l’UMP, un adversaire habituellement sûr de lui, toujours prétentieux au regard de la qualité de ses candidats et des meilleurs résultats  aux élections présidentielles et législatives antérieures, l’instance dirigeante  de la majorité   et ses différents démembrements  entrent dans la zone de turbulences et de mise en cause de la stratégie de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012.

Les  résultats de ce scrutin ont donné lieu à d’innombrables analyses et interprétations des uns et des autres. Les partis dits de gouvernement sont interpellés  devant ce manque d’engouement d’électeurs à aller voter. Les incantations ne suffisent plus pour convaincre les électeurs. Les gens ont besoin de changements concrets dans leur quotidien. Malheureusement, les hommes politiques leur donnent le sentiment de se préoccuper uniquement de leur carrière et donc de leur réélection personnelle. Face au manque d’actions concrètes des dirigeants de la majorité présidentielle, beaucoup de gens ont préféré alors rester chez eux ou alors quand ils se déplacent aux urnes, ils expriment leur indignation par un vote protestataire en faveur du Front National.

Victorieux parti socialiste avec 36,2% de voix: A l’arrivée de course, au lendemain du second tour, le ticket gagnant en ordre donne 36,2% pour le Parti Socialiste, 18,6% pour l’UMP et 11% pour le Front National de Marine Le Pen.Au-delà de la dimension locale des cantonales, elles revêtent un accent particulier pour tous les états majors, des partis politiques à treize mois des présidentielles 2012.

Taux d’abstention très élevé : entre 54% ET 56% : Mais tout le monde s’accorde à reconnaître d’une part, la montée du parti de Marine Le Pen, malgré seulement 2 candidats élus et une forte abstention des électeurs qui oscille entre 54% et 56%. L’enseignement significatif à retenir de ces cantonales c’est l’ancrage territorial et d’apparence définitif du Front National sur l’ensemble du territoire. Le Front National sera représenté par deux conseillers généraux, une première dans l’histoire de ce parti dont la grande satisfaction c’est d’avoir engrangé 900 000 voix lors du second tour de ces cantonales. Une très forte progression qui laisse espérer des lendemains meilleurs aux militants de ce parti tant décrié par les autres. Les scores de ce parti commencent à inquiéter sérieusement les partis traditionnels de gouvernement qui sont obligés de s’adapter impérativement à cette nouvelle donne imposée à eux par le Front National. Au final, le Parti Socialiste gagne 4 départements et en perd un, le Val-d’Oise, département de Dominique Strauss Kahn.  Déjà au départ des cantonales du 20 et 27 mars 2011, le rapport de forces en présence indique que le Parti Socialiste détient 58 et l’UMP 46 sur un total de  100 départements pour toute la France. En toute logique, chaque camp espère au mieux  en conquérir d’autres sinon au pire éviter d’en perdre.

Particularité des cantonales : Rappelons brièvement la particularité des cantonales, le rôle du conseil département comme échelon territorial. En France, il existe d’une part, les élections nationales comme les présidentielles et les législatives et d’autre part les élections locales à savoir les municipales, les régionales et les cantonales. Passons sur les élections nationales pour nous intéresser uniquement aux élections locales, et en particulier les cantonales dont la finalité vise à confier un mandat de 3 ans à un conseiller général (initialement de 6 ans mais écourté en raison  de l’entre en vigueur en 2014 d’une nouvelle loi sur la réforme des collectivités territoriales créant une nouvelle catégorie d’élu, le conseiller territorial).Notons que le département à côté de la commune et de la région joue un rôle complémentaire spécifique. Le conseil général est  l’organe exécutif en charge des affaires du département. Les compétences de celui-ci  découlent  directement des lois de décentralisations de 1982-83,  régulièrement complétées par les gouvernements successifs. Le spectre  des compétences du département est  large et varié. Il s’occupe d’une part, de l’action sociale et sanitaire entre autres de l’aide sociale à l’enfance, l’aide aux handicapés, l’aide aux personnes âgées, l’aide au logement et d’autre part, de l’aménagement de l’espace et l’équipement, de l’éducation, la culture et le patrimoine et enfin des actions économiques.