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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

agrandir-copie-1.gifAu Tchad, il est crée une institution appelée « médiature » et dirigée par un médiateur, entouré de quelques conseillers dont  la mission assignée est de négocier pour ramener des opposants au régime en place.

C’est ainsi que des contacts ont été pris ici et là,  soit par  M.Abderamane Moussa, lui-même, soit par ses conseillers et autres individus relevant de sa responsabilité.

Mais d’après un analyste politique tchadien établi à l’étranger,  ces personnes qui se passent pour des facilitateurs ou des pacificateurs dans le cadre des négociations inter-tchadiennes, sont généralement préoccupées par leurs promotions individuelles que par le souci d’œuvrer  pour une dynamique de paix et de stabilité politique dans le pays.

Il donne comme exemple, que lorsqu’un conseiller à la « médiature » réussisse à débaucher un nombre important d’opposants  et les faire rallier au pouvoir, il bénéficie entre autres ; des moyens financiers,  des postes à responsabilités comme promotions et récompenses du régime tchadien.

Selon notre interlocuteur , cette institution  pilotée, par  M.Abderaman Moussa, dont la carrière policière et l’itinéraire politique  riment avec un lourd passé et un héritage controversé, car marqué par des arrestations arbitraires, assassinats  extrajudiciaires  et déportations d’opposants politiques vers le Tchad, ne peut en aucun cas être,  une voie rassurante pour réconcilier les Tchadiens de l’opposition avec le pouvoir d’Idriss Deby.

Il (interlocuteur), soutient que, dans un conteste politique comme le nôtre,  confier une telle structure de médiation à des hommes de renseignements ou ayant des attaches régulières avec des services de renseignements au plan interne et externe, inspire méfiance à divers niveaux.

C’est pourquoi, il  propose, pour que la « médiature » serve d’outil de réconciliation nationale, elle doit être dépoussiérée et débarrassée des membres qui la composent.

Pour que cette structure rassure les uns et les autres, elle doit être pilotée par un homme propre et sain, qui  ne traine pas  derrière lui des cargaisons de casseroles, parce que dit-il, «  dans les pays dits évolués, la gestion des conflits, n’est pas  à la portée des individus compromis dans des cas de crimes politiques et économiques. »

Toujours selon notre interlocuteur,  ces derniers temps, plusieurs opposants tchadiens ou exilés au régime de Ndjaména, ont été approchés par les conseillers du médiateur, partis en mission à l’étranger, pour rencontrer et discuter avec telle personne ou bien telle famille, en vue de les convaincre à rentrer sous le prétexte que le pays connait  une « stabilité politique significative et notable » où nul ne peut être inquiété.

Devant ces discours puérils avancés  par les prétendus conseillers à la « médiature », d’aucuns ont, soit, cru, d’autres les plus pertinents dans leurs analyses de la situation du pays, en ont rejetés.

Il est aussi bizarre que ces conseillers  véhiculent à leurs proies entre autres propositions alléchantes suivantes : vous aurez des postes politiques ou administratifs, votre sécurité sera assurée par un garde du corps, vous serez  véhiculé ainsi de suite et j’en passe………..

Les esprits limités et tentés par ces offres, sont aussitôt emballés puis emportés dans les valises de ces fameux conseillers.  Que Dieu nous en préserve ou Allah Yastour !

Constats sur place.

Une fois à Ndjaména,  l’espoir des uns et des autres, diminue et fond comme du neige au soleil, les promesses ne sont guère tenues et d’aucuns, se retrouvent dans une nouvelle démarche, pour rencontrer Idriss Deby, dont le portillon devient  d’ailleurs inaccessible, soit, ils  poireautent et rodent à longueur des journées autour de la « médiature » pour soumettre  leurs doléances liées aux difficultés d’hébergements, des déplacements ou de nourritures.

La situation n’est pas du tout aisée, pour ceux qui n’ont pas où se loger à Ndjaména, centre de toutes les décisions politiques et administratives.

En ce qui concerne, notre vision, il urge à ce que les membres de l’opposition harmonisent, agencent et structurent leurs plans de négociations politiques pour rester dans un cadre de paix globale et éviter ainsi aux uns et aux autres des solutions individuelles risquées qui ne garantissent jamais la moindre stabilité politique du pays.

Notre blog appelle à la suppression de cette  institution qu’est la «  médiature » , à  la démission de ses membres et plaide en faveur d’une nouvelle structure digne de nom pour créer les conditions suffisantes d’un large consensus national au Tchad.

Nguebla Makaila