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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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bakchich.info - Alors que son pouvoir vacille, « Bakchich » revient sur l’itinéraire d’Idriss Déby, jeune officier, rapidement surnommé le « Napoléon tchadien », qui en quelques années, prendra les clés de N’Djamena sous le regard bienveillant de l’Elysée.

La France qui revisse une couronne sur la tête d’Idriss Déby. L’image en fait remonter une autre. Bien oubliée. Nous sommes en 1981 et le fond de l’air est rose. François Mitterrand souhaite oublier qu’il a lui-même, sous la IV è République, longuement tripatouillé dans le cambouis des colonies.

L’heure est à la vertu et la photo qui repasse aujourd’hui est celle de Jean-Pierre Cot. Tonton donne, à ce fils d’un héros du Front Populaire et de la Résistance, le portefeuille de la Coopération. Vrai bourgeois, mais vrai homme de gauche, Cot qui a appris par cœur le Programme commun de gouvernement, Bible du pouvoir nouveau, récite ce catéchisme : désormais, en Afrique, la France ne tolérera plus les dictatures les pouvoirs autoritaires, la corruption, les atteintes aux droits de l’homme.

Pour les gras supporters de la Françafrique, c’est une révolution. Et Cot, qui n’a pas compris que la politique de Mitterrand est bien mieux résumée par le son des tam-tams de SOS Racisme que par l’instauration d’un tribunal international venant juger les crimes massifs d’Hissène Habré et autres, dégage vite fait. Christian Nucci, qui va hélas déraper sur la flaque du Carrefour du Développement (achat de mercenaires, distribution de fric et enrichissement personnel) va vite succéder à Cot. Lui n’est pas un homme à dire de ces gros mots incompris en Afrique : dictature ou corruption.

Copier-coller, c’est ici qu’on retrouve notre bon Idriss Déby. Pour constater que 30 ans après le rêve de Cot, celui d’un continent démocratique, la France des Lumières et des droits de l’homme, avec comme tête de gondole ce parfait Kouchner que le monde nous envie, verse le reste de sa burette de Saint Crème sur le crâne d’Idriss. Ce Clovis tchadien est reconsacré : « représentant légitime du Tchad, démocratiquement élu. » L’histoire tragique des peuples n’est-elle pas souvent tressée dans la même corde que celle de politiciens « démocratiquement élus » ?

 

Source: Alhiwar Alifrigh.com - http://www.alhifrig.com/TopsDetail.asp?item_id=2547