Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

            ASSILECK
            Mahamat Assileck Halata,
            de l'opposition tchadienne
            (Tchadanthropus)

La semaine qui vient de s’écouler a été dense et riche d’actualité. Des faits majeurs et une tendance à chauffer les égos. Il y’a des choses inattendues à oser le parallèle entre l’interpellation du président de l’UFR dans ce qui est écrit ça et là, tout comme la jonchère de ce qui a animé l’actualité tchadienne dans sa globalité.

            Les oracles ne seront plus démentis cette fois par l’esprit, et l’aspect lugubre d’une certaine entité, moins encore par les observateurs qui, de manière mesuré se découragent de l’opposition politico-militaire.

            Une chose est sûre. L’interpellation de Mr Timan Erdimi ne peut constituer une base de joie pour qui que ce soit dans l’opposition politico-militaire, parce que ce cas porte un index majeur à l’image des mouvements armées. La cantine des méfaits est exprimée depuis longtemps par ces mêmes méthodes auxquelles beaucoup se sont abreuvés. En contournant toute réponse plausible dans le fond, en se contentant d’encercler les esprits éveillés, nous nous trouvons aujourd’hui face à des lacunes criantes, et un fossé abject entre l’idéal d’un combattant dans sa discipline et sa hiérarchie.

             Nous sommes aujourd’hui à l’heure ou aucun bilan n’est fait, aucun sens de la repartie, aucune remise en question. On est omnipotent, sensé attribué les règles d’un milieu, loin des objectifs fondamentaux ayant portés des milliers d’hommes en exil. Obtus et têtus, nous allons continuer à vendre des chimères si par défaut les attitudes de celui qui pense, ou censé être au dessus de tous ne change pas. Le mûr, oui le mûr bien devant nous.

             Si Mr Timan Erdimi, ou qui que ce soit, est responsable d’une certaine caricature, alors cédons la place à mieux que, pour porter l’essor de la lutte.

            Beaucoup d’entre nous sont calfeutrés dans cette espèce de mirabelle de lutte interne, quant l’espoir même du peuple tchadien est foulé au pied. Quoi qu’en face nous ne puissions établir une règle de réponse. Idriss Deby Itno continue de soigner son effigie dans le mensonge. Il continue de berner l’opinion nationale et internationale, quand nous même ne sommes capables de lui opposer une équation. Il est maintenant le temps du réveil ou de la relève car plus jamais les choses ne seront les mêmes, et ça dans un avenir très proche. Passé les temps des cerises, allons à l’essentiel des choses car le déficit est trop grand.

 

Les droits de l’homme.

               Tel l’hôpital se moquant de la charité, Idriss Deby organise son forum des droits de l’homme. Cet aspect des choses se présente comme le surgelé périmé qui ne passe pas. Sinon comment comprendre le bourreau du peuple se représenter en saint. Le peuple tchadien garde toujours en mémoire les disparus de Bardaï aux fosses communes de Faya. Les prisonniers de guerre libyens d’Ouadi doum aux massacres de septembre noir. Idriss Deby fut de tous les convois de la mort. Comment s’affranchir de toute cette teigne avec une facilité insolente. Le monstre semble oublier d’avoir larguer en chute libre des prisonniers depuis un hélicoptère transportant des prisonniers de guerre. Faut-il lui rappeler qu’il fut la cheville ouvrière de tous les massacres depuis 30 ans. Ou veut-il nous effacer de la mémoire Joseph Beïdi, Ibni Oumar Mahamat Saleh, Bichara Digui, Kétté Moïse, Bisso Mamadou et la cohorte de la longue et interminable liste des massacres et assassinats.

               Les tchadiens dans leur ensemble ne sont pas dupes. Aujourd’hui et demain le chapelet comptable sera égrené et l’addition sera salée. Rien que vaille, l’argent du pétrole et du contribuable tchadien est dépensé pour polir un visage déjà rabougri. Le régime tchadien croit amadouer l’opinion internationale sur la nature de son président, mais n’est bête que celui qui croit cacher les lueurs du soleil avec un pan de la main.

              Nous ne sommes jamais trompés quand nous qualifions le régime tchadien actuel de Débyfole. La Débyfolie est cette de mécanique trompeuse instaurée en système de gouvernance, qui pense bien faire et qui se heurte à la mésure de ses carences, rattrapé par la réalité de l’histoire. Et l’histoire retiendra comment notre pays le Tchad fut géré deux décennies durant dans la débauche, la corruption, le népotisme, la gabegie, le manque des droits les plus élémentaires, et le vol des deniers de l’état.

                    Cette Débyfolie est incarnée par un seul homme… Idriss Débyfole.

 

Mouvements armées ou politico-militaires.

              Rien n’est mort au contraire tout commence. Beaucoup d’observateur pensent que le geste politique effectué par le tyran de N’djamèna socle le devenir des mouvements armées. Ils ont raison dans le sens de voir flou. Les militants et militantes ne sont point confortés dans une dynamique objective. Les divisions observées, et les limites partisanes sont acerbes. Tout le monde est d’accord que le facteur division réconforte Idriss Deby Itno dans ce piédestal que les mêmes mouvements armées semblent le lui céder.

             Aucune initiative singulière ne pourra aboutir et venir à bout d’un système qui nourrit sa force dans la faiblesse et les carences de nos démarches. Il est l’heure des clochers, de se mettre débout face à l’adversité. L’union des lèvres n’est que baliverne, car il faut battre tous les cœurs et les mettre en harmonie. Rien ne peut se construire sans slogan, ni rassemblement. Il nous faut des orientations claires sans exclusions, et une concurrence intellectuelle posée. Sans cela, le chemin sera encore long et semé d’embûche comme le disait Ibrahim Abatcha en son temps. Les mouvements armés traversent un moment d’averses, il faut de la lumière et de la vision pour éclairer non plus les chemins et les pavés, mais le cœur assombri de tous les militants.

             Dans l’UFR, l’UFDD comme tant d’autres mouvements demeure intacte malgré les griffes des uns et la bave des autres. Ceux qui croient l’enterré se trompent car la relève est immense par delà ceux qui la compose aujourd’hui. L’attrait des injonctions dites et les étiquettes posées par quelques briques n’entraveront jamais ce qui est entrain de se construire autrement.

             A ses membres d’être exemplaire de conduite, car dans une équipe, toute démarche en solo est perdue d’avance. Entre promesses non tenues et grossières inventions, il ya de quoi alimenter la chronique quotidienne de l’inexistant. Les gens en ont assez d’être manipulé dans tous les sens. La confiance reculée dans l’envie de changement doit s’établir vite et rapidement…

 

                              MAHAMAT ASSILECK HALATA.