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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

L'Enseignement Supérieur au Tchad dans la tourmente

 

 

Mahamat Bernard

 

L’Enseignement Supérieur tchadien dans la tourmente
L’Enseignement Supérieur au Tchad ne souffre pas du manque de cadres de haut niveau, de stature internationale. Il y en a mais les tenants du pouvoir préfèrent les reléguer aux calendes grecques. On ne les met pas à leur vraie place dans les sphères de l’Etat où ils pourront faire leur preuve et être utiles à l’Etat Tchadien qui a beaucoup dépensé pour leur formation. Nous pensons à ceux qui ont acquis de l’expérience dans les domaines de l’enseignement, pour avoir exercé dans différents postes techniques du Supérieur ou ceux qui ont acquis une expérience syndicale comme le recteur de l’Université de N’Djamena.

Malheureusement, comme on veut cultiver la culture de la médiocrité plutôt que celle de l’excellence, et puis comme on dit que ceux qui se ressemblent s’assemblent, on met dans les postes techniques des gens qui apparemment s’ennuient car ils ne prennent aucune initiative parce qu’ils ne peuvent pas justement. Ils sont là uniquement pour faire partie du décorum et servir de garçons de course au Ministre. Quand ils se mettent à réfléchir, ils ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez. Tout ce qu’ils font se réduit à leur propre personne. Ainsi, le ministère de l’enseignement Supérieur se retrouve dans une véritable tourmente.

Les connaissant très bien, le Ministre ne les consulte même pas. Il fait tout à sa tête. A malin, malin et demi. Ayant appris qu’il existe un réseau dans son ministère, il a opposé une fin de non recevoir à ce dernier uniquement dans l’optique de créer son propre réseau. Cette fois-ci un réseau 100% arabe. Il a la chance d’avoir trouvé sur place des camarades du Lycée qui sont de la même tribu Arabe que lui. Il a alors sauté sur l’occasion pour former sa propre nébuleuse. Verser dans le sectarisme c’est le signe d’une immaturité intellectuelle que d’aucuns appellerait myopie intellectuelle. Conséquence des doctorats obtenus on ne sait dans quelle condition.

Il est vrai que dans la culture tchadienne, les ethnies voisines se taquinent entre elles et se disent des blagues. Généralement au Tchad on dit que les Arabes sont des gens si pressés qu’ils finissent par gâter ce dont ils envisagent faire ou avoir. On découvre tout de suite leur vraie intention. Cependant, nous sommes surpris que les Arabes aient créé un adage qui parle d’eux-mêmes. Effectivement nous avions fait de recherche et nous avons trouvé qu’un tel dicton existe en arabe littéraire. C’est dire que eux-mêmes sont conscients des ravages qu’ils causent. Ce qui se passe au Moyen-Orient et dans les pays du Maghreb est édifiant.

De grâce de l’ARABITÉ au Tchad, nous n’en voulons pas. Pourtant il y a un projet d’ARABISER tout le Tchad à l’Université Roi Faysal du Tchad où une cellule est créée à cet effet. Un Enseignant-chercheur arabisant de l’Université de N’Djamena, juriste de son état, a cru bon de donner un avant-goût sur les avantages que le Tchad tirerait s’il adhérait à la Ligue Arabe ! Ce sont des gesticulations à mettre dans le compte de cette arabisation du Tchad. C’est digne des Arabes. Ils ne se contentent pas d’être tchadiens tout court. Eux qui ne sont même pas autochtones, veulent arabiser les Tchadiens. Quel culot !

On a nommé à l’Enseignement Supérieur un Arabe qui doit parfaire cette oeuvre diabolique. Mais il partira bientôt même si maintenant une certaine Amani Première Dame Arabe viendra siéger à la présidence de la république. Mais ceci nous rappelle curieusement la mission civilisatrice des Français. Les Français ont-ils réussi. Non. Les Arabes Tchadiens échoueront grandement comme les Français. Etre musulman est suffisant. Les grands pays islamiques ne parlent pas un mot de l’arabe littéraire.

 

MAHAMAT BERNARD