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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

              DOCTALEYDr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

                DÉCLARATION  DE  ACTUS / prpe  SUR  L’EXPULSION DES DIRIGEANTS DE L’UFR DU SOUDAN

L’ACTUS/prpe prend acte du départ de Khartoum des Leaders de l’Union des Forces de la Résistance (UFR) le 20 juillet 2010, décidé par les autorités soudanaises. Cette mauvaise nouvelle ne peut que réjouir le régime de N’Djaména et ses acolytes. Mais pour nous résistants, nous osons encore espérer que leur éphémère joie se transformera rapidement en dechantement et amertume  où le « sauve qui peut » sera la règle d’or face à la future réorganisation  stratégique et la mère des  batailles que livreront les Forces de résistance nationale. La nature criminelle et prédatrice du dictateur Déby  reste immuable. La lutte de libération nationale contre la tyrannie demeure d’actualité.

Nous tenons ici à exprimer toute notre solidarité militante à tous les camarades résistants, qui, malgré la nouvelle donne politique internationale en notre défaveur, continuent de porter haut l’étendard de la courageuse lutte de libération de notre peuple contre la tyrannie de Déby, vieille de 20 ans.

L’épilogue des élucubrations diplomatiques  du dictateur Déby a connu son point d’orgue le 19 mai dernier avec l’expulsion humiliante du Dr Khalil Ibrahim , Leader du Mouvement rebelle du Darfour soudanais, le MJE de N’Djaména vers Tripoli en Libye. Au demeurant ce mercenaire et son organisation sont  une création du tyran Déby en  février 2003, avec le soutien des puissances impérialistes pour qui le régime du Président El Béchir demeure encore membre de « l’axe du mal, terroriste et islamiste ». Elles n’ont jamais renoncé à l’abattre. Il est de notoriété publique que la politique indépendante et nationaliste du Président El Béchir, est opposée à celle du tyran Déby, petite créature criminelle et alliée des puissances impérialistes notamment  de la Françafrique qui le soutient inconditionnellement depuis 20  ans. 

Le dictateur Déby  reçoit aujourd’hui le retour de l’ascenseur après l’expulsion du Dr Khalil Ibrahim du MJE. Selon les informations  émanant du soudan, Les Leaders des Forces de résistance tchadienne de l’UFR :Timane Erdimi, Mahamat Nouri, Taher Guinassou, Adouma Hassaballah… ont quitté Khartoum à destination du Quatar, Arabie Saoudite et Jordanie.      Le Gouvernement soudanais défend les intérêts du pays. Cela est compréhensible et normal pour tout état. Quant au  Peuple tchadien et son bras armé constitué de l’UFR et autres Forces de résistance nationale, ils ont aussi le droit et le devoir de défendre les leurs, parmi lesquels le droit  fondamental  à la vie face au génocide programmé par le dictateur Déby.               

 La lutte des masses populaires tchadiennes pour le droit  fondamental à la vie, nous permet d’affirmer avec force  les certitudes ci-dessous. Nous nous en réjouissons :

- la lutte armée contre la tyrannie de Déby naquit  peu de temps après  son avènement au pouvoir en 1990. Elle ne saurait se réduire à l’éloignement de quelques Leaders des frontières tchadiennes. À l’heure des NTIC, le monde est devenu un village planétaire. La distance entre la frontière tchadienne et les lieux d’exil serait l’équivalent de celle qui sépare la gâchette du bout du canon  de la kalachnikov. Le dictateur Déby est conscient qu’il  est tenu en joug et se trouve en permanence  dans la ligne de mire du  viseur des Forces de résistance nationale.

- les Leaders tchadiens déportés et les vaillants camarades résistants  qui ont sacrifié tant de leurs frères d’armes ne sauraient se contenter d’une simple réédition tant souhaitée par le despote  Déby. En effet, ce dernier rejette toute initiative d’une conférence inclusive de paix réunissant tous les protagonistes tchadiens.

- les vaillants camarades résistants évoluent dans leurs milieux naturels en territoires libérés. Ils continueront d’harceler l’ennemi en lui portant des coups décisifs grâce à  l’adoption d’une stratégie idoine face à la nouvelle donne. Le dictateur Déby continuera d’avoir des insomnies  car  il serait  par ailleurs conscient de l’impossibilité de déporter ou d’exterminer des milliers de patriotes  résistants armés. Ces derniers sont  déterminés avec la rage au cœur de vaincre en   mettant hors d’état de nuire le tyran.

- le Gouvernement soudanais qui subit d’énormes pressions des impérialistes aurait-il entièrement confiance aux gesticulations diplomatiques du squatteur du palais rose ? Pour notre part nous sommes sceptiques. En effet, plusieurs accords de paix ont  déjà été signés entre les deux gouvernements ces dernières années.Cependant, ils ont été  systématiquement violés par le dictateur Déby  le temps d’une saison. En effet,  à peine  avoir expulsé le Dr Khalil Ibrahim, Leader du MJE, mouvement rebelle soudanais du Darfour, le Général Déby a équipé en armements lourds  une colonne des mercenaires du MJE qui combattent  dans les rangs de l’armée tchadienne les résistants tchadiens. Les rebelles du MJE ont alors lancé une offensive militaire sur la ville de Jebel Moon du Darfour en territoire soudanais. L’armée soudanaise a infligé de lourdes lourdes pertes aux rebelles (plus de 108 tués)  [Source : Le Figaro du 15 mai 2010].

- cette offensive du MJE a été suivie récemment par une nouvelle offensive impérialiste contre le Président El Béchir par sa seconde condamnation  par la Cour pénale internationale (CPI) [Source : La Haye,  AP du 12 juillet].Au demeurant, rappelons que le  premier mandat d’arrêt de la CPI  contre le Président El Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, a été lancé en mars 2009. L’Union Africaine (UA)  s’est opposé à cette décision (Source : Le Monde du 05 février 2010). Cette institution absout parallèlement l’ancien président étasunien, Georges Bush qui a exterminé le peuple irakien dans sa guerre de rapine de 2003. Pendant ces mobilisations contre les régimes qui refusent les diktats des impérialistes (Ahmedinajad en Iran, Hugo Chavez au Venezuela, Hugo Morales en Bolivie, Mougabé au Zimbabwe, Kim Jong-il en Corée du nord,Castro à Cuba…) accusés de tous les maux, les alliés de ces puissances impérialistes tel que le Dictateur le Général-Président Deby, l’un des dictateurs le plus cruel  au monde , continue d’assassiner  en toute immunité le peuple tchadien, pillant les ressources de l’état, faisant du pays l’un des pays les plus pauvres et ce malgré les milliards de pétrodollars engrangés par le pays. 

 En conclusion, les dictateurs et criminels , régimes anti nationaux  et alliés  des impérialistes capitalistes bénéficient de l’assurance tous risques : protection contre la CPI, protection des biens mal acquis, encouragement des crimes  commis contre leurs peuples et autres délits…   La démocratie et les droits de l’Homme à géométrie variable et ségrégationnistes, montrent à suffisance la primauté du droit de la force sauvage et brutale des impérialistes sur la force du droit international.

- du côté tchadien, les Forces de résistance nationale n’accordent aucun crédit aux déclarations, accords et autres promesses du tyran Déby, qui est champion toute catégorie dans l’art de la forfaiture, de la félonie et de la versatilité. Les  dizaines d’accords individuels de réconciliation dont il a été co-signataires, se sont terminés tragiquement pour les opposants qui croyaient à la bonne volonté du tyran. Les liquidations  physiques des ces opposants après  quelques mois de leur retour au Tchad témoignent si besoin est  de la nature criminogène du Général président Déby. 

Tous les rapports publics des associations des Droits de l’Homme nationaux et internationaux (LTDH, Amnesty international, FIDH…) font état des graves violations des droits de l’Homme au Tchad. Quel honnête homme oserait nier cette  vérité ?                                                  

 Les crimes du tyran Déby sont estimés à  plus de 31000 tchadiens assassinés au cours des deux décennies de son long règne. Notre peuple avec amertume et colère, continue d’assister à l’apologie de ces crimes contre l’humanité et au comportement négationnioniste des dirigeants français.Ces derniers ont profané la mémoire des victimes tchadiennes en invitant le nazillon Déby à la célébration de la fête du 14 juillet  dernier sur les Champs élyséens.         

 Le 14 juillet 1789 est la mémorable  date  de la prise de la bastille. C’est le symbole de la liberté et de la révolte du Peuple français contre le despotisme du roi Louis XVI. Le peuple tchadien supplicié par le despote Déby s’inspire aussi de cette action révolutionnaire du Peuple français en utilisant les armes pour prendre la bastille tchadienne ou le Palais rose du bord du Chari. Le 02 février 2008, les Forces de résistance nationale tchadienne de l’Alliance Nationale étaient sur le point de prendre d’assaut le Palais rose, mais hélas, le soldat Déby fut sauvé in extremis par l’intervention des Forces spéciales françaises du COS (La croix du 10/02/2008). Une nième fois l’espoir de libération de notre Peuple de la tyrannie fut brisée. Ce n’est qu’une parenthèse douloureuse car personne ne peut empêcher la volonté inébranlable du  peuple tchadien qui subit quotidiennement les crimes du régime de poursuivre sa  légitime lutte armée de libération nationale.                                                                                            

Notre Parti, ACTUS/prpe affirme que l’heure est grave. Tous les Camarades résistants doivent individuellement et/ou collectivement  faire un examen de conscience sans jeter en pâture nos faiblesses et erreurs pour la grande satisfaction  malsaine du dictateur Déby. Du passé faisons table rase, tirons les leçons des insuffisances qui furent les nôtres et qui ont consolidé  par ailleurs la survie du régime que nous combattons.

Chers Camarades résistants, nous avons tous en commun la plate forme  minimale qui est la mise hors d’état de nuire le dictateur Déby. Le projet de reconstruction et de l’instauration d’une véritable démocratie au Tchad, est  une urgence pour notre peuple. Cette étape ne pourra se concrétiser sans la réussite préalable de la  plate forme minimale. Nous avons le devoir de relever le défi historique et de transformer le désespoir en  espoir de libération tant  imploré  par les Masses populaires et la jeunesse  qui ont  consenti  d’énormes sacrifices.

Vive les Forces de résistance nationale pour que vive le Tchad nouveau démocratique, prospère et de justice sociale.

Le 20 Juillet 2010

Pour  l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique ( ACTUS / prpe )          

Le Secrétaire  Général

Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum