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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 ASSILECK
  Mahamat Assileck Halata
  de l'opposition tchadienne
  Tchadanthropus (opposition)
L
e crime organisé et la lâcheté des terroirs sont devenus depuis fort longtemps l’apanage d’un certain groupe de personne, dont la culture éducationnelle trouve son essence dans ces faits abjects.

Au Tchad, et face aux dépouillements du peuple dans son antre de principes, les lâches s’en abreuvent tels des vampires vidant le sang de leurs victimes. Le peuple tchadien face à ses croyances pardonne les effets pervers d’une bande de gavroches arrivistes et criminels. Notre peuple ne cultive pas l’élan des revendications essentielles et cela laisse place aux vides de l’hégémonie.

Depuis des années, les divers communautés essuient des humiliations, des viols sur les personnes de leurs proches, des assassinats forfaits de l’injuste dans leurs chaires, sans que certains tapis dans les paillassons des intérêts matériels ne s’en plaignent.


Aujourd’hui, et face à l’arbitraire, les natifs des communautés humiliées se gaussent de complaisance et ne rechignent même pas le désarroi d’un parent, un ami, ou un frère. On s’évertue à monnayer son silence, remballant son froc comme les gosses de la maternelle. Esquisser une espèce de peine qui n’est autre que la moelle de l’hypocrisie. Oui voleur et hypocrite, proxénète de la société.


Pis, aller demander que justice soit rétablie devient la fibre d’écorce de l’oranger.


La loi, bien sûr. La loi dans notre pays le Tchad est uni directionnelle. Elle est l’appendice de la douleur pour ceux d’en bas, mais factice pour la poussière qui s’érige en potentats. La loi et ses règles républicaines qu’en tout état de cause il faut savoir la respecter, sinon quand elle n’est pas équitable s’en défaire au seuil de l’honneur souillé. Comment accepter l’outrage du deux poids, deux mesures. Je n’ose même pas imaginer la carence fratricide des cadres se disant natifs d’une communauté bafouée, muets aux infâmes qui les atteints, sauvant chacun la petite mie de pain essentielle à sa survie pauvre de conscience. J’ai une boule au ventre mais ce n’est rien par rapport à la rancœur que je porte en moi.

Justice injuste, injustice supplémentaire au détriment comme à l’accoutumée des plus faibles selon que vous serez puissants ou misérables. Mais que fera t-on demain face aux motifs des nullités qui nieront tout et chercher le bouc émissaire fatal.

        -Qui rendra les comptes d’un assassinat voulu d’un homme voué aux siens et qui commit le tort de demander justice ?

         -Que faut-il dire quand les lâches maquillent leur crime en accident de circulation ?

 Aller expliquer pourquoi un chef de canton, représentant sa communauté puisse être trainé à bord d’un pick-up, attaché tel un bétail et exposé à une vindicte des lieux. Que feront les siens dépourvus de toute armure, de moyens pour procéder à des investigations indépendantes. Justice à deux, trois, quatre vitesses.

Fadoul Barcham est mort pour ses convictions et ce qu’il pensait être vrai. Beaucoup d’autres tchadiens connus ou anonymes ont payé de leur vie, le prix d’une justice truquée, tronquée aux variables absolues de la dictature implacable d’Idriss Deby Itno.


Mais… L’injustice, le sentiment d’injustice, cette dictature en paiera le prix, tout le prix, qu’il n’en doute pas. Lui, ses sbires, complices et autres déduits de l’homme.



MAHAMAT ASSILECK HALATA