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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Dr. Ali Gaddaye Adoukhour
Reparation d’un préjudice


Le Conseil de Paix et de Sécurité a indiqué le bon chemin à l’Union Africaine (UA).

En effet, cet organe a permis aux responsables du continent africain à corriger une erreur monumentale commise par les dirigeants africains lors du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), la sœur aînée de l’UA, tenu à Alger en 1998.

Rappelons que ce sommet avait porté un coup dur à la noblesse de l’OUA qui, sous son égide le continent a pu achever avec brio sa lutte de libération nationale.

La résolution du sommet d’Alger relative à l’interdiction de prise de pouvoir par la force sans l’avoir assortie d’aucune condition avait laissé un goût amer dans le rang des observateurs avertis de l’évolution du continent africain. Ce faux pas avait engagé l’OUA dans une phase sombre de son histoire. En effet, les dirigeants africains se sont souciés lors de ce sommet que de leur propre sort.

 Comment se maintenir au pouvoir envers et contre tous. Ils ont oublié les notions élémentaires d’une vie normale en société. Qui ont pour noms : la légitimité, la garantie des libertés fondamentales, le respect de droit de l’homme. Bref, la manière musclée de la plupart des régimes africains dans leur exercice du pouvoir, l’absence totale de démocratie n’a ému à l’époque personne. Les chefs d’Etat et de gouvernement avaient transformé l’organisation en un simple syndicat soucieux de défendre et de préserver les seuls privilèges de ces derniers.

Le sort des populations africaines surtout en matière de respect de droit de l’homme et de garantie des libertés fondamentales qui soutendent tout exercice de démocratie sont purement et simplement ignorés. Cette résolution ne peut avoir pour le commun de mortel d’autre interprétation que :>
Cette assertion résume parfaitement le comportement de nos dirigeants de l’époque. Surtout ceux qui ont pris part à ce fameux sommet d’Alger.

Le Conseil de Paix et de Sécurité, organe de l’UA chargé par excellence de créer les conditions favorables à la paix et à la sécurité en Afrique, a eu à mettre le doigt sur l’une des causes majeures de l’instabilité en Afrique. Etant en contact sur le terrain avec les crises de pouvoir qui secouent le continent, il a pu déceler le déséquilibre créé par la résolution du sommet d’Alger. Son rapport soumis à l’examen et adoption.

Des chefs d’Etat et de gouvernement, tente de corriger une injustice commise par l’OUA et héritée dans le cadre du passif par l’UA, à l’endroit des populations africaines soumises à la violence, au mutisme total et à la privation des libertés et du respect de droit de l’homme.

Dans sa démarche l’OUA est allée plus loin en interdisant l’institution sensée freiner l’arbitraire. Celle-ci est systématiquement réprimandée même si elle agit par devoir envers la nation en tant qu’armée républicaine. Il est vrai que les militaires ne sont pas toujours le rempart de justice mais il y a ça et là des exemples qui méritent d’être soulignés.

L’option proposée par le Conseil est une avancée remarquable dans la voie de la consolidation de la démocratie en Afrique .En effet, en traçant une ligne rouge à ne pas transgresser, les dirigeants africains s’engagent même si c’est timidement à bannir l’impunité d’où qu’elle vienne.

Nous osons croire que l’époque de tripatouillage, de modification, de manipulation et autres fraudes électorales est révolue à jamais.


Fait le 2 février 2010

Dr. ALI GADDAYE ADOUKHOUR