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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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21-05-2010
A Monsieur le Directeur de publication de : Le Quotidien 

Monsieur le Directeur,


Suite à la parution, dans votre édition du 11 mai 2010 d’un article consacré à la Tunisie et renfermant des allégations infondées susceptibles d’induire le public en erreur, nous vous prions de rétablir les faits en portant à la connaissance de vos lecteurs les précisions qui suivent :  

Les allégations véhiculées par Reporters sans frontières au sujet de Monsieur Taoufik Ben Brik Zoghiami sont totalement erronées. M. Ben Brik n’a pas été condamné pour ses opinions et ne le sera jamais car en Tunisie, la liberté d’opinion et de presse est une réalité tangible, comme peuvent l’attester la diversité des organes de presse écrite, audiovisuelle et électronique, tout comme la présence dans les kiosques du pays d’organes de presse édités par les partis politiques qui critiquent souvent sans ménagement les autorités, sans aucune entrave. M. Ben Brik a été reconnu coupable de violences contre une femme qu’il a rouée de coups devant témoins avant d’endommager sciemment l’automobile de l’infortunée qu’il a ensuite couverte d’injures et de propos indécents. Ces violences sont en Tunisie, comme partout ailleurs dans le monde, des délits de droit commun réprimés comme tels. Ces agressions physiques de citoyens n’ont rien à voir avec la liberté de presse, et entreprendre de transformer le bourreau en victime relève de l’irresponsabilité et de la manipulation.

La presse tunisienne est en plein dynamisme : on recense plus de 265 journaux et magazines tunisiens en diffusion partout dans le pays, et plus de 1 100 titres étrangers sont présents dans les kiosques. Le nombre de journalistes s’accroît sans cesse, et dépasse le millier aujourd’hui. Les radios et télévisions publiques et privées rivalisent de créativité pour proposer au public des émissions de débats sur tous les sujets, la presse électronique tunisienne est en pleine effervescence, et la télévision numérique terrestre s’apprête à s’installer dans le paysage du pays. Un Fonds de développement de la presse annoncé par le président de la République, Zine El Abidine Ben Ali est en train de se mettre en place, pour contribuer à la promotion des entreprises médiatiques et de leurs personnels. Ces faits, qui sont vérifiables, tranchent nettement avec les allégations fallacieuses propagées par M. Ben Brik et Reporters sans frontières pour tromper l’opinion.

Monsieur le Directeur,

En choisissant de reprendre sans aucune vérification préalable des informations erronées propagées par M. Ben Brik, vous vous rendez complice d’une entreprise de désinformation et de manipulation de l’opinion qui est loin de servir la cause de la presse. Ce que M. Ben Brik et ses réseaux recherchent, en réalité, c’est d’empêcher le public de connaître la vérité au sujet de ce personnage qui fait également l’objet de poursuites judiciaires en France où une femme a porté plainte contre lui pour violence et viol. Ces faits méritent d’être connus de vos lecteurs.

Dans l’attente de la publication du présent droit de réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués.

L’Ambassadeur de Tunisie à Dakar Chokri Hermassi



Excellence,
Pour un pays comme le vôtre qui, d’après le Comité pour la protection des journalistes (Cpj), est dans le «Top 10» (7e exactement) des Etats qui, dans le monde, oppriment le plus ces journalistes que sont les blogueurs, le portrait que vous dressez de la situation de la presse en Tunisie n’est-il pas un peu trop beau ?
Le texte que nous avons publié ayant été tiré du site Rue89.com, nous osons croire que l’ambassadeur de Tunisie en France a eu, comme vous, le réflexe d’envoyer une mise au point à nos confrères parisiens.
La Rédaction