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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Depuis le début de « l’affaire Zen Bada », comme certains se plaisent à le qualifier, l’on assiste à des pamphlets de plus infâmants les uns que les autres. La plupart de ces navets sont produits par le site Tchadactuel sous la plume de « Bérémadji Félix ». Tout le monde sait aujourd’hui que sous ce pseudonyme se cachent en réalité et lâchement, les jumeaux Erdimi.

Il faut se dire que les neveux d’Idriss Déby qui étaient les Grands Vizirs de la République ont trouvé là l’occasion de s’en prendre à celui qui était à l’origine de la faillite de leur plan pour s’emparer du pouvoir. Ils voulaient devenir « Calife à la place du Calife », mais mal leur en a pris. Zen Bada était celui qui a compris très tôt leur jeu et a tout fait pour leur barrer la route. D’où leur animosité non dissimulée.

Il vous souviendra, que lors du Congrès du MPS de l’été 1998, une vaste opération de changement radical du parti de la flamme était en l’air. Ce vent était orienté par les frères Erdimi qui régentaient en maîtres absolus au Palais Rose. Ayant déjà mis en marche leur machine à succéder à Idriss Déby, ils ont compris que cela ne peut se faire qu’en s’emparant de l’appareil politique qu’est le MPS. Une manœuvre savamment organisée avec « les intellectuels » du parti.

Plus vigilant, Zen Bada a réussi à attirer l’attention de son grand-frère, le défunt Moldom qui était président d’honneur du Parti, sur les dangers qui résulteraient de ces manœuvres. Ainsi, il mit en marche la contre-offensive avec ses amis Mahamat Ismaël Chaïbo alias Vita, actuel DG de l’ANS, et Abakar Tolli, actuel membre influent de l’UFR. Il faut dire que les Erdimi vouent la même haine viscérale qu’ils ont envers Zen Bada, à Abakar Tolli.

Haroun Kabadi et Mahamat Hissène, les hommes liges de la fratrie Erdimi étaient les grands manœuvriers de cette combine. Ils voulaient évincer tous les membres originels du parti de Bamina, changer le nom du parti et son emblème. En verrouillant la participation au congrès, ils pensaient réussir leur coup.

Mais, à la veille de l’ouverture officielle, Zen Bada et ses acolytes débarquent au palais du Gouvernement où se trouvait Haroun Kabadi avec les badges d’accès en train de vouloir les dispatchers. C’est ainsi que les trois compères ont ramassé les badges sans demander leur avis et ont permis à beaucoup de militant d’avoir accès à la salle.

En grand mobilisateur de foule, Zen Bada a réussi à retourner la salle en sa faveur. Une manœuvre qui ne s’annonçait pas facile. Il faut se dire que même le chef de l’Etat était déjà convaincu de la nécessité de changer le parti en profondeur. Grande a été la surprise des membres de la commission texte, dirigée par l’ambassadeur Kolbassia Vouna, de regretté mémoire, lorsque le président les a reçu pour leur demander de suivre ce que la salle a demandé. Les Erdimi ont très mal pris cet affront. Ils ruminaient dans l’ombre une occasion pour lui faire payer cela.

Deuxième manœuvre, en 2001, les Erdimi qui pensaient sincèrement que Déby allait leur laisser la place, ont voulu placer leur homme de confiance, Mahamat Hissène au poste de Président de l’Assemblée Nationale pour qu’il ait à diriger la transition qui leur permettra de prendre le pouvoir après Déby. Une fois de plus, Zen Bada était sur leur chemin en manœuvrant  pour que Mahamat Hissène ne devienne pas PAN. Une fois de Plus, il a réussi. C’est ainsi que le 16 mars 2004, voyant que leurs tentatives de devenir « calife à la place du calife » d’une manière douce a échoué, ils ont essayé de tenter le coup de force qui a aussi échoué.

Je ne reviendrais pas sur leur rôle dans les différentes purges que le pays a connu parmi les fondateurs du MPS dans le seul but d’isoler le Président de la République et le laisser à leur merci. Je ne reviendrais pas non plus sur leur rôle dans la faillite de la Contontchad et la paupérisation de la population du Sud du pays dont ils usent aujourd’hui de leur patronyme pour se nommer : « Bérémadji ». Quelle ironie ? Surtout si l’on sait que ce sont eux qui sont à la base de l’obscurantisme dans lequel le lendemain de ce peuple est plongé. Un peuple du Sud du Tchad qu’ils spolieront de sa manne pétrolière. A tour de rôle, pour ne pas dire concomitamment, Tom et Timan étaient les négociateurs du projet du pétrole de Doba. Et ceux qui ont poussé le gouvernement à sous évaluer les besoins de la population locale. Mais cela est une autre affaire.

Il n’est point besoin pour nous de revenir sur les qualifications immondes qu’ils ont utilisées pour désigner Mahamat Zen Bada. Puisque Zen Bada est un jeune de Fort Lamy et de N’Djaména, étant connu dans presque tous les milieux socioculturels de notre pays, personne n’a besoin de le défendre. Son parcours plaide pour lui. Comme on le dit si bien, on se connaît entre nous.

Faisant parti de la génération sacrifiée des moments sombres de l’histoire du Tchad, il a choisi l’engagement militant et concret au débat idéaliste lénifiant que certains en ont fait leur spécialité. Mais contrairement à ce que certains ont dit, il faut retrouver ses condisciples du Lycée Eboué et du Collège Charles Lwanga de Sarh pour leur parler des aptitudes de Zen Bada à l’école. Tout le monde se souvient que la guerre a éclaté lorsque celui-ci se trouvait en terminale. Je ne reviendrais pas ici sur la qualité intellectuelle et la force de raisonnement de Zen Bada qui sont reconnues de tous. Pour ceux qui pensent qu’amasser les diplômes est synonyme d’intellectualisme, ils resteront sur leur faim.

La popularité de Zen Bada n’a souffert aucunement de l’opération de déguerpissement, n’en déplaise à ses détracteurs. Pour preuve, tchadactuel en a fait large écho en son temps, il faut remonter à l’élection du Secrétaire Général du MPS de l’année dernière pour s’en rendre compte. On ne dirait pas qu’il s’agit là du « maire bulldozer » que d’aucuns voient en lui le diable personnifié parce qu’il s’est attaqué à leur intérêt égoïste. Zen Bada est un homme du régime MPS, membre du système au pouvoir, il est fidèle à son engagement et au serment d’honneur qui lie sa famille politique. Il est et restera fidèle à sa ligne de conduite. Le Président Idriss Déby lui a fait confiance et lui fera confiance. Les même qui crient aujourd’hui haro sur le baudet seront demain devant lui pour implorer sa légendaire générosité.

L’histoire du Tchad ne s’arrêtera pas.

Issa Moussa