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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Deux poids, deux mesures, pratique banale au Tchad


Il s’agit des curiosités de la vie politique au Tchad ; l’exemple : cas de Mahamat Zene Bada Abbas.

Il faut dire d’emblée que personne ne prétend que l’intéressé est innocent, loin de là ; il n’est pas un enfant de chœur.

Il faut soulever ce que la plupart des Tchadiens savent déjà : les détournements de biens publics et l’impunité dans notre pays. Cela se pratique quotidiennement, allègrement et impunément mais uniquement par la catégorie d’ « intouchables ». Mais comment s’obtient cette qualité me direz-vous ? C’est évidemment par le sang.

Ceux qui ne savent pas que la gratitude n’existe pas en politique sont d’une naïveté ou d’une cécité impardonnable. Aujourd’hui Zene Bada est en train de méditer amèrement sur son sort entre les quatre murs de la prison, sans possibilité d’aller se faire soigner ; l’humanisme également n’existe pas en politique.

Par contre il y a ceux qui détournent les biens publics, s’achètent des villas au Tchad, des appartements et des propriétés à l’étranger, passent des vacances de luxe à travers le monde, ne sont jamais inquiétés.

Ceux qui détournent les biens publics pour des objectifs naturellement et purement personnels sont encouragés par le biais de l’impunité parce qu’ils sont intouchables et ceux qui sont comme Zene Bada, de véritables justiciers, partagent les butins avec tout le monde sans distinction sont harcelés. Si les lois de la République frappaient tous les indélicats, tout le monde applaudirais et Zene Bada aurait des circonstances atténuantes parce que c’est l’homme le plus serviable, le plus généreux, malheureusement avec les biens de l’Etat. S’il y avait l’un sondage, il serait l’homme le plus populaire à Ndjamena et dans sa région.

Il faut souligner les services rendus au régime : financement des campagnes du MPS et Deby ; rappel de ses parents en rébellion, dissuasion de ceux qui ont des velléités de rejoindre le maquis…

C’est une fin malheureuse qui devrait servir de leçon : il n’est pas encore trop tard pour ceux qui sont entrain de suivre les traces de Mahamat Zene Bada de faire leur examen de conscience et de tirer leur épingle du jeu, pour ne pas subir ce triste sort inéluctable. Où sont les réactions de ceux qui ont bénéficié grassement des largesses de cet homme généreux dans les malheurs ?

 


   A bon entendeur salut.

Justin Kindjimi