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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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La Commission nationale indépendante (Céni) tchadienne a annoncé dans la soirée du 09 mai que le président sortant, Idriss Déby Itno était réélu à la tête du pays avec 88,66 % des suffrages.

 

Comme prévu, Idriss Déby Itno a remporté le scrutin présidentiel du 25 avril dernier et rempile à la tête du Tchad pour la quatrième fois consécutive. Cette élection sans autre enjeu que celui du taux de participation a en effet vu le retrait des 3 principaux opposants au président sortant, Saleh Kebzabo, Ngarlejy Yorongar et Wadal Abdelkader Kamougué. Peu avant la proclamation des résultats par la Céni, la journée de lundi a surtout été marquée par le décès de W. A. Kamougué à l’âge de 72 ans, des suites de maladie. Ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, le général Kamougué Wadal Abdelkader, dit « WAK », était le leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR).

Selon les résultats, I. Deby Itno, arrivé au pouvoir par la force en 1990, a donc été réélu dès le 1er tour avec 88,66 % des voix devant le ministre Albert Pahimi Padacké (6,03 %) et le jeune opposant Nadji Madou (5,32 %) de l’Alliance socialiste pour un renouveau intégral (ASRI). Dans ce contexte, le seul intérêt que revêtait cette élection résidait dans le taux de participation considéré par les oppositions comme un bon révélateur de l’absence de légitimité populaire d’I. Déby Itno. Là encore, les chiffres annoncés différent singulièrement de part et d’autre.

La « rigolade » après la « mascarade »

« C'est de la rigolade. Tous les Tchadiens savent qu'ils n'ont pas voté. Je ne m'attendais à rien. Il n'y pas eu d'élection. Les trois ex-candidats que nous étions avions appelé les Tchadiens à ne pas aller voter » a déclaré à l'AFP le leader de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), Saleh Kebzabo. Ce dernier, ainsi que les deux autres candidats qui ont boycotté l’élection, avaient déjà qualifié de « mascarade » le scrutin législatif de février dernier. S. Kebzabo a a jouté que « les chiffres n'ont aucune valeur. Ils [le parti au pouvoir, NDLR] ont fait ce qu'ils ont voulu. Au mieux, même les observateurs les plus optimistes évaluaient la participation à 25 % ».

Du côté de la Céni, le chiffre de la participation n’a pas grand-chose à voir avec celui avancé par les membres de l’opposition. Avec un taux officiel de votants de 64,22 %, Idriss Déby Itno peut se targuer d’une certaine légitimité que lui contestent ouvertement ses opposants. Pour sa part, Nadji Madou estime que ce taux doit se trouver dans une fourchette comprise entre 19 % et 24 %. Albert Pahimi Padacké a également déclaré ne pas se reconnaître dans ces résultats et jugera très prochainement de « l’opportunité d’introduire des requêtes ou pas ». Au sortir des urnes, les observateurs internationaux avaient quant à eux indiqué que moins de 50 % des électeurs étaient allés voter.

 

Source: Marchés Tropicaux et Méditerranéens