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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Accusé du meurtre de son promotionnaire gabonais, le Tchadien Souleymane Ali Rozi a été jugé mercredi par le tribunal correctionnel de Louga. Le drame est survenu le 23 juin 2007 au village de Mbaye Mbaye. Le tchadien qui ne supporte pas les calomnies de Guy Perrin Marssavou lui aurait asséné six (6) coups de couteau. Mais le nœud de ce problème tournait autour d’un repas.

Les étudiants de l’ENTSS qui partageait ce voyage d’étude avec Souleymane et Guy Perrin auraient sans doute vu venir ce drame tellement les relations entre les deux amis étaient devenus difficiles. Dans la nuit du 22 juin 2007, dans le village de Mbaye Mbaye où ils séjournaient, Souleymane Ali Rozi et deux de ses amis, Ibrahim Mbaye et El Hadj Mbaye, avaient organisé un dîner. Et pour la préparation du repas, Souleymane avait utilisé la marmite dans laquelle Guy avait laissé ses restes de repas qu’il était venu récupérer. Mais à sa grande surprise, son repas n’y était plus. Souleymane lui révèle avoir versé les restes dans la poubelle. Sans faire d’histoire, l’étudiant gabonais part se coucher. Mais il ne peut trouver le sommeil du fait de la discussion de ses camarades. Quand Guy leur demande de baisser la voix, c’est l’étudiant tchadien qui se charge de le remettre à sa place. Il s’ensuit une dispute que les deux amis de Souleymane parviennent à calmer pour ensuite rejoindre leur chambre, croyant l’incident clos. Ainsi, grande est leur surprise quand ils entendent des cris poussés par Guy. Venus s’enquérir de la situation, ils trouvent Souleymane assis à califourchon sur Guy, un couteau à la main, lui assenant des coups. Cette version Souleymane l’a niée devant la barre. Depuis l’enquête préliminaire, le prévenu a soutenu que c’est Guy qui était sur lui avec une prise sur ses parties intimes. Pour lui faire lâcher prise, il s’est saisi d’un couteau qui traînait à côté pour lui asséner des coups.

Cette version, le représentant du Ministère public l’a tout bonnement rejetée. Fondant sa conviction sur les parties du corps visées à savoir le cœur, le cou et les omoplates et la version des témoins, il a trouvé les faits constants. Ainsi il a requis une condamnation de 10 ans. Par contre les avocats de la défense se sont insurgés contre un tel réquisitoire. « Le rôle de la justice n’est pas de faire la promotion de la vengeance mais d’apaiser les cœur » a soutenu Me Sadio DIAW, un des avocats de la défense. Mais pour Maître Alioune ABATALIB, avocat de la partie civile, il n’y a aucun doute à se faire sur les intentions belliqueuses de Souleymane. Il a toujours semé la terreur dans ce camp d’étude. Pour lui, la nature de l’arme, les parties visées montrent que le prévenu a prémédité son acte. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 9 juin prochain.

Par : Khalil I. SENE

 

Source: Grat