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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

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Conférence de presse  conjointe avec Me Alain sur la délocalisation du Marché de Dembé

Restaurant Victoria, 15 Mai 2012

Nous vous avons invités afin de discuter avec vous sur la situation grave des droits de l’homme au Tchad où ceux-ci sont violés à tous les niveaux. Nous parlerons particulièrement de la délocalisation du marché de Dembé qui a une trentaine d’âge et qui est le 2eme plus grand marché de n’Djamena.

En fait, selon les informations en notre possession, la mairie de n’Djamena a reçu du Ministre des infrastructures courant février 2012, successivement deux lettres  insuffisamment motivées qui le pressent de chasser les commerçants du marché de Dembé. C’est ainsi que ce dernier a sans motif suffisant décider de faire partir les 25000 commerçants en leur demandant d’aller s’installer sur 2 sites au quartier Abena dans le 7e arrondissement. Déjà, la mairie multiplie les sorties médiatiques pour dire que les commerçants doivent quitter le marché de dembé et cela dans un meilleur délai et cela, sans aucune indemnisation. Cela  a failli surprendre mais connaissant la méthode du gouvernement  tchadien depuis 2008, l’on a compris.

Il y’a eu très vite une résistance du côté des commerçants. Ceux qui sont à la tête des associations ou syndicats de ces commerçants ont pris le devant pour négociera avec la mairie. Les négociations ont commencé à piétiner alors que la pression sur ces commerçants s’accroit de jour en jour. Cette situation a créé un malaise entre les commerçants eux-mêmes. Beaucoup croyaient que leurs leaders soutiennent finalement la mairie.

 

 

 

BP : 4510 N’Djamena Tchad.Tél : (235) 992 57 58 site web. dhsf-afrique.org  Email :dhsf64@hotmail.com

 

Dans la foulée, la mairie attribue deux sites aux commerçants afin qu’ils puissent y construire à leurs frais une fois encore leurs boutiques. Ces  nouveaux sites provisoires ont été attribués par la commission d’urbanisme au Ministère de l’éducation pour la construction d’un Collège et l’autre à la Société tchadienne d’eau et d’électricité. Plusieurs centaines des ménages avaient été chassés en 2008 sans indemnisation de ces deux sites.

Selon les commerçants, ces deux sites sont très exigus et ne peuvent pas les contenir. Ils sont au marché de Dembé sur le une superficie de 800 000m2 avec 6870 boutiques construites aux frais des commerçants soit un montant total de plus de 28 milliards de cfa. Ces deux espaces séparés réunis ne font pas la moitié de la superficie du marché de Dembé. Si vous prenez selon les mêmes commerçants  rien que le carré 6 du marché de dembé, il totalise une superficie d’environ 6000m2.

Les nouveaux sites sont bien entendus provisoires et l’un est situé à peine de 20 m de l’école

dAbena. Un marché à coté d’une école ?

A propos de la compensation ou de l’indemnisation des commerçants, nous pensons à Droits de l’Homme Sans Frontières qu’il ne peut pas avoir de déguerpissement ou de délocalisation de ce type sans au moins une mesure d’accompagnement.

Ces commerçants sont installés sur le site sur la base d’une autorisation de location des parcelles signées e délivrées par la mairie de n’Djamena. La commune s’est gardée de leur permettre d’avoir une convention d’occupation. A ce titre, les commerçants doivent partir sans indemnisation lorsque la bailleresse, la commune aura décidé de reprendre sa parcelle. Là aussi, les locataires qui ne doivent pas y entreprendre des constructions en matériaux durables doivent remettre le lieu leurs frais à l’état initial.

Alors, mesdames Messieurs, ce  as n’est plus applicable aux occupants du marché de dembé qui ont construit en matériaux durables. Cela aura été même sur la pression de la mairie qui pressait les commerçants de construire leurs boutiques en matériaux durables afin d’éviter les incendies répétitifs sur ce marché. Alors, du moment où la commune a permis la constructioncesboutiques en matériaux durables alors qu’elle sait que tous ces commerçants ne sont que des locataires, elle a  eu tord et doit ce fait rembourser les impenses.

Toute cette situation créée par la mairie de N’Djamena a donc été à l’origine de ce que nous avons vécu le dimanche 13 mai. Tout a commencé par le fait les commerçants venus ouvrir leurs boutiques les ont trouvées badigeonnées en rouge. Ce qui signifie qu’ils doivent partir. Ce badigeonnage a aurait eu lieu entre 23h et minuit heure locale. Est-ce une journée continue ?C’est donc cette situation surprenante qui finit par créée un problème entre commerçants qui, d’déjà soupçonner leurs leaders de connivence avec la mairie. Très vite, les forces de l’ordre sont arrivées. Bilan, au moins 1 mort parmi les commerçants. La victime pourrait être Hassan E.

Pour nous, nous estimons que la délocalision est brutale  sinon improvisée commandée et exécutée par la mairie de N’Djamena directement sans que le 7e arrondissement n’ait la moindre information. Comment comprendre que la mairie peut chasser des milliers des commerçants sans aucune compensation alors qu’ils ont tous constitué un fonds de commerce.

En tout cas, ce que la mairie a fait c’est clairement une violation des droits de l’homme.

Nous voulons à cet effet dire au gouvernement que l’usage excessif de la force publique est dangereux et nous rendons responsable la mairie de N’Djamena responsable de ce qui est arrivé et ce qui adviendra dans ce dossier du marché de Dembé.

 

Je vous remercie.