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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

deby-2.jpgLe quinquennat social converge vers sa fin mais le Tchad social se porte mal.Dans la capitale, les provinces et hameaux, la pauvreté est extrême. Les lambdas sont face à un dilemme. Malgré eux, même avec des ventres creux, ils voteront pour la continuité.

DHA

Selon le président de la CENI, les élections législatives sont prévues pour le mois de novembre, suivies des locales en décembre et le recensement électoral en mi- mars. L’an 2010 reste dominé par les débats politiques. Hélas d’or et déjà, le recensement électoral, faute de financement, tarde à démarrer. Pour les trois (3) élections, une cognotte de 25 milliards est prévue. Sans parler des per diem des membres de  la CENI  qui est un véritable organisme budgétivore. Or comme à l’accoutumée, l’Etat, à défaut des moyens,  tend la sébile aux bailleurs de fonds. Actuellement, ceux- ci désistent encore mais surement le gouvernement aura de quoi pour l’organisation des élections. Les bailleurs de fonds sont comme les multinationales, même dans les eaux troubles, cherchent leur intérêt. Cependant le problème réside dans la transparence de celles- ci car en Afrique, comme l’a dit le Président Sassou : « on n’organise pas des élections pour les perdre ». Avec un pays à la merci des satrapes dont leur objectif est de régner, l’espoir n’est dans les élections.

Le rôle de la CENI de Gami est la transparence et la partialité, et pourtant cela s’avère quasi- chimérique. Au Tchad, les élections sont toujours tachetées d’irrégularités. N’empêche,  même en France, aux USA, les élections sont truquées. Il n’y a pas à se plaindre, puis que dans tout jeu, il y a un vainqueur et un vaincu. Seulement, au pays de Toumaï, le vainqueur est le même et connu à priori. Dans toutes les élections, avec les pseudo- observateurs ou les touristes de l’UE, le MPS n’a perdu. Son joker ou ses jokers sont imbattables du fait non seulement que le parti a une base mais contrôle, a mis l’appareil étatique à son service. A jamais, le MPS demeure dominant. Et pour profiter de l’assiette au beurre, des micro- partis, pour la survie de leur leader, avec le parti au pouvoir forment la Coordination de la Majorité Présidentielle (la CMP). Une alliance ayant pour objectif de détourner les échéances électoraux à son avantage et de donner une légitimité ses jokers. en 2006, les MPS et ses satellites ont voulu rafler la présidentielle dès le 1er tour, Dieu les a entendus et leur vœu exaucé. De même pour 2010 et 11, leur vœu sera entendu : une majorité écrasante, la victoire. En revanche, le MPS n’a pas des alliances avec des pseudo- partis, même si dans la vie on a besoin du plus petit que soi. Avec cette CMP, le parti au pouvoir s’assure de sa victoire. De l’autre côté,  l’opposition démocratique bat de l’aile.  Pour éviter la politique de la chaise vide, elle doit cautionner sa propre défaite. D’avance, elle est battue. Pour cette opposition, l’accord du 13 avril est un forcing des bailleurs de fonds et même la nomination de Gami ne décante rien. Il est comme tous ceux qui étaient passés avant lui. D’ailleurs que sont devenus les anciens présidents de la CENI, les  Yokabdjim, Houdeingar au lendemain des élections ?  

Dans les rues de N’djaména, les citadins se questionnent à quoi bon d’organiser des élections dont les résultats sont connus d’avance ?  Le gouvernement n’a t- il pas d’autres priorité que d’organiser un simulacre d’élections ?  Zut ! L’urgence avec les 25 milliards de la CENI est de penser au quotidien des tchadiens. Le peuple a faim, soif mais personne ne se soucie de lui. Il mène une vie de galérien au point que les prochaines échéances ne seront ses soucis. De ce fait, entre pain et urne, aucun ne se trompe sur le choix puis que sans droits économiques, sociaux et culturels, les droits politiques et civiques restent largement inopérants. Pourtant, un bulletin de vote ne nourrit  pas un affamé.