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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Mahamat Hassane Boulmaye, membre de l'opposition

tchadienne en exil.

 

J’ai appris avec beaucoup de joie et d’émotion la décision en vue, du ministre français des affaires étrangères, M. Alain Juppé. Il a exprimé la décision de retirer le dispositif Epervier au Tchad. La principale raison avouée est économique. Mais en acteur attentif de l’évolution politique et diplomatique du Tchad,  je pressens  un ras le bol des partenaires du Tchad, particulièrement la France. La révolution de jasmin entrainera ; l’été tchadien, une révolution qui atteindra le subsaharien.

La France avait adopté une attitude inhumaine, en apportant un appui militaire, lors de nos raids héroïques, au sein de l’opposition politico-militaire de l’est du Tchad, contre la soldatesque du clan Debyfole, de 2003 à 2009. Nous avons dans nos déclarations à la presse, le 29/11/2007, écris : d’être, en état de belligérance contre l’armée française.

Comment une nation démocratique, comme la République Française, maintien une dictature sanguinaire au pouvoir ? Est –elle une simple erreur politique/diplomatique ou simple manœuvre mafieuse ?

L’arriver à la tête de la diplomatie française, de monsieur Alain Juppé, améliore la face de la République au plan diplomatique, en appuyant des soulèvements populaires contre des dictatures atroces. En effet, la diplomatie de monsieur Alain Juppé, améliorera les relations entre le peuple tchadien et le peuple français. La méthode Juppé s’avère efficace. 

Ce n’est malheureusement, pas suffisante cette décision.  Se retirer du Tchad et laisser une dictature en place, sera un acte d’irresponsabilité. Le devoir moral obligera la France à s’investir au Tchad pour restaurer l’Etat et la Démocratie. Car, le spectre de la guerre civile est fortement présent au Tchad, un énorme risque qui débordera en cas de conflit armée. Il y a donc, à mon humble avis des solutions pacifiques. Permettez-moi de suggérer une solution simple et pragmatique, pour restauration de l’Etat et de la démocratie au Tchad.

Par humanisme et devoir morale, la France doit s’investir pour accompagner le processus de démocratisation et de restauration de l’Etat au Tchad :

  1. Il faut dans un délai bref, forcer la main du dictateur à accepter de négocier, avec l’opposition civile et politico-militaire. Une conférence de paix et de réconciliation nationale doit être organisée en France ou au Tchad sous le regard attentif de la communauté internationale.
  2. A l’issue de cette conférence, il sera mise en place un gouvernement de transition, avec un premier ministre issue de l’opposition, avec un large pouvoir ; un parlement de transition élu à la conférence et le parlement de transition élira un premier ministre. Le gouvernement de transition aura un cahier de charge précis et pragmatique.
  3. Le gouvernement aura pour missions principales : la restauration de la démocratie, en assurant la continuité des services publics, la reforme de l’Etat et des lois électorales suivant le schéma du cahier de charges, adopté à la conférence de paix et de réconciliation ; le gouvernement de transition aura pour tâches d’organiser des élections libres et transparentes. Les membres du gouvernement de transition ; du parlement provisoire et les administrateurs seront privés au cours de leurs mandats de leurs droits civiques. Sortent de garder de fou pour éviter tout dérapage, fraudes ou tentatives de fraudes.

Ainsi le Tchad connaitra la paix et la démocratie et le dictateur au pouvoir aura une issue honorable. Si comme d’habitude, il met en avance l’arrogance, les mensonges et l’incompréhension ; alors nous n’auront pas le choix, la solution sera la guerre.

 

Mahamat Hassane Boulmaye

Membre de l’opposition politique du Tchad en exil