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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

humanitaires.jpgPour ceux qui ont suivi avec fracas les limogeages du gouverneur du Ouaddaï, des responsables militaires et de la sécurité, ils se diront que le président Tchadien, Idriss Déby, a pris ses responsabilités et a sanctionné ces responsables incompétents et indélicats qui ne peuvent assurer la sécurité des humanitaires présents à l'Est du Tchad comme s'était engagé le Tchad pour demander le retrait de la MINURCAT. 
 
Mais d'après nos investigations, il en ressort tout autre chose. Nos informateurs proches du pouvoir nous ont clairement dit que l'enlèvement de l'humanitaire de l'OXFAM, puisqu'il s'agit de cette affaire, est un montage dont le but recherché était de prouver les capacités du Tchad à assurer la sécurité des humanitaires après le retrait des forces onusiennes.
Le gouvernement tchadien, harcelé par la communauté internationale inquiète du retrait annoncé des troupes onusiennes et surtout les ONGs qui n'ont manqué d'attirer l'attention sur l'incapacité de l'armée tchadienne, a assurer leur sécurité, le président tchadien, Idriss Déby et ses proches ont voulu prouver l'efficacité de ses forces.
 
Pour ce faire, rien de mieux qu'un pseudo enlèvement d'un humanitaire retrouvé au plus vite et surtout saint et sauf. L'enlèvement de cet humanitaire, selon notre informateur, était coordonné depuis la présidence tchadienne et par le représentant du président tchadien auprès de la MUNICAT, le Général Mahamat Yaya Oki Dagache et exécuté sur place par le chef de poste de l'Agence nationale de sécurité, la police politique. Le gouverneur et les autres responsables de sécurité qui vont jouer le rôle de fusible étaient au courant. Toujours selon notre source, le limogeage de ses responsables faisait parti de la supercherie pour faire croire à l'opinion et surtout à l'ONU que le Tchad ne restera pas de marbre lorsqu'une incompétence des responsables régionaux est relevé.
 
Au dernière nouvelle, l'ex gouverneur limogé annonce déjà à ses proches son prochain retour au gouvernement ou sa nomination comme ambassadeur de l'union africaine auprès de l'union européenne. Ce poste, resté vacant, était antérieurement occupé par l'actuel secrétaire générale à la présidence, Mahamat Saleh Annadif. Quant aux autres complices de la supercherie, ils auront dans quelques mois des promotions en tout genre; avancement en grades, échelons ou nominations à des postes à responsabilité dans d'autres régions du Tchad. L'ONU va t-elle rester silencieuse face à des tels comportements ?
Une chose est sûre, les humanitaires seront livrés à eux-mêmes après le retrait de la MUNURCAT. Il n'y a pas besoin de souligner que l'armée tchadienne, armée qui ne correspond à aucune norme conventionnelle, est plus un facteur d'insécurité que de stabilité dans l'Est du Tchad ou le plus souvent elle sévit sur les populations les accusant d'être de mèche avec les rebelles tchadiens. Et si à cela vous ajoutez les rebelles soudanais du JEM, connus pour leur nature de prédateur des humanitaires, l'ONU doit réfléchir à deux fois avant de retirer toutes ces troupes.
 
Un autres point tout aussi stupéfiant nous a été rapporté. Il s'agit du dernier recensement électoral. Notre informateur nous informe que la majeur partie des refugiés soudanais des camps de l'Est du Tchad ont été recensés.  Selon la source, les responsables du JEM dans les camps en collaboration avec le gouverneur du Wadi Fira, le Général Moussa Mahamat Djouï, ont intimé l'ordre aux refugiés d'aller se faire recenser dans les villages tchadiens avoisinants les camps. Pour ceux qui ne présenteraient pas un récépissé prouvant qu'ils se sont faits recensés, des sanctions sont prises à leur encontre; sanctions pouvant aller jusqu'à la privation de la carte rationnement qui permet aux réfugiés de bénéficier de l'aide.
 
Au vue du peu de mobilisation au recensement sur l'étendue du territoire national, on comprend maintenant d'où vient les 4 millions de tchadiens annoncés recensés par les autorités tchadiennes dans le cadre du recensement électoral.
 
 
Chetté Ngnamiri
Ndjamena  Tchad