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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Nonobstant toute autre voie de recours, nous tenons à apporter des précisions sur les contrevérités distillées dans cet article qui, comme par hasard, paraît opportunément en cette veille des grandes échéances et pour cause ! L’objectif que vous poursuivez, à travers cet article, ne trompe pas les lecteurs.

 

Nous vous rappelons que lorsque Saleh Kebzabo alias SK fut le Directeur de Publication de N’Djaména-Hebdo, il utilisait ce canard pour me nuire comme l’ont fait tant de journalistes jusqu’à date. Mal lui en prenait, SK recueille auprès d’un officier en mal de célébrité par des mensonges tissus de fil blanc à propos du coup d’Etat militaire du 13 avril 1975. Touché de plein fouet, je me suis fait violence en déposant une plainte contre SK auprès du Procureur de la République près le Tribunal de N’Djaména, Mme Ruth Yanéko Djondang ROUMBA. J’ai joint quelques pièces à conviction pour démentir les mensonges de SK et son informateur de pacotille (cf. mon livre : Tchad, le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions L’Harmattan, 2003, chapitre 2 du titre I, intitulé «L’opération Koro (1973-1975», qui a été gracieusement offert de ma part à votre journal). Telle que constituée, ma plainte aurait inévitablement abouti à la condamnation certaine de SK qui n’était pas, à cette époque-là, en odeur de sainteté auprès du régime. C’était l’occasion toute indiquée pour le renvoyer en prison. Face à ce danger, SK supplie Mme Roumba de tout faire pour me réconcilier avec lui afin que je retire ma plainte. C’est ce qui fut fait. Mais, j’exige que cela soit acté par le greffier en Chef en échange de la publication intégrale de mon droit de réponse qu’il refusait de publier. C’est ainsi que SK s’est tiré d’affaires. Suis-je naïf ? Non, j’ai retiré ma plainte non pas parce que Mme Roumba que je respecte me l’avait gentiment  demandé ou j’ai eu pitié de SK qui se plie à quatre pour me demander pardon, mais parce que dans la vie, il faut savoir se faire violence. Ce rappel étant fait, je réponds à vos contrevérités.

 

1)- Mes collègues du parti et les Députés de Far/Pf n’ont pas quitté le navire à cause de mes voyage en Europe et/ou en Amérique, mais parce qu’ils sont manipulés par les adversaires du parti pour l’affaiblir et pour le fragiliser. Ces collègues Députés ont cédé à l’appât du gain en violation de leur propre engagement irrévocable notarié avant leur investiture. Malheureusement pour ces manipulateurs, ce sont des seconds couteaux sans importance qu’ils ont réussi à convaincre de quitter le parti. Et leur départ n’a aucun impact. Au contraire, l’ivraie est séparée du bon grain. Il vous souvient que Me Ramadane a perdu les deux procès qu’il a intentés contre le Far/Pf à travers le trésorier et moi-même. Concernant l’agitation de Me Ramadane Coordinateur Exécutif 1er adjoint, il y a lieu de relever qu’il n’a pas de pouvoir propre pour engager le parti sans procuration expresse de ma part. Tout comme les Députés Konto et Nobo qui ont tenté vainement de faire reconnaitre leurs partis comme étant représentés à l’Assemblée Nationale. Or, les quinze partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale en 2002 sont : l’Actus, l’Art, la Cdf, la Cnds, le Far/Parti Fédération, le Mpdt, le Mps, le Rdp, le Rfdt, le Rndt le Réveil, le Rpf Lingui, l’Un, l’Undr, l’Urd, le Viva-Rndp. Comme au Togo où la Cour constitutionnelle du Togo vient de démissionner d’office les Députés nomades investis pourtant par leur parti comme chez nous et au Burkina Faso ou le Conseil d’Etat déclare illégal le bulletin de vote aux dernière élections présidentielles, nous avons, pour les mêmes griefs, saisi le Conseil Constitutionnel conformément à l’ordonnance n°15/PR/2008 du 7 août 2008 portant additif à l’ordonnance n°10/PR/2008 du 23 février 2008 portant code électoral qui n’a pas été abrogée ni par la loi n°003/PR/2009 du 7 janvier 2008 portant code électoral ni par la loi organique n°025/PR/2009 du 31 août 2009 déterminant les rapports entre les partis politiques et leurs militants el Cour suprême du Tchad conformément à la loi n°020/PR2008 du 19 décembre 2008 portant création de la CENI.

 

2)- «Malheureusement, dites-vous, ceux qui ont pronostiqué très tôt la mort de Yoro n’ont pas compté avec  son principal médecin et sponsor, Idriss Déby himself. Car, entre ces deux hommes-là, il y a une sorte de deal secret pour se soutenir mutuellement afin que la barque de l’un et de l’autre ne tangue point». Sachez que le seul deal qui me liait à Idriss Déby à travers feu Hassane Djamouss fut le coup d’Etat contre Hisseine Habré, le 1er avril 1989. Après la prise de pouvoir, le 1er décembre 1990, le pont est rompu entre lui et moi parce que le sang des Tchadiens a encore coulé sous son régime. Depuis lors, j’ai vu deux fois Idriss Déby en face devant de nombreux témoins. La première fois, ce fut sur conseil de M. Paul Fombone, son conseiller français en sécurité et non moins agent des renseignements mis à sa disposition par ELF, qui l’avait accompagné du Soudan au Tchad à N’Djaména, ce 1er décembre 1990. Après que j’ai fait huer Idriss Déby de l’aéroport de Moundou à la résidence du Préfet, M. Paul Tombone lui avait conseillé de me recevoir pour enterrer la hache de guerre et faire la paix des braves. C’est ainsi qu’un jour, le Directeur du protocole d’Etat vient m’annoncer qu’Idriss Déby m’invite à une rencontre à la présidence avec tous les leaders des partis politiques alors que mon parti politique n’était pas légalisé et pour cause ! Comme j’ai appris la veille qu’Idriss Déby envisageait mon arrestation, j’ai opposé un refus. Mais, mis en minorité au cours de la réunion ad hoc élargie à quelques militants, je me suis fait accompagner par quatre camarades. Toutefois, la rencontre a tourné très court pour ne pas dire au vinaigre et les dizaines de leaders des partis politiques présents en sont restés pantois et médusés. Je citerai, entre autres, MM. Lol Mahamat Choua et Abderahman Koulamallah qui ont tenté de me calmer. La deuxième rencontre avec Idriss Déby fut à l’occasion de la réconciliation de Franceville organisée par le Président du Gabon, feu Omar Bongo Ondimba. Là également, elle a failli tourner au vinaigre n’eut été la sagesse de M. Youssouf Saleh Abbas, le conseiller diplomatique d’Idriss Déby devenu plus tard Premier Ministre. En effet, ID décide de rencontrer les leaders des partis politiques par regroupement. Or, le Far/Pf n’appartient à aucune famille politique pour se mêler à ces gens qui font les navettes entre le pouvoir et l’opposition. Voilà les deux seules fois que j’ai vu Idriss Déby Itno les yeux dans les yeux.

3)- Vous dites qu’Idriss Déby me laisse la parole libre en échange de ma caution de ses injustices et les répressions érigées en système de gouvernement. «C’est un véritable système de vases communicants entre les deux faux protagonistes. Le vrai agent recruteur de Yoro, c’est bel et bien ID, responsable en chef de la frustration des Tchadiens. En plus de servir de caution démocratique à son régime , Yoro a longtemps servi de chiffon à Déby Itno pour mobiliser l’ensemble du nord contre les velléités sécessionnistes des Sudistes qui voudraient, semble-t-il, se réserver égoïstement les ressources de leurs sols et sous-sols».  Lorsque je me battais pour une bonne négociation des accords du pétrole tchadien dans les règles de l’art en vue d’une meilleure gestion des revenus, nombre d’entre vous croyaient que j’entravais  l’exploitation du pétrole qui allait les enrichir. Etes-vous aujourd’hui riche comme vous le prétendiez, Cher Monsieur ? Les Tchadiens profitent-ils de la manne pétrolière comme vous le  leur faisiez croire et rêver ? Je vous invite humblement à faire une enquête dans le Nord du pays et vous vous rendrez compte de ce que les populations pensent de Far/Pf et de moi-même. Ne prêtez pas attention aux sirènes des profitosituationnistes qui, comme des mietteurs autour des réfectoires des collèges et lycées de Fort-Lamy, Abéché, Bongor, Moundou et Fort-Archambaullt, attendaient des miettes pour se remplir la panse toujours vide. Nombre de nos leaders actuels qui sont passé par là gardent ce réflexe

4)- «Enfin, concluez-vous, démagogue et rompu dans l’art de la récupération sans scrupule des ressentiments populistes, Yoro a aujourd’hui du pain à moudre. Il y ajoutera, sans aucun doute, son art de consommé de victimisation qui lui a souvent permis de récolter quelques sympathies». Je vous invite à lire mon nouveau livre paru en mai 2010 sous le titre, «Tchad, démocratie, crimes, tortures et mensonges d’Etat, Editions L’Harmattan, pages 25 à 30 (cf. «Titre I : Le 3 février 2008, les bourreaux d’Idriss Déby à l’assaut des opposants» consacré à mes multiples séjours en prison assortis des tortures physiques notamment à Bébédjia, le 3 juillet 1996, à la veille du second tour des présidentielles opposant Déby et Kamougué, à N’Djaména le 30 mai 2001 à la veille des résultats provisoires du premier tour du scrutin présidentiel que j’ai remporté, à N’Djaména le 3 février 2008 après le retrait des rebelles de la ville etc. Aujourd’hui, l’Imagerie Résonnance Magnétique (IRM) faite dans une clinique européenne a confirmé et mis en évidence un caillot de sang dans mon cerveau, des traumatismes des vertèbres, des plaques noires dans le colon et les intestins etc. qui m’ont sombré dans des comas les 27 et 29 mars 2009, les 10 et 12 avril 2009. Je suis resté quarante cinq jours à l’hôpital. Les soins et les différentes opérations chirurgicales qu’exigent tous ces dégâts nécessitent une prise en charge totale soit par l’Assemblée Nationale soit par l’Etat qui, tous les deux  refusent à dessein pour accélérer ma mort pour le bonheur du régime. Aussi, comme l’Etat me doit de l’argent et celui par procuration d’un ami, j’ai écrit à Idriss Déby d’ordonner le paiement pour me permettre de me soigner. Mais, il est resté de marbre jusqu’à date. Est-ce là l’attitude de deux personnes liées par un deal ? Est-ce là le culte de victimisation ? Avez-vous vu un médecin ou sponsor s’acharner lui-même sur son patient ou sur son sponsorisé ? Rappelez-vous tout simplement que près d’une dizaine de vos confrères, journalistes, avaient payé de leur vie la liberté d’expression en croyant à ce que ID avait déclaré le 1er décembre 1990 : «Je ne vous apporte ni or ni argent, mais la liberté». Et pourtant, certains d’entre eux travaillaient pour le compte du régime.  Paient-ils ainsi leur complicité avec ID ou la liberté de parole que ce dernier leur fait croire ? Les militants des Droits de l’Homme abattus comme des chiens dans les rues à l’exemple de Joseph Béhidi ou emprisonnés comme de vulgaires truands comme dans des séries noires paient-ils eux-aussi leur complicité avec ID ? Vous savez très bien que le régime d’ID est une machine à broyer tout homme qui ose dire haut ce que vous autres pensez très bas. Vous savez également que le régime ID est un rouleau compresseur qui sème la terreur pour faire taire tout le monde afin d’asservir le peuple tchadien. Nous y voilà n’est-ce pas ?  Le peuple tchadien est-il complice ou victimes de ses propres turpitudes ? M. Oulatar Joël, votre ancien Directeur de Publication, et M. Dieudonné Donabaye, votre ancien Rédacteur en Chef devenu depuis Directeur général de communication d’Idriss Déby, qui avaient été embastillés et passés à tabac dans les locaux lugubres de PSIG étaient-ils complices de Déby ? Vos bureaux et machines étaient-ils détruits parce que vous êtres complices d’Idriss Déby ? Je vous laisse seul responsable de vos allégations. Toutefois, avec Idriss Déby, chacun son tour chez le barbier. Au lieu de m’accuser de complice d’Idriss Déby, vous devriez lire «Et demain, le Tchad… Verbatim, mon expérience au cœur de l’Etat tchadien d’Ali Abderrahmane Haggar, Editions L’Harmattan, 2010». Vous y trouverez, plus de cent fois, ce qu’Idriss Déby dit et pense de moi. (A suivre).

 

 

Source:   www.yorongar.com