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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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  Il ne faut jamais faire des affaires avec un soudanais, parce qu’on finira toujours par être spolié, dénudé ! C’est ce que Daoussa Deby a appris à ses dépens. Daoussa Deby est le propriétaire de la SNER, une société publique des BTP nationalisée par la famille Itno par des chemins tortueux dont eux seuls ont le secret. Privatisée et vendue à un homme d’affaire soudanais (comme toujours !), lequel homme d’affaire confie la gestion de la société à Daoussa Deby, comme par hasard, la SNER est depuis, la propriété privée de la famille Itno. L »homme d’affaire en question décède avant de venir au Tchad et rentrer dans  ses droits. Le fils de l’homme d’affaire décédé qui était venu à Ndjamena pour s’en acquérir de la marche de la société. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention de l’Ambassade du Soudan qui l’a exfiltré et mis dans le premier avion dans n’importe quelle direction. Ainsi, Daoussa Deby s’accapara de la SNER et y régna jusqu’à ce qu’un jeune ingénieur soudanais, diplômé de l’Université de Khartoum avec un passeport canadien débarque à Ndjamena.

Le Monsieur est très religieux, poli et surtout taciturne. Son visage est orné d’une barbe d’un envoyé de Dieu, ses djallabiés s’arrêtent juste au niveau des genoux. Daoussa l’adopte, fait de lui membre de la famille et cadeaute de sa fille. Le jeune homme est recruté à la SNER, 3 ans après il est envoyé au projet de déminage, la vache à lait de la famille, pour lui permettre d’avoir un toit, une famille et une cour. Le jeune homme réalisera tout cela en moins d’une année avec quelques pieds à terre à Khartoum et à El Fasher. Le jeune homme est devenu un grand Monsieur, il est maintenant « drictaire.» Il roule dans les grosses cylindrées. Son nom est cité un peu partout dans la famille, il assiste aux réunions de celle-ci. Daoussa le trouve suffisamment mûr et intégré pour lui confier la direction de la SNER ; c’est le loup dans la bergerie.  Très occupé de toutes sortes d’affaires ; Ambassade du Tchad à tripoli, affaires familiales, rébellion, etc., Daoussa  ne s’est pas rendu compte que sa SNER est en train d’être mise en mini pièces détachées irrécupérables, quand il s’en rend compte c’est trop tard : pillé, dilapidée, surendettée, la SNER est devenue  l’ombre d’elle-même, elle n’existe que de son nom. Les jaloux parlent d’un château en Belgique et quelques appartements au Canada, sans parler du Soudan. Depuis, Daoussa s’agite frénétiquement pour faire revivre sa SNER.  C’est devenu un drame familial.  Daoussa a non seulement chassé de la SNER, mais fait divorcer avec sa famille et mis la justice à ses trousses.

Daoussa veut coûte que coûte le coffrer mais le Sultan Deby s’y est catégoriquement opposé ; ce qui crée d’ailleurs ces derniers temps un réel froid entre le Sultan Deby et son frère, le propriétaire de la SNER.

Ben Cherif