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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

L'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, président d'un panel de haut niveau de l'Union Africaine (UA) sur la crise au Darfour (ouest du Soudan), a prôné jeudi une nouvelle approche "globale" et avant tout soudanaise du conflit.


M. Mbeki a remis officiellement ses recommandations au président de la Commission de l'UA, Jean Ping, au siège de l'organisation à Addis Abeba, a constaté l'AFP.


Sans dévoiler l'intégralité de ces recommandations qui doivent être soumises à un sommet de chefs d'Etat de l'UA prochainement à Abuja, M. Mbeki a souligné que "la résolution du conflit au Darfour doit être apportée par les Soudanais eux-mêmes, et qu'elle ne peut et ne doit pas être imposée de l'extérieur".


M. Ping a été encore plus direct lors d'une conférence de presse, demandant à la communauté internationale "de devenir un +facilitateur+ et pas un +complicateur+" de la crise au Darfour.


M. Mbeki a insisté sur le fait que cette exigence fait "l'unanimité", soulignant que "le conflit au Darfour est de nature politique et de ce fait nécessite une solution politique".


"Les objectifs de paix, de justice et de réconciliation au Darfour sont interconnectés, dépendants les uns des autres, également souhaitables, et ne peuvent être atteints séparément", a-t-il ajouté.


"Comme la grande majorité de ses interlocuteurs, le Panel est fermement d'avis que toute tentative de présenter l'une ou l'autre de ces questions comme plus importante que les autres, serait contre-productive, et jouerait contre l'aboutissement rapide d'une paix juste et durable" au Darfour, a-t-il estimé.


Pour lui, les négociations "doivent être inclusives avant tout, pour assurer que leurs résultats seront soutenus par les populations du Darfour et du Soudan dans leur ensemble, par les Etats voisins du Soudan et par le monde entier".


Ce panel de haut niveau avait été mis en place par l'UA pour trouver une solution au conflit du Darfour, et gérer la crise provoquée par l'émission d'un mandat d'arrêt le 4 mars par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir.


Evoquant "des malentendus" après cette affaire, M. Ping a une nouvelle fois demandé "que le Conseil de sécurité de l'ONU assume pleinement ses responsabilités en faisant usage de l'article 16 du Statut de Rome pour faire surseoir à la procédure initiée par la CPI".


Rappelant "l'attachement de l'UA à la lutte contre l'impunité", et refusant "de jeter le voile sur les graves violations des droits de l'Homme qui ont eu lieu au Darfour", il a souligné que "la quête légitime de la justice doit être poursuivie de manière à ne pas entraver ou compromettre la recherche de la paix".


Qualifiant "d'historique" la remise de ce rapport, il a insisté sur le fait que les recommandations du panel constituent "une contribution de l'Afrique à (. . . ) une actualisation de l'agenda de la communauté internationale pour le Soudan".


Le conflit au Darfour, dans l'ouest du Soudan, a fait 300. 000 morts depuis 2003 selon les estimations de l'ONU - 10. OOO d'après Khartoum - et 2,7 millions de déplacés.