Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info: Idriss Deby piégé par sa générosité, monte la pression sur les pays occidentaux et menace de quitter la zone fcfa //

Géo-localisation

Publié par Mak

ERYTRHEENELBECHIR.jpgLa  Commission électorale soudanaise, a proclamé lundi dernier, les résultats de la présidentielle qui donne vainqueur au chef de l’Etat sortant, Oumar Hassane El-béchir, avec un score controversé de 68% de suffrage recueilli et dénoncé par l’opposition à son régime y compris par  une partie importante de membres de la communauté internationale, peu convaincue de la fiabilité de scrutin qui n’aurait, selon elle, respecté des règles  élémentaires et conformes aux principes  démocratiques.

Le dirigeant soudanais est donc réélu pour un mandat de cinq (5) ans qui ne fait guère l’unanimité au niveau national qu’international.

Si à Khartoum, on jubile et crie victoire, il est en revanche, tout à fait le contraire dans les rangs de l’opposition soudanaise en exil.

En effet, le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM), groupe armé autonomiste du Darfour, qui lutte les armes à la main contre le pouvoir central d’El-béchir, n’est guère dans un état d’esprit d’euphorie.

Dans une déclaration rendue publique à la presse internationale, le MJE, affirme ne pas reconnaître cette mascarade électorale organisée  par Khartoum au même titre que la réélection du dirigeant soudanais, sous le coup d’un mandat d’arrêt international de la CPI.

Par contre, Idriss Deby, principal pourvoyeur en armes et soutien avéré de ce mouvement armé soudanais, opérationnel au Tchad,  a félicité  avec un «  immense plaisir »son homologue El-béchir pour sa réélection à la tête du soudan, un grand pays.

Mais aujourd’hui, pour la plupart d’observateurs de la crise qui sévit dans la sous-région, il est frappant de constater subitement la division qui affecte  le MJE et Idriss Deby, auparavant alliés et ligués contre Khartoum.

Il reste ici à savoir si c’est un « new-deal » pour tromper la vigilance de l’opinion générale sur l’évolution des relations entre Ndjaména et Khartoum ou bien s’achemine-t-on  vers une nouvelle démarche visant à  renoncer réellement aux soutiens réciproques de deux régimes aux mouvements d’opposition armé qui leur sont hostiles.

Dans le cas d’espèce, la prudence s’impose à tout observateur.

Que peut faire Idriss Deby sans le MJE, tout comme, que deviendra, le MJE sans Idriss Deby ?

Quel serait le sort de la rébellion tchadienne après la réélection du dirigeant soudanais ?

Autant de questions qui taraudent sempiternellement nos esprits et qui trouveront des réponses, après le délai  buttoir du 15 mai prochain où le régime tchadien et les mouvements armés de l’est, doivent se rencontrer pour explorer des pistes de réflexions des négociations à Khartoum.

Attendons pour voir.

Makaila Nguebla