Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Enseignement supérieur au Tchad : il faut regarder son histoire en face et l’accepter !
 
Comme disait une femme, récemment prix Nobel de la paix, il ne faut pas attendre un Nelson Mandela, chacun doit être son Nelson Mandela. Chaque tchadien a la responsabilité morale et civique d’aimer son pays et contribuer pour son développement.
Je rejoins abdramane seck en ce qui concerne est-il interdit d’avoir des lobbies ? C’est une question pertinente. A mon avis, il y a des lobbies partout. Seulement que tous ses lobbies aillent dans le bon sens, tout en sachant qu’une gestion saine n’existe pas. Parmi tous les lobbies qui ont dirigés l’enseignement supérieur, l’actuel lobby est désastreux. C’est un fait, il faut l’accepter.
Il est aussi important de signaler que, dans notre pays, toutes les confessions ont commis des crimes et en particulier les nordistes en majorité musulmans et les sudistes en majorité chrétiens. Les politiciens ont mis en avant des considérations religieuses de telle sorte que ces deux confessions se détestent. Cela a été amplifié par le taux d’analphabétisme élève des tchadiens. Il faut aussi reconnaître que, même l’éducation de base pose problème : les musulmans disent aux leurs que les chrétiens sont des ennemis et les chrétiens disent que les musulmans sont des ennemis. On est né et on grandit avec ses idées maladroites. L’histoire du pays a ouvert une parenthèse désastreuse, suite aux erreurs depuis Ngarta jusqu’à Deby et on peine à refermer cette parenthèse. Même les petits enfants de rien savent ce qu’on appelle « kirdi » ou « Doum ». Il est temps de la refermer et de penser au développement du pays. Nous sommes bien des grands guerriers, mais qu’est ce que la guerre nous a apporté de positifs ? L’injustice, la frustration, etc ne favorisent la cohésion.
Tout ce qui se passe actuellement soulève un certain nombre de questions :
·        Le conseil supérieur des affaires islamiques s’ingère fortement dans la politique et influence même la nomination de ses cadres dans les hautes institutions ou des ministères stratégiques. Tout simplement, par ce que le pays est dirigé par un musulman. C’est frustrant pour les autres religions. Les musulmans pourront-ils accepter, dans un futur que, le conseil supérieur des affaires chrétiennes influence un état, dirigé par un chrétien ? le pays sera tôt ou tard dirigé par un chrétien. Au temps de Ngarta, les musulmans ne croyaient pas dirigé le pays, mais ils y sont. Ces différentes considérations compliquent les choses et freinent la cohésion d’un Tchad uni. L’état doit être séparé de la religion.
·        Il fût un temps, on construisait des mosquées, partout dans le sud du pays. Et d’un autre coté on refuse que les chrétiens aient des églises dans des quartiers nord. Chaque imam veut avoir sa mosquée. Accepterons nous qu’un état dirigé par un chrétien fasse la même chose, en construisant massivement des églises au nord ? Soyons objectif et honnête, ce comportement est à bannir. L’état doit contrôler la construction des édifices religieux, de manière égalitaire, en proposant des normes et des règles.
·        Chaque vendredi, des routes sont bloquées, et de manière arrogante par des fidèles musulmans. Je me pose la question de savoir si je pourrai accepter que chaque dimanche, des chrétiens obstruent des passages. Ce comportement crée des frustrations et donc accentue l’idée de rejet. Cette triste réalité est insupportable pour les autres. Autre fait, il y a des mosquées ou des espaces aménagés pour les prières. Les musulmans occupent des zones dans les ministères ou des institutions publiques pour les prières. Accepterions nous que des chrétiens fassent de même ? l’état doit décider des espaces pour les prières de ses fonctionnaires, en dehors des institutions publiques.
·        Les constats sont légions, des livres et des livres, mais je m’arrête là. Certains diront que je suis manipulé, d’autres, il nous a trahis. Je demande à ces gens d’aller au Sénégal, au mali, etc. voir les comportements des musulmans. Moi au moins, je ne confonds pas politique et religion. Peut être, dans les pays comme l’Iran, l’Arabie saoudite et autres où les musulmans sont à plus de 95% de la population, cela se comprendrai. Mais au Tchad où le pourcentage des musulmans et des chrétiens sont presque égal, ces comportements sont à interdire, dans l’intérêt de tous les tchadiens. Bon, passons à l’enseignement supérieur.
En ce qui concerne l’enseignement supérieur, là aussi, il faut être clair. C’est en acceptant ses défauts qu’on s’améliore Le niveau actuel de nos élèves et étudiants est insupportable. Au temps de Hissein Habré, l’enseignement était dignement effectué et donc le niveau est acceptable et encourageant. Je ne me moque pas des victimes de Hissein Habré, mais il est clair que Hissein Habré n’a pas que de cotés négatifs, ses cotés positifs sont entre autres, éducation respectée, pas ou presque de détournements, pas de favoritisme etc. Au temps de Deby, c’est la catastrophe. La politique du nombre soutenu par quelques adeptes du Frolinat, est en réalité désastreuse car elle ne favorise qu’un nombre négligeable des politiciens. La fonction publique est remplie des cancres, des inciviques, qui ne font rien et qui gagnent. Pour eux, détourner l’état n’est pas un péché. Un seul individu vole des millions, des milliards alors que d’un autre coté, il y a des personnes qui n’arrivent pas à trouver même du pain à manger par jour et n’arrivent pas à se soigner. Même des tchadiens qui vivent à l’extérieur, canada, France, états unis, pays du magreb, sont intégrés alors que sur place au pays, il y a des chômeurs. Par ces mêmes voies, l’enseignement supérieur est submergé des enseignants incompétents et manipulateurs. Les institutions universitaires, lieu du savoir, de la recherche, des innovations et autres sont aujourd’hui des lieux de règlements de comptes, des coups bas, ralentissant ainsi le développement du pays. Une réalité est que la majorité des enseignants compétents sont des sudistes. C’est un fait. Et je pense que l’enseignement ne marchera pas si ces derniers n’enseignent pas. Aussi, parlant de baisse de niveau, la plupart des cas c’est les nordistes, il suffit de lire les écrits sur le site de makaila pour s’en rendre compte. Le favoritisme dont bénéficient les nordistes favorise plus tôt la mediocricité. Allez à la rue de 40, la majorité des parents d’élèves prennent des sudistes pour répéter leurs enfants. C’est en quelque sorte un aveu implicite. Il est temps de rectifier le tir. Nous sommes obligés de collaborer et d’oublier ces considérations qui sont néfastes pour le pays.
Pour les enseignants du supérieur, les jeunes découragés, jettent l’encre. En effet, tout est verrouillé, ficelle, pas d’ouverture pour des compétents. Ces jeunes sont con train d’abandonner la recherche et ainsi fondre les connaissances chèrement acquises. Ce comportement est soutenu alors que le pays en a plus que jamais besoins des jeunes.
Pendant que certains enseignants publient et postulent au CAMES, d’autres font tout pour empêcher que ces chercheurs soient reconnus. Même si certains disent que dans le CAMES, il y  a des lobbies, ce qui n’est pas faux, c’est pourtant la seule institution qui peut juger nos enseignants. Il suffit de publier et de remplir les critères demandés. Certains critères sont bien surs discutables, mais tout s’uniformise actuellement. Des gros poissons dans l’enseignement supérieurs ont pensé créer une institution pout juger et grader des enseignants. L’objectif était de contrer CAMES. Notre armée en est un exemple. Des généraux en pagaille, la pyramide est renversée. Ces gros poissons veulent devenir des maitres de conférences, des professeurs, nommées à des fins politiques et donc certainement improductif pour les tchadiens.
Pendant que les Mbailao, Mahamoud yaya et autres publient, que font les barka, Annadif, tchadanaye, mahamout youssouf, dehainsala père etc. ? Certains jeunes font la différence, à l’exemppe de Mackaye Hinaissou, likus, etc. En citant ces gens, l’objectif n’est pas qu’ils soient renvoyés mais qu’ils laissent les jeunes émergés parce que l’enseignement supérieur est l’une des clés du développement. Sacrifier l’enseignement supérieur pour leurs causes est injuste et inacceptable. Qu’ils acceptent les changements ou les changements va les accepter. C’est inévitable.
Mahamat Hamza. Etudiant
**************************************************************************************************
                                  L’Enseignement Supérieur du Tchad à la dérive

Hamza et moi, nous ne faisons pas de la politique. Nous ne faisons que dénoncer les abus, les dérapages du réseau de ce département ministériel. Tant qu’il n’aura pas de changement dans ce ministère nous continuerons à dénoncer. Il y a beaucoup de choses à dire. Qualifier le réseau de Ouaddaï Géographique est une réalité, ce n’est pas un mythe. Il suffit de les voir : Mahamat Ahmad Alhabo le créateur du réseau, Mahmout Youssouf et Mahamat Barka les Banquiers, Mahamat Ali Moustapha l’idéologue, Hamdane Annadif et Malloum Soultan les conseillers. D’où viennent-ils si ce n’est pas du Ouaddaï et de Biltine, à l’exception de Barka et de Soultan dont on ne connait pas la provenance. Attention tous les N’djamenois ne viennent pas de N’djamena et tous les Tchadiens ne viennent pas forcement du Tchad. Vous voyez ce que je veux dire ?

Il faut reconnaitre qu’avec l’arrivée d’Ahmad Taboye, le ministère est descendu au fond du gouffre. Il a laissé le réseau agir à sa guise comme il est entré lui aussi dedans. Ils ont instauré une véritable Mafia au sein du ministère pour terroriser les enseignants. Tout enseignant qui ose s’opposer à eux ou leur dire des vérités est soit mis en jachère au secrétariat général du ministère devenu en quelque sorte le Bardai ou le Koro Toro, c’est- à -dire le Goulag du ministère, soit il est privé de ses primes, soit envoyé carrément à la Fonction Publique, le dépotoir. Où est le débat qui devrait être la règle au Ministère de l’Enseignement Supérieur ?

Prenons l’UNABA, l’Université Adam Barka d’Abéché, le recteur Mahamat Ali Moustapha a fait le nettoyage autour de lui. C’est un vrai dictateur, celui-là. Il a renvoyé le Vice-recteur Mahmout Yaya (attention c’est un nom trompeur !) chez lui à Doba, parce qu’il le dérange. Pourquoi ? Parce qu’il fait partie des aigris, puisque son Vice-recteur est Maître de Conférences et lui Maître-assistant du CAMES. Voilà le grand problème du réseau : le CAMES, leur bête noire.

Ce n’est pas tout sorcier. Il suffit tout simplement de travailler dur et de réussir. N’est-ce pas ce que nous conseillent à longueur de journée nos enseignants ? Je comprends, on ne peut pas se mettre à amasser de l’argent et travailler durement sur le plan intellectuel. Les deux activités sont incompatibles. Dans ce cas laissez tranquillement le ministère et allez-y faire de l’argent là où il y en a suffisamment. S’il vous plaît ne dilapidez pas le ministère. Une autre caractéristique du dictateur de l’UNABA, c’est de museler entièrement les membres du SYNECS qui sont dans son établissement. Chez lui il est interdit de parler de syndicalisme. Pourtant il en profite largement. Quel paradoxe !

Parfois nous les étudiants, nous nous demandons comment nos enseignants ont-ils obtenu leurs doctorats. Il suffit de faire un tour à N’Gaoundéré, une très jeune université par rapport à la nôtre pour voir la différence entre ces enseignants et les nôtres. Ce qui nous surprend encore, notre Etat n’encourage pas le brassage. Regardez les responsables des établissements universitaires. On a envoyé chacun chez lui. Mahamat Ali Moustapha et Mahmout Youssouf les Ouaddaïens chez eux à Abéché, Charfadine l’arabe, chez lui à Ati, Mahamat Tahir, le Kreda à Mao, Mahamat Seid Malloum le Zaghawa à Iriba, Mahamat Barka à Mongo Oh ! Celui-là est-il chez lui ? Je ne sais où le mettre. N’a-t-on n’a pas vraiment trouvé un gars du Guéra pour le mettre là ? Bien, continuons la série géopolitique, Danadji le Ngambaye à Moundou, Mahmout Yaya le Ngambaye à Doba, Mbailao le sudiste à Sahr etc., etc. On est entrain de cultiver la géopolitique, le tribalisme. Et ça c’est l’œuvre, la politique du Réseau : Balkaniser le Tchad pour mieux régner.

MAHAMAT BERNARD