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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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1er Décembre est une date si mémorable et  a été prometteuse d’un nouvel espoir. Elle a signifié liberté, démocratie mais très vite se vide de son sens. Elle s’apparente à  un culte de personnalité.

1er Décembre 1990 – 1er Décembre 2010, jour après jour, il fait 20 ans que le Président IDI est au perchoir de la République.  20 ans que le MPS semble dominé un échiquier politique national à la merci des carapaces, de toutes les espèces. Un échiquier où s’entrechoquent trahison et mesquinerie. L’intérêt national n’était jamais au rendez- vous durant ces deux (2) décennies. En 20 ans de règne, le Président IDI a suscité deux (2) espoirs: l’avènement de la liberté et l’exploitation du pétrole.  L’espoir né, un certain 1er Décembre, se tiédit, peu à peu, laissant place à une amertume populaire totale. Au regard de ces dernières années, l’initiative de changer y est mais il y a un manque cruel d’hommes et femmes imbus de projection et d’audace. Les exceptions sont ridiculisées et marginalisées. Entre temps, il n’y a rien pour stopper l’épistaxis. Les projets pompeux n’ont été que fiasco. Comme Diront certains, les 20 ans de règne debyen ne s’expliquent que par le corporatisme et la kleptocratie, institués à grande échelle au sommet de l’Etat.   Par contre pour d’autres, ils sont reconstruction, réalisation des infrastructures scolaires et sanitaires, élections, le retour de la paix et de la croissance économique. Toutefois, malgré les détractions et menaces, IDI a passé 20 ans au Palais de Djambal barh.  L’histoire politique en retiendra cette longévité ; particulièrement la singularité de la IVème République.    

             La psychologie d’un pouvoir et ses vitupérations

Entre le pouvoir et le peuple, le fossé est abyssal. La démagogie fait écho partout et végètent en cette période des élections pour soudoyer quelques ventres affamés. Pour ces 20 ans, nul n’a besoin des lunettes et loupes pour voir  les tares du régime de Bamina. Juste une introspection. La liste semble être incommensurable. Mais ce qui importe le lambda tchadien, est le social : manger à sa faim, se soigner, scolariser ses progénitures, défricher son champ, élever ses bétails, et quoi d’autres ? Sur ce domaine, Le candidat IDI a failli à son programme du quinquennat social. Un programme qui a plus accentué la vie chère qu’il ne l’a atténuée. Rien ne justifie la vente d’un verre de sucre à 200 FCFA (jadis vendu à 125 FCFA seulement !) ou d’un litre d’huile à 1500. Les parents cloîtrés dans les villages se demandent où sont passées la SONASUT (actuelle CST) et COTONTCHAD ?   La bataille sociale est perdue d’avance. Dommage qu’il n’y ait pas un panier pour recenser les calvaires du peuple tchadien et les étaler pour un grand jugement public.  Les dernières sorties du Président de la République, certes sont modestes mais trop électoralistes. Pourquoi trop attendu ?

La psychologie du pouvoir politique actuel et ses vitupérations, après 20 ans de règne sans partage,  laisse un diagnostic  où l’existence de l’être social n’est qu’aberration. Rien ne sait ce que vit le tchadien.  Parce que l’injustice sociale est à son summum. Dans les ferricks, provinces et administrations publique, elle bat le record et condamne des millions des tchadiens dans un état de second de citoyen et à vivoter avec la peur dans l’âme du lever au coucher du soleil.

             Quand  changement et inconscience se cohabitent

Le plus catastrophique de ce désastre tchadien, ce que même 50 ans après, aucune autorité politique n’a pu canaliser ce qui boostera  l’économie tchadienne à travers la mécanisation  et le développement de l’agriculture et élevage.  Qu’il pleuve du pétrole n’est la solution adéquation de ce changement tant attendu. La seule, qui ne faussera jamais l’espoir, réside dans le développement de deux mamelles de notre économie. Sans une véritable auto- suffisance, le concept de progrès et consorts restera absurde. Le toilettage architectural de N’djaména et autres bourgades ne symbolise aucunement le seuil d’un développement. Disait un proverbe ivoirien : la branche qu’on a coupée ailleurs pour venir  l’enfoncer dans notre terre, ne donne pas une ombre comparable à celle de l’arbre qui a poussé sur place. Le changement, le développement, le progrès social ne sont jamais des matériaux transposables. Ils sont un esprit qui s’acquiert en toute intelligibilité et finesse. Pardon, ne demandons pas à une ânesse de mettre bas  à un girafon. Progrès et développement veulent dire d’abord changement comportement. Le grand défaut tchadien. Tant qu’il n’y ait pas un changement comportemental au Tchad, toute initiative de changement ou de progrès s’heurtera. Voilà sur quoi doivent s’atteler le pouvoir, les griots- politiciens et les imams et pasteurs. Cela passe forcément par la formation, l’éducation. De même, ici, reposent les grands maux tchadiens : illettrisme et inconscience. Des maux que le pouvoir encourage et en combattant systématiquement la floraison d’une conscience tchadienne tournée vers l’union. Il nous faut une bonne dose d’éducation pour poser les piliers d’une Nation. Former et éduquer pour demain doivent être le leitmotiv de nos gouvernants. Regardons le Burkina Faso et le Mali, jadis au même stade que le Tchad,  même dépourvus des ressources, ont su décoller et tendent vers le bout du tunnel. Entre temps, notre pays n’est de loin d’une Somalie.

                                 Et… notre destin

Nul ne le saura encore. D’ailleurs, il  ne fallait pas s’attendre à un plus de ce qui est vécu. Entre temps, il y a de quoi à se jouir de cette liberté accordée. Néanmoins, à force de contempler et de subir, la haine s’agrandit et blogue net tout processus en vue d’une nation durable.

 

DHA