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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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A l’instar de la Côte d’Ivoire, les Nations Unies doivent prendre le contrôle du processus électoral en Afrique centrale  et notamment au Tchad et surtout en certifier les résultats

 

Ce qui se passe sous nos yeux en Côte d’ivoire ne peut être que le plus beau cadeau de fin d’année que la communauté internationale offre aux africains. Qui d’autre pourra dire mieux ? Le président sortant ivoirien déploie des efforts machiavéliques pour confisquer le pouvoir qu’il a perdu à l’issu des élections ouvertes et transparentes.

Gbagbo avait  prévu durant la campagne plusieurs scenarios et stratégies pour gagner les élections :

1)      Trompé par les sondages qui le donnent gagnant à tous les coups, il a cru faussement que le moment est prévu pour organiser les élections dont il a privé le peuple ivoirien pendant 10 ans. IPSO, bien qu’étant un institut de sondage crédible, ne maîtrise par les comportements électoraux des africains et est passé totalement à côté des prévisions. De plus, sa filiale ayant diligenté les sondages en côte d’Ivoire est noyauté par les partisans de Gbagbo

2)      Deuxièmement, il a compté sur la manipulation des résultats à travers la compilation information attribuée au bureau BNET dirigé par un de ses proches, expert international en informatique. Cela a lamentablement échoué face à la détermination du RHPD qui en a exigé le comptage manuel au dernier moment.

3)      Troisièmement, dos au mur, Gbagbo sort la plus grosse artillerie qui est la xénophobie. Ainsi, ouattara, l’adversaire au deuxième tour est traité de candidat de l’étranger, de putschiste, de burkinabé. Lui Gbagbo est nationaliste, ivoirien 100%, garant de la souveraineté et adversaire du néocolonianisme.

4)      Hypnotisé par son entourage, il a cru à sa victoire, même deux jours après la tenue du second tour. C’est lorsque la compilation globale des résultats tire à sa fin, que le natif de maman a dû se rendre compte de sa défaite. Les intimidations durant la campagne, l’instauration unilatérale d’un couvre feu en Côte d’Ivoire n’y ont rien fait. Alors il faut utiliser le plan B en faisant invalider les résultats de 7 régions du nord par son ami et militant des premières heures du FPI, le Président du Conseil Constitutionnel qui le donnent gagnant avec 51%. Les raisons évoquées de vote forcé dans le nord ne tient pas car au premier tour, le camp Gbagbo n a aucunement contesté ces résultats que les observateurs ont qualifiés de transparents.

5)      En faisant brandir l’arme nationaliste, il pense mobiliser le jeunesse abidjanaise et surtout les patriotes dirigés par un certain désœuvré Blé Coudé qui est nommé depuis lors Ministre de la jeunesse. Mais une seule question que je voudrais poser au camp Gbagbo : que vaut ce mouvement des jeunes patriotes qui sème la terreur à Abidjan sans le soutien des forces de défense et de sécurité (FDS) ? ce mouvement disparaitra dès que l’armée ivoirienne change de camp et ca c’est clair et net.

 

Ce que Gbagbo a oublié, est que le contexte international a évolué et avec un président Obama plus pragmatique et talentueux que les Etats unis n’aient jamais connu, et un président Sarkozy moins accroché au réseau françafrique que les anciens présidents français.

Obama avait prévenu à Accra : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais plutôt de fortes institutions ». Gbagbo ne l’avait pas entendu, sinon le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire n’allait jamais s’amuser à rayer des comptes là où Gbagbo a perdu et ne garder que les départements où il a gagné.

Les présidents Idriss deby, Obiang Guema et Paul Bya contiennent aussi à faire semblant de n’avoir pas compris le message du messie Obama, tant le culte à la personnalité atteint son sommet dans leurs pays au profit des institutions républicaines qui deviennent de plus en plus fragiles. La pissivité, la complicité de l’Assemblée nationale par rapport à l’exécutif, la connivence entre les décisions de l’exécutif et de l’appareil judiciaire dans ces pays sont des preuves irréfutables de la fragilité de ces institutions.

Aujourd’hui, je me demande par comment Gbagbo peut résister à une telle pression internationale. Interdiction à lui et à ses proches sur l’espace européen et gel de leurs avoirs extérieur. Les mesures pareilles seront prises par les américains qui voient même l’expulsion de ses enfants sur le sol américain. Le blocus financier est aussi énorme : Gbagbo n’es plus signataire des comptes de l’Etat ivoirien à La BCEAO.

Pour cette unanimité de la pression internationale à pousser Gbagbo à la sortie ?: c’est dû à la présence des Nations Unies dans le processus électoral en Côte d’Ivoire qui en ont certifié les résultats. Pour la première fois dans l’histoire des élections, le monde entier est unanime sur les résultats : USA, Europe, Afrique, Amérique du Nord, Chine et la Russie

Tous les démocrates africains doivent se féliciter de ce travail remarquable des Nations unies. Mais nous ne devons pas nous arrêter là. Nous devons exiger l’implication des nations unies dans le processus électoral de tous la pays d’Afrique qui se montrent incapables d’organiser eux des élections équitables, démocratiques et crédibles. Ces pays sont nombreux en Afrique au Sud du Sahara et on peut citer aisément le Tchad, le Cameroun, la Guinée Equatoriale,le Gabon la RCA.

Pour ce qui est du Tchad, Deby n a jamais gagné une élection au Tchad. Ce sont des tripatouillages de la CENI, des cours constitutionnels. On se souviendra encore en 2001 où le président du Conseil Constitutionnel  Yokabdjim Mandiguim  déclarait à la radio que les candidats étaient à coude à coude sur la quasi-totalité des bureaux et qu’à la fin, Il déclarait à la fin de manière magique que Deby est vainqueur au premier.

J’en appelle donc solennellement les Nations Unies à s’impliquer dans le processus électoral au Tchad pour que les résultats des urnes soient sauvegardés. Il est vrai que beaucoup d’observateurs pensent que pour la première fois, Idriss Deby Itno gagnera les élections au Tchad sans faire recours à la fraude. Car, il n existe aucune opposition crédible au Tchad et de plus, Deby a réalisé en 2 ans (2008-2010) plus de 20 fois ce qu’il a réalisé en 18 ans de règne (1990-2007) : les infrastructures routières, scolaires, sanitaires à tel enseigne qu’on peut lui reconnaitre aujourd’hui le nouveau visage de la ville de Ndjamena. Mais le Tchad a besoin des élections apaisées et tant mieux si, Deby gagne de manière crédible car en tant que citoyen tchadien et président sortant, c’est son droit absolu d’être candidat même si on lui reproche le fait d’avoir modifié la constitution pour se permettre d’autres mandants.

Une élection crédible ne peut que renforcer l’Etat de droit et booster le développement socio économique du Pays.

 

Daniel hongramngaye

BP 69742, Ndjamena Tchad

hongramngaye@yahoo.fr