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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La famine au Tchad touche plus d’un million de personnes. Dans ce genre de circonstance, l’analyse veut qu’il faille se pencher sur les facteurs ayant entrainé les désastres d’une situation avérée.

Au Tchad, et avec le régime despotique d’un Idriss Deby Itno omnipotent, jamais les choses ne sont faites avec la mesure des visions, moins encore un projet dûment réfléchi, posé, et  réalisé avec l’anticipation d’une catastrophe.

L’on parle trop de cette situation de famine sans pour autant se remettre en question sur les causes directes et indirectes ayant entrainé cette carence. Comme toujours le bruit est fait pour ameuter l’opinion internationale afin que des subsides soient versés pour qu’encore quelques sangs sus puissent s’en abreuver, voler, piller pour affamer. Trop de bruit ça et là alors que, dime de promesse d’un débyfole emporté, aucune solidarité intérieure n’est établie. Pourtant au Tchad d’aujourd’hui pullulent de nabots milliardaires qui ont amassé des fortunes illicitement en volant le trésor des contribuables tchadiens, l’argent du peuple qui assujetti et affamé.

Tout à côté, s’épanouissent d’autres cadres qui dans leurs attitudes de suppôts, gagnent un salaire et une fortune parallèlement faite avec démesure. Les moyens pour faire une restriction des salaires existent, du genre faire sauter un 13e mois, ou encore un mois de salaire pour aider ses compatriotes. Les ministres, directeurs généraux, Chefs d’entreprises entre autres…

Mais le ménage des familles n’émeut personne,  sauf s’il y’a contribution de la manne internationale permettant à tout individu au sein de l’état de s’engraisser.

Pourtant, rien qu’avec la solidarité nationale, plusieurs désastres pourraient être supportés.

La situation actuelle est la conséquence d’une politique sociale mal établie, souvent agencée avec méprise, et c’est le panier de la ménagère qui supporte cette équation mal concise. Sinon comment concevoir que dans un pays, où comme jamais, les rentrées financières de la manne pétrolière et les différentes recettes sont au rendez-vous, mais que la population souffre des manquements nutritionnels, énergiques, sanitaires et éducationnels.

Voyons ensemble les différences des coûts et autres inflations sur les marchés à N'Djamèna et partants dans les provinces tchadiennes. Des prix que nous ont communiqués des collaborateurs avertis :

Cela concerne les denrées de 1ere nécessité :

Produits                                       5 ans antérieurs                       Aujourd’hui     Différence

Riz           50 kg                               37.500 FCFA                             50.000 FCFA        12.500

Maïs       100 kg                             17.000 FCFA                             30.000 FCFA        13000

Mil          100 kg                            20.000 FCFA                              30.000 FCFA        10000

Sorgho   100 kg                            12.000 FCFA                              20.000 FCFA          8000

Huile         20 Litres                       15.000 FCFA                             20.000 FCFA          5000

 

Sans subvention de l’état, comment concevoir un planning de vie, une simple existence quand le salaire moyen du tchadien ordinaire est de 50.000 FCFA partant du fait que les besoins nutritifs annuels doivent être épars, alors que le tchadien ne consomme que 160 kg de céréales par personne sur 1 an. Les experts les plus avertis établissent 2000 calories par jour pour un tchadien, alors qu’ailleurs ce besoin journalier est estimé à 5000.

La mauvaise répartition des richesses au Tchad laisse entrevoir avec beaucoup d’acuité le fossé qu’il y’a entre un peuple qui subit les carences d’une gestion unidirectionnelle. L’orientation des projets inadéquats, tournés vers des édifices non prioritaires et des constructions tendant à assoir une empreinte indélébile, laisse penser que la souffrance des Tchadiens n’intéresse personne. Les richesses engendrées servent au contraire à poser des projets hermaphrodites afin d’enrichir un proche parent ou un courtisan décousu. Les richesses engendrées servent à entretenir des personnes qui s’auto approprient les biens de l’état pour des buts non avoués.       

Frais de missions exorbitants, prises en charge dans des palaces aux tarifs excessifs, conception d’amitié aux dépenses démesurée, viennent compléter l’arrogance des parvenus, ne connaissant rien d’autre que l’aspect lucratif et l’argent sale.

Notre pays est détruit par une horde de nains qui ne mesurent point les conséquences d’une projection dans le temps. L’avenir d’un pays c’est sa jeunesse, la nôtre est en perdition et sans repère fondamental au Tchad actuel. Nécessairement, nous sommes appelés à être alertes dès à présent, car l’heure est grave. Une gravité portée par la déchéance d’une politique sociale d’un régime autocrate aux mœurs dévergondées.

L’enseigne de l’empreinte sera portée aux hommes ayant contribué à entretenir les méthodes destructrices d’un pays parsemé de richesses sociales, culturelles, énergétiques et agropastorales, mais que seuls les faits d’une entité hostile à la patrie nous relèguent aux bancs des bannis

Mouwatin Abakar