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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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 Au cours d’un point de presse animé samedi 09 avril 2011, par ses trois leaders : Wane, Sow et Barry,  au siége de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), la communauté des réfugiés mauritaniens déportée depuis 1989 au Sénégal, est montée au créneau pour dénoncer  la responsabilité des différentes composantes signataires de l’accord tripartite de 2007.

Pour les animateurs de cette conférence de presse, l’accord Tripartite comprend: le Sénégal (pays d’accueil), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et la  Mauritanie ( pays d’origine des ces réfugiés négro-africains.)

REFUGIES

Il convient de rappeler que lors des événements malheureux  de  1989, l’Etat mauritanien a déporté sous une forme de discrimination raciale plus de  60.000 personnes vers le Sénégal à majorité des négro-mauritaniens.

Selon les conférenciers, l’Etat du Sénégal, pays d’accueil, le HCR et la Mauritanie qui sont les acteurs essentiels de cet accord dit Tripartite dans le cadre du retour dans la dignité chez eux,  n’assument pas chacun à son niveau la responsabilité de ses engagements.

Pour messieurs Wane, Barry et Sow , 5.200 mauritaniens poireautent  dans les camps de réfugiés au nord du Sénégal pour être rapatriés dans leur pays d’origine.

Par contre, disent-ils, que les autorités mauritaniennes ne sont  enclines ni favorables au retour des refugiés intellectuels qui peuvent constituer  éventuellement des véritables obstacles à leur encontre au cas où l’accord n’est  respecté dans sa totalité.

Aussi, ajoutent-ils, que les 25. 000 refugiés qui sont rentrés volontairement depuis 2008, dans le cadre dudit accord, sont laissés en rade  et  leurs droits ne sont pas respectés. Ils sont privés de carte d’identité et toute autre pièce d’identification et n’ont toujours pas recouvrés leurs biens spoliés et pillés lors du conflit de 1989.

L’enlisement de cette situation intenable et insoluble est imputée, selon les leaders de la communauté des refugiés mauritaniens, à  la responsabilité  partagée du Sénégal, du HCR et de la Mauritanie.

La communauté des refugiés mauritaniens lance un appel de détresse à l’opinion internationale pour intercéder en sa faveur, et ce pour éviter à ce que  son drame ne soit escamoté au profit des intérêts des Etats.

Les réfugiés mauritaniens restés au Sénégal implorent l’humanité éprise de paix, du droit et de justice de voler à leurs secours pour le retour dans la dignité dans leur pays d’origine en exigeant le respect scrupuleux de l’accord tripartite, socle qui garantisse leurs droits de citoyens.

Makaila Nguebla