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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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M. Seydou Ndiaye, Coordonnateur du réseau RAPDA, modérateur du Panel

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Yéya Birame Wane ( RADDHO et membre du comité du réseau RAPDA )

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M.Kabir Ndiaye, juriste et expert en droits humains de l'ONG RADI (animateur du panel) et  Mlle Fatou Mbaye, chargée des programmes de Action AID Sénégal ( animatrice du Panel )

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Amanda Azzali,Coordinatrice Nationale du COSPE -  Participants au Panel

 

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Participants au Panel sur le Droit à l'Alimentation

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Intervenante au Panel -

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 Les discutants au panel sur le Droit à l'Alimentation

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Salle de Cocktail -

Au Sénégal, la Journée Mondiale de l’Alimentation, a été célébrée le 16 octobre dernier sur l’ensemble du territoire national.

Pour marquer cet événement  international,  ô combien important et en perspectives au Forum Social Mondial (FSM) de Dakar 2011, le Réseau Africain Pour le Droit à l’Alimentation (RAPDA), a organisé ce jour du 21 octobre 2010,  un panel intitulé : « Le Cadre  Institutionnel de Mise en Œuvre du Droit à l’Alimentation au Sénégal », qui a réuni, des experts, des personnes ressources, des organisations associatives, des responsables des organisations non gouvernementales internationales qui interviennent sur la problématique liée aux défis se rapportant  au Droit à l’Alimentation dans le monde.

 Cette rencontre qui a lieu au centre Ahmadou Malick Gaye ( Ex Centre de Bopp) à Dakar, a été animée par M.Seydou Ndiaye, membre du Réseau Africain Pour le Droit à l’Alimentation (RAPDA), structure basée au Sénégal, de M. Kabir Ndiaye, juriste et expert, de  Mme Fatou Mbaye, responsable à  Action AID, organisme international qui œuvre sur la thématique.

Dés l’entame de leurs communications, les principaux orateurs, se sont accordés sur le fait que Droit à l’Alimentation est une problématique majeure qui fait partie  du Pacte International Relatif aux  Droits  Economiques Sociaux et Culturels (PIDESC), reconnus par l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)  dont la plupart des Etats du monde, ont signé et ratifié.

Le Droit à l’Alimentation est donc un droit fondamental, basique auquel, toute personne  doit jouir.

Mais force est de constater, selon les estimations données par les agences onusiennes et les organismes indépendants,   deux milliards de personnes  souffrent de la faim à travers le monde.

 Pour M.Seydou Ndiaye, du RAPDA, : «  la faim n’est pas une fatalité, elle doit être éradiquée dans le monde »

Selon Mme Fatou Mbaye, de l’Action et AID, 17% des populations  qui ont faim dans le monde se trouvent en Afrique et en Asie. Elle cite  plusieurs causes suivantes :

-          Distribution inégale de terre cultivable,  absence de contrôle visant à contraindre les gouvernements à respecter leurs obligations internationales sur le Droit à l’Alimentation, absence des mesures de lutte contre la pauvreté et la faim et enfin, l’absence de réglementations  sur les activités des multinationales qui viennent en Afrique pour exploiter les terres au détriment des populations locales qui en paient les frais.

 Par ailleurs, l’exposé de  M.Kabir Ndiaye, juriste et expert sur la question, a porté sur l’aspect juridique du Droit à l’Alimentation.

Du point  de vue juridique,  il  soulève trois (3) éléments constitutifs qui se rapportent à la problématique notamment :

-          L’effectivité, pour lui,  les Etats signataires, sont tenus par l’obligation d’appliquer pleinement et  de  faire jouir les populations du Droit à l’Alimentation ;

-          L’exigibilité,  les populations doivent exiger de leurs gouvernants d’honorer leurs engagements  par rapport aux questions relatives aux droits économiques et sociaux culturels (DESC) ;

-          Et enfin, la Justiciabilité, tout citoyen peut individuellement ou collectivement, se constituer en partie pour attraire l’Etat devant une juridiction en cas des manquements du respect du Droit à l’Alimentation dont, il a signé et ratifié.

Tout compte fait, le Droit à l’Alimentation ne peut être réalisé que lorsque les obligations tant nationales qu’internationales sont respectées.

Les participants au Panel s’accordent,  à l’unanimité que les défis,  pour atteindre les objectifs du Droit à l’Alimentation, passent nécessairement par une prise de conscience individuelle et collective de ces enjeux ,  la mise en place d’un travail en synergie, le renforcement des capacité,  la participation et la création des lois, le dialogue au niveau politique et local et l’élaboration des rapports en termes d’états des lieux.

Les conclusions de ce panel, rejoignent les préoccupations et la vision du Réseau Africain Pour le Droit à l’Alimentation (RAPDA), qui se fixe comme objectif  pour le continent : « Une Afrique où toute personne doit jouir pleinement du Droit à l’Alimentation suffisante »

Le Réseau Africain Pour le Droit à l’Alimentation(RAPDA), qui se félicite de la qualité du débat et des contributions apportées par les différents intervenants,  plaide en faveur d’ une solidarité universelle contre la faim dans le monde.

Ce panel marque ainsi, le lancement officiel des activités du RAPDA au Sénégal

 

Reportage du  blog de makaila au Centre Ahmadou Malick (Ex-Centre Bopp)-Dakar