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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

 

Le 14 février une dispute a eu lieu entre Mahamat Ahmad Brahim Seid et Brahim fils du colonel Hassan Hamit (douanier zaghawa proche du pouvoir au Tchad, neveu direct du sultan Timane Deby ).

Après provocation de ce dernier une bagarre s'en est suivie où fils du colonel a perdu le duel. Se sentant humilié et froissé, il s'absente du lycée pendant deux jours.

Au troisième jour, le jeune zaghawa accompagné d’une trentaine de ses cousins, se présente à l’entrée l'École et intiment l’ordre au responsable de l'établissement de leur livrer le fils de l’ex ministre pour tout simplement le lyncher.

Sur ce point, l’on se demande si les parents de ces jeunes qui organisent l’agression en plein jour et à l’école du fils d’un haut fonctionnaire de l’Etat et conseiller à la présidence du pays ne sont pas au courant de l’objectif de leurs rejetons ? Pourquoi ne les empêchent-ils pas ou les cautionnent-ils ?

Heureusement ce jour, le responsable du lycée les fait patienter devant la porte de l'École met le fils du Dr Brahim dans un lien « sûr » et prévient en même temps les gendarme. A leur arrivée, les gendarmes ont réussi à interpeller quelques uns d’entre eux et la famille de l’agressé dépose plainte

Quatre jours plutard, le 18 Février, les représentants des deux mineurs sont convoqués à la gendarmerie pour trouver une solution a l'amiable. D’entrée, l’intouchable colonel zaghawa (comme il le fait savoir quelques mn après) Hassan Hamid s'insurge d'être convoqué et exhale « c'est mon fils qui est agressé et vous oser me convoquer ! »  menaçant ainsi gendarmes et parents présent en rétorquant « votre fils sera tabassé et tué sinon faites le sortir de l'école »

La famille adverse lui rappelle que nous sommes devant l'autorité de l'Etat qu'il faut respecter, et sa proximité avec le président le rendait ivre, il rajoute « wakti jaaba » (c’est notre temps de règne)  et vous devez vous résigner » comprenons par là que si l’on n’est pas zaghawa au Tchad d’aujourd’hui on se soumet.

Trois jours après, on est le 21 février au soir vers 21 heures, quelques dizaines des jeunes armés d'armes blanches a bord de deux véhicules et des motos font une intrusion au domicile du docteur Brahim Seid, s’acharnent sur sa famille ; bilan : son fils Mahamat Ahmad mortellement touché est actuellement entre la vie et la mort, un deuxième est grièvement blessé a la tète.

Cet acte est-il la réponse à notre question posée si haut ? ou bien ce colonel veut confirmer une suprématie aryenne sur les autres tchadiens? A vous de juger !

Les gendarmes prévenus arrivent a temps et arrêtent 5 d’entre eux parmi lesquels le fils de Abakar karankoyno, et un autre neveu de Brahim itno.

Quelques dignitaires du clan des agresseurs ont pris contact avec le docteur Brahim Seid pour qu'il retire sa plainte et libérer leurs enfants sinon les conséquences se feront sentir immédiatement ; mais sa réponse négative ne se fait pas attendre tant que ses enfants sont a l'hôpital avec un pronostic vital très engagé.

L’ex ministre, conseiller à la présidence a-t-il commis l’erreur de maintenir sa plainte pour que la justice fasse son travail ?

Ne s’est-il pas comporté en citoyen ordinaire et exemplaire en faisant recours à la justice ?

Même si la réponse à ces deux questions est oui, la sentence qui vient de tomber au moment où nous rédigeons ce texte, nous met en porte-à-faux : en demandant justice pour ses deux enfants battus à mort le Dr Brahim Seid est démis de ses fonctions de conseiller à la présidence.

Chapeau à cet intouchable colonel qui a pu mettre ses menaces en exécution aussi rapidement mais nous lui conseillons de bien retenir cet adage arabe qui dit « law daa-matt lighayrika maa wasalatka ».

Et retenons bien qu’au Tchad, on a tous les mêmes devoirs mais ne prétendons pas jouir des mêmes droits que les parents d’Idriss Deby !

Dans ce pays, on vit hors des chemins battus : les enfants, les femmes, les rancunes, les intérêts personnels, le racolage et les influences à outrance façonnent le quotidien de la chose publique ou politique.

A qui le tour ?!