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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Plénière des militants, N’Djamena, Août 2012

 

 dhdf

Déclaration  publique sur la situation  des droits de l’homme au Tchad et à l’étranger.

 

                 

BP : 4510 N’Djamena Tchad.Tél : (235) 992 57 58 site web. dhsf-afrique.org  Email :dhsf64@hotmail.com

 

Introduction

Les activistes de Droits de l’Homme sans Frontières (DHSF) se sont  réunis ce jour  en plénière des militants à l’invitation du Bureau Exécutif en vue d’examiner l’environnement des droits de l’homme au Tchad et à l’étranger. La première session de la plénière des militants a eu lieu en décembre 2010. L’intérêt d’une telle réunion des militants est de faire une consultation publique  sur les différentes questions des droits de l’homme qui prévaut au Tchad et à l’étranger. L’ensemble de ces avis ainsi recueillis font l’objet d’une publication directe et immédiate à la presse.

 C’est ainsi que pour 2012, les questions suivantes ont été examinées. Ces questions sont :

·        La Grève de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) ;

·        Crise à l’enseignementsupérieur au Tchad

-         Bac, session 2012 ;

-         Fermeture de l’ESSEAB (Ecole Supérieure des Sciences Exactes  Bongor) ;

·        Augmentation subite des couts de communication à Airtel Tchad, qualité de la communication ;

·        Conflit éleveur et agriculteur au Tchad ;

·        La Guerre en Syrie ;

-         Position de la Russie ;

-         Position de la Chine ;

·        Répression de la grève des mineurs à Marikana au Nord de l’Afrique du Sud.

·        Situation  des droits de l’homme au Mali

 

 

 

·        La grève de l’UST

 

Lancée après un avertissement adressé au gouvernement par les dirigeants de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), la grève est à sa quatrième semaine et aucun compromis n’a été trouvé.

DHSF reconnait le caractère légitime et légal de la grève et soutient par conséquent les travailleurs de l’UST et demande  les travailleurs à maintenir le service minimum dans les services publics afin d’alléger

la souffrance des tchadiens. Notre organisationreconnait la difficulté du gouvernement  tchadien mais l’exhorte à promouvoir un cadre sincère de dialogue afin de trouver une solution acceptable par tous. Cela permettra ainsi une répartitionacceptable des ressources pétrolières. En plus, DHSF exhorte le gouvernement à faire cesser toutes les manœuvres d’intimidation à l’endroit des leaders syndicaux et le trafic d’influence de tout genre y compris le pointage sur les lieux de travail.

En clair, notre organisation demande au gouvernement de respecter son engagement en mettant en application le protocole d’accord signé avec les syndicalistes en novembre 2011.

 

Crise à l’Enseignement  Supérieur

 

Au cours des débats militants, DHSF a constaté qu’il y’a une crise à l’Enseignement supérieur qu’il convient de juguler.  Les deux éléments constitutifs de la crise sont : le Baccalauréat, session de juin 2012 et la fermeture de l’Ecole Supérieure des Sciences Appliquées (ESSEAB) de Bongor.

A propos du baccalauréat, DHSF  appuie le gouvernement dans sa recherche de l’excellence qui vise à crédibiliser le baccalauréat  tchadien et améliorer l’ensemble du système éducatif. Cependant, DHSF reconnait sur la base du principe des droits acquis la validité des résultats publiés par un jury régulièrement constitué faisant mention d’environ 19 000 candidats admis. Sur cet aspect, DHSF soutient que les premiers résultats demeurent valables. Cela, conformément à l’article 28 du Décret N° 525 /10 portant réorganisation de l’examen du baccalauréat de l’Enseignement du second degré qui dispose « les décisions du jury régulièrement constitués sont souveraines » pour la plénière des militants de DHSF, le gouvernement aurait pu empêcher la publication de tout résultat contraire à ce décret.

Notre organisation atteint à voir le texte annulant les résultats du baccalauréat 2012 et s’interroge en même temps sur la validité du nouvel examen du baccalauréat prévu pour octobre 2012. Alors, quelle est la valeur juridique de cet examen au regard des articles 3 et 17 qui disposent respectivement que « une session unique d’examen est ouverte à la fin dechaque année scolaire (…)» « peuvent se présenter à la session du baccalauréat les candidats issus des classes de terminales (…) l’article 10 du mêmedécret clarifie en ces termes « les candidats au baccalauréat  ne peuvent s’inscrire qu’à une seule série par an. »

 

DHSF exhorte le gouvernement tchadien à dépolitiser les examens du baccalauréat et lui demande en même temps dereconsidérer sa  position afin de ne pas obliger DHSF à saisir la justice.

 

La Crise à ESSEAB BONGOR

En ce qui concerne la crise qui sévit au sein de l’ESSEAB, DHSF demande aux autorités administratives  de trouver une solution  juste et urgente afin que l’Etablissement puisse rouvrir ses portes. Aussi, DHSF demande-t-il  la réhabilitation des étudiants suspendus ou exclus et la remise de l’enseignant  supposé incompétent au ministère de l’enseignement supérieur afin de le redéployer.

DHSF demande aux étudiants de cesser d’utiliser les violences comme moyens de revendiquer un droit violé.  Quant à l’administration locale et celle de l’ESSEAB, elles  ne doivent pas être en contradiction avec la politique du gouvernement qui prône l’excellence et la qualité de l’enseignement.

 

 

La qualité de la communication  et l’augmentation des coûts de la communication à Airtel Tchad

 

DHSF se félicite du travail des opérateurs de la téléphonie mobile en général et Airtel en particulier  qui permet aux usagers de communiquer et améliorer ainsi la vie partout au Tchad. En revanche, la plénière a fait observer la mauvaise  qualité de communication chez Airtel et la hausse des coûts de communication.

DHSF dénonce cette hausse de coût de communication  par Airtel et demande à cette société d’améliorer ses prestations éviter les hausses brutales des coûts de communication sans aucun respect pour la clientèle.

DHSFdéplore le faible contrôle de l’OTRT, organe de l’Etat chargé de la régulation et se réserve le droit d’initier une action de masse si Airtel ne n’améliore pas la qualité de ses services et ne revient pas sur les récentes hausses brutales de ses tarifications.

DHSF appelle les associations des consommateurs à se mobiliser à cet effet.

 

Le Conflit éleveur-agriculteur

Le conflit agriculteur-éleveur est monnaie courante au Sud du pays. Ce conflit a fait d’importantes pertes en vies humaines et matérielles.  Ce conflit est animé par différents facteurs. Ces facteurs font que très souvent l’agriculteur a toujours tort s’il n’est pas tué dans son champ. Cela,grâce à l’appui inconditionnel de certains chefs traditionnels, militaires et  administratives.

A  cet effet, DHSF dénonce la militarisation de l’administration du territoire par le gouvernement, l’accaparement de terre par certains éleveurs et l’immixtion des autorités administratives  qui, en sous mains sont  eux-mêmes des éleveurs dans le conflit éleveur-agriculteur.

Enfin DHSF demande au gouvernement de prendre ses responsabilités afin de trouver une solution définitive à ce conflit.

 

 

La Guerre en Syrie

 Depuis  de la crise en Syrie, la communauté internationale assiste de manière impuissance au massacre des peuples syriens qui sont morts par dizaines des milliers. DHSF demande :

·        Au gouvernement syrien : de cesser de massacrer son propre peuple;

·        A la Chine et la Russie : de penser à la souffrance du peuple Syrien et d’œuvrer de concert avec la communauté internationale afin de trouver une issue heureuse à la guerre en Syrie qui risque d’affecter davantage les pays voisins.

 

La répression des mineurs à Marikana au Nord de l’Afrique du Sud

DHSF condamne cette répression aveugle perpétrée par les forces de l’ordre Sud-africaines et demande au gouvernement sud-africain de mener une enquête  approfondie afin que les auteurs soient punis. Notre organisation demande que les résultats de la commission d’enquête créée à cet effet soient  rendus publics et suivis d’effets. DHSF soutient qu’aucun argument basé sur la légitimedéfense ne peut être valable et ne peut par conséquent disculper ni les auteurs de ce massacre moins encore les donneurs d’ordre. Cette répression aveugle des mineurs sans défense le 13 aout 2012 a fait au moins 34 morts et 78 blessés et de nombreux disparus.

 

La situation des droits de l’homme au Mali

DHSF déplore la situation des violations graves  des droits de l’homme et généralisées  au Nord du Mali et demande aux pays africains représentés par l’Union africaine, la CEDEAO etc. d’aider le  peuple Malien à retrouver sa souveraineté et son unité afin d’instaurer une paix durable.

DHSF exprime sa surprise face à l’inaction de la communauté internationale étant entendu que les maliens vivent les conséquences de la guerre en Lybie livrée par cette même communauté internationale.