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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 
 
Selon des informations qui me sont parvenues, les enseignants du supérieur cherchent à se régler des comptes. Les dénonciations de ces derniers temps en sont la cause principale. Les enseignants qui se reconnaissent dans ses écrits accusent d’autres de fournir des informations et de créer de divisions. La honte s’installe et des boucs émissaires sont recherchés te plus particulièrement mahamat hamza est discrètement recherché parmi les enseignants-chercheurs.
Il y a effectivement des pratiques et comportements indignes, restés secrets et que mahamat hamza a dévoilé. Peine perdue, il ne sert à rien de vous déchirer, de vous diviser. Il faut accepter ses réalités et changer. Eh bien mahamat Hamza est bien un étudiant, au Burkina. Il fait au moins 2 fois par an, le voyage à N’djaména. Il ne sert à rien d’accuser vos collègues enseignants. D’ailleurs, je suis choqué que la majorité des enseignants-chercheurs, intellectuels de ce niveau, restent sourd et aveugle devant cette situation désastreuse dans l’enseignement supérieur. Ne vous inquietez pas, mahamat hamza sera enseignant-chercheur dans trois ans, vous aurez le temps de le découvrir. Pendant ce temps, arrêtez de dormir, réveillez-vous et montrez les mérites de l’enseignement supérieur.
 
J’ai voyagé en Tunisie, au Maroc, au Sénégal et maintenant au Burkina. On ne verra jamais ce qui se passe dans les institutions universitaires au Tchad. Ailleurs, il y a le patriotisme, l’envie de travailler pour développer son pays. Pendant que les autres pays donnent de l’intérêt à l’enseignement supérieur, au Tchad, nous perdons notre temps à diviser nordistes et sudistes ou musulmans et chrétiens. Des étudiants sont sacrifiés parce que les responsables universitaires et le gouvernement n’ont la volonté de résoudre de simples problèmes de bourses et de la rigueur dans l’enseignement.  Les critères de compétences sont balayés au profit des favoritismes basés sur des considérations ethniques et religieuses. Sur le plan de l’enseignement supérieur, le Niger nous dépasse de loin. Au Cameroun, des chercheurs découvrent et des étudiants innovent. Tout cela ne dérange pas l’état et les responsables des institutions universitaires.
Les dénonciations ne s’arrêteront pas tant que les choses ne changent pas. L’époque où les choses se règlent à huit clos est dépassée. Via l’autoroute de l’information, l’Internet, il est impossible, se cacher la face deviendra de plus en plus complexes.
 
Tous les tchadiens le savent très bien. L’état ne s’occupe pas du développement du pays et fait sourd d’oreilles aux revendications de la population, en majorité pauvre alors que l’argent du pétrole est détourné par une très petite minorité. Tous les indicateurs sont au rouge.
 
J’ai apprécié ce qu’a dit M.A Mahamat sur les lobbies, dans sa partie 1. L’existence de ces lobbies est réelle. Et si on est arrivé à cette situation actuelle désastreuse pour le pays, c’est que tous les lobbies qui ont dirigé l’enseignement supérieur ne s’intéressent qu’à leur intérêt. Jusqu’au temps du recteur Zozabé, l’enseignement supérieur était acceptable et les étudiants sortis de l’université de N’djaména étaient respestés. La situation actuelle est intenable et le lobby actuel, au lieu de mettre fin à certaines pratiques, en profitent plus tôt. J’écrirai prochainement sur le lobby arabophone dont les membres font une confusion totale entre la langue arabe et l’islam et dont l’une des conséquences est l’incompréhension entre arabophones et francophones.
 
L’actuel ministre doit penser à abroger le décret sur les quotas pour éviter d’avoir des fonctionnaires cancres et d’éviter la médiocrité dans la fonction publique. Aussi, n’est-il pas nécessaire de mettre l’internet dans toutes les facultés afin d’améliorer le niveau des étudiants et des enseignants. Il faut aussi régler le problème d’électricité qui fait que des enseignants sont toujours dans la cours et des travaux pratiques souvent non effectués. En ce qui concerne les nominations dans les postes de responsabilité, il y a deux choses à remarquer. Les enseignements ont une grande part de responsabilité dans le désordre actuel. En effet, les responsables sont de connivence ou en complaisance avec leurs collègues. Aucune sanction des sanctions n’est effectuée. D’autre part, nommer des enseignants risque de se trouver dans une situation où les gens s’entourent des personnes acquises à leurs causes. Une solution intermédiaire s’impose. A mon avis l’application du décret 900 donnera pas mal de solutions. Les frustrations doivent être bannies, les enseignants arabophones ne doivent pas se sentir plus supérieur que des  enseignants francophones. La création des institutions universitaires doit être réglementée car il y a un manque considérable d’enseignants. Des bourses d’études doivent être attribuées qu’aux étudiants majeurs de leur promotion, ce qui se faisait bien avant. Etc. etc.
Les vérités sont là, il est inutile de les cacher. «  Toutes les vérités sont faciles à découvrir, à nous de les découvrir » (Galilée). « Ce qui soulève la souffrance à l’intérieur de l’humain n’est pas la souffrance en elle-même, mais l’absurdité » disait un adage. En tant qu’intellectuel, on doit être libre de ses opinions et surtout être objectif. On a longtemps manipulés les enseignants du supérieur, il est temps d’être libre et contribuer au développement de son pays tout en sachant que « La liberté partielle n’existe pas » (Nelson Mandela)
 
Mahamat Hamza. Etudiant.