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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

EXTRAITS DE L’ARTICLE INCRIMINE (N’DJAMENA BI-HEBDO N 1316 DU 14 AU 17 OCTOBRE 2010-10 P.2)

LES LEÇONS DU SUD-SOUDAN

‘‘Ayant royalement ignoré que vivre ensemble est une question de partage (partage de destin, partage de ressources et surtout acceptation d’une certaine fraternité qui implique égalité des uns et des autres et respect mutuel absolu), les Arabo-islamistes de Khartoum et du Kordofan paie aujourd’hui le prix de la méprise et de l’ignorance de la dialectique de l’histoire (…)

Dans notre pays, Idriss Déby Itno sait que les Tchadiens ne supporteront pas éternellement cette extravagance des Itno placés à tous les échelons de l’Etat. Il sait surtout que le pétrole qui lui permet de s’enrichir honteusement, d’enrichir sans scrupule les siens, d’ériger son ferrick d’Amdjarass en cité féérique, de faire d’Abéché la principale ville du pays et des quartiers nord-musulmans de N’Djaména les pays de cocagne, vient du sud du Tchad ainsi que le coton, l’autre mamelle de l’économie tchadienne.

Pour ceux qui ne peuvent aller ni à Amdjarass ni à Abéché, faites simplement une excursion à la rue de 40, de 50 mètres, Goudji, Amriguébé, Diguel… Dans ces quartiers, on a l’impression de n’être plus au Tchad en voyant toutes ces métamorphoses opérées depuis quelques années. Il n’y a plus aucune route sans goudron ni rue sans électricité. Si vous y dénichez un ‘‘Dour-dour’’ (une maison dont les murs et le toit sont en banco), ce n’est plus qu’une pièce de musée.

Mais, dès que vous traversez Ambassatna, Kabalaye, Moursal, Abéna, Amtoukoui ou Walia, vous voyez la misère à chaque coin de rue. Des arrondissements entiers sont sous l’eau, sans eau potable, sans autre lumière que celle des lampes à pétrole.

Les Sudistes au Tchad seraient-ils de gros paresseux habitués à vivre de la cueillette comme tout bon Bantou ? Ils n’auront donc qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

Non, et très franchement, chers gouvernants, évitez-nous le ‘‘syndrome sud soudanais’’. Nous voulons d’un Tchad Un et indivisible faits de citoyens libres, égaux et ayant droit aux mêmes avantages et à la même protection de la part de l’Etat.

Nous ne voulons pas d’un John Garang ni d’un nouveau mouvement de libération. Nous exigeons simplement de notre Président de la République qu’il n’oublie à aucun moment qu’il est notre père à tous. Faisons l’économie d’une nouvelle guerre, ruineuse pour tous, mais plus particulièrement pour ceux qui en ont plus que d’autres(…)’’

 

Source: http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-liberte-de-presse-emmanuel-nadingar-met-en-joue-n-djamena-bi-hebdo-59195178.html