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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Mahamat Michel
Le CAMES pénalise les enseignants tchadiens.

Cette institution, nommée Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur est créée par les Chefs d’Etats de l'Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM) suite à la Conférence de Niamey de 1968. La convention portant statut et organisation du CAMES fut signée le 26 Avril 1972 à Lomé.
Le CAMES a entre autres missions :
de coordonner et d’harmoniser le programme d’enseignement dans les établissements du Supérieur des pays membres ;
la reconnaissance et l’équivalence des diplômes ;
l’organisation des concours d’agrégation et l’évaluation des enseignants chercheurs pour l’attribution des grades ;
etc.

Les pays membres sont :
1)Bénin ; 2)Burkina Faso ; 3)Burundi ; 4)Cameroun ; 5)Centrafrique ; 6) Congo ; 7)République démocratique du Congo ; 8) Côte d’Ivoire ; 9) Gabon ; 10) Guinée ; 11)Guinée-Bissau ; 12) Guinée Équatoriale ; 13) Madagascar ; 14) Mali ; 15) Niger ; 16)Rwanda ; 17) Sénégal ; 18) Tchad ; 19)Togo.
Les critères de promotion pour l’obtention des grades sont entre autres : les activités pédagogiques et les activités de recherche.
Les activités pédagogiques sont certifiées par les responsables académiques de la faculté dont dépend l’enseignant, donc ne posent pas de problème. En ce qui concerne les activités de recherche, des publications dans des revues spécialisées et à diffusion internationale sont demandées. Comment voulez vous qu’avec des conditions si minables pour un prime mensuel de recherche d’un montant dérisoire de 60000 fcfa, on peut demander à un enseignant de publier ?
Le bilan du CAMES est plus désastreux avec les 40 ans d’existence de l’Université du Tchad (car créée en 1971) :

Les professeurs de rang A (Professeurs Titulaires et Maître de Conférences):

Professeurs Titulaires

1) Djarangar Issa Djita (Lettres)
2) Ali Souleymane Dabye (mathématiques)



Maître de conférences

1)Avocksouma Djona Atchenemou (gestion) ;
2)Mahmout Yaya (chimie) Khalil Alio (lettres) ;
3)Mackaye Hassane Taisso (paléontologie) ;
4)Likius Andossa (paléontologie) ;
5)Mbaïlao Mbaïguinam (biochimie) ;
6)Koina Roudoumta (mathématiques) ;
7)Brahim Boy Otchom (biochimie).

En plus une vingtaine de maître assistants. Le tout n’atteignant pas une trentaine. C’est même proportionnel au nombre des établissements existants :


1-Université de N’Djamena ; 2-Université de Sarh ; 3-Université de Doba ; 4- Université Adam Barka d'Abéché ; 5- Université de Moundou ; 6- Université d'Ati ; 7- Ecole Normale Supérieure de N'Djaména; 8- Institut polytechnique de Mongo ; 9-Institut Supérieur de Pétrole de Mao ; 10-Institut Supérieur des Sciences et de Technologie d’Abéché ; 11- Ecole Normale Supérieure de Bongor ; 12- Ecole Normale Supérieure d'Abéché; 13- Ecole Normale Supérieure de Sarh; 14 - Institut Universitaire des Sciences Agronomiques et des Technologies Agroalimentaires de Laï ; 15 - Institut du Sahara et du Sahel d'Iriba ; 16 - Institut Polytechnique d'Elevage à Moussoro ; 17 - Institut des Arts et Métiers de Biltine ; 18- Université Fayçal ; 19-ENTP ; etc.

Que peut-on attendre alors du CAMES ?
Pourquoi ne pas créer notre propre commission pour évaluer nos enseignants ?
Est-ce juste qu’un enseignant titulaire d’un PHD (doctorat d’Etat) ayant exercé l’enseignement pendant plus de trente (30) ans doit être éternellement confiné dans le grade d’assistant ou de maître assistant ? Pourtant cet enseignant exerce un enseignement de qualité et apprécié aussi bien par ses étudiants que ses collègues enseignants.

Il est temps de porter la réflexion sur une évaluation interne. Par exemple une commission composée des recteurs et des doyens peut faire des propositions que le Chef de l’Etat peut entériner par un décret. Ou bien on peut également laisser à la discrétion du conseiller du chef de l’Etat pour faire des propositions dans la désignation des professeurs titulaires, des maîtres de conférences et maîtres assistants. Il faut également abroger le décret 900 qui nous créer tant des problèmes ; car ce décret veut que les responsables des universités soient des professeurs de rang A. Que doit-on faire s’il n’y en a pas ?

Avec un tel nombre des établissements du supérieur, il faut rapidement à notre pays au moins :

1)30 professeurs titulaires
2)60 maîtres de conférences
3)100 maîtres assistants.

Cela ne fera qu’encourager les jeunes à choisir le métier de l’enseignement. Aussi il faut également accorder le même montant des primes (de recherche, de logement et transport) sans tenir compte du grade de l’enseignement. Ainsi on arrête la discrimination entre les enseignants.

Aussi on peut s’inspirer du pays voisin la RCA. Car là bas, en dehors du CAMES, il y a une promotion interne pour les grades que beaucoup des enseignants bénéficient.

Aussi le système CAMES pénalise les arabophones. Malgré la promesse du CAMES de faire des conditions alléchantes pour les arabophones, il n’en est rien.

Nous savons également que le jury composé essentiellement des enseignants de l’Afrique de l’ouest, rend la vie difficile à la réussite de ceux de l’Afrique centrale.

Telles sont les recommandations idéales pour sortir les universités des crises à répétition.

Mahamat Michel