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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

CRISE ALIMENTAIRE AU SAHEL: Le Sénégal se stabilise, le Tchad au rouge, Oxfam Gb alerte pour 2010CRISE ALIMENTAIRE AU SAHEL: Le Sénégal se stabilise, le Tchad au rouge, Oxfam Gb alerte pour 2010


Dix (10) millions de personnes voir même douze (12) souffrent d’une malnutrition chronique dans le Sahel. Le Sénégal, situé dans cette zone, ne présente pas de signe annonciateur de la crise alimentaire. Ces informations sont de l’organisation non gouvernementale (Ong) Oxfam Grande Bretagne qui a tenu hier, vendredi 09 juillet, un point de presse à Dakar pour faire l’état des lieux dans trois pays à savoir le Mali, le Tchad et le Niger.

 

Face à la crise alimentaire, les experts d’Oxfam Grande Bretagne ont attesté que certains indicateurs font craindre encore en cette année 2010 une détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les prochains mois. Car les pluies sont tardive et même parfois inférieures à 2009 dans certaines régions et les populations vulnérables ont déjà une très faible capacité de résilience aujourd’hui. Selon Manthilde Kamara, conseillère en sécurité alimentaire, il est impérieux « d’accélérer la réponse à l’urgence cette année dans la zone du Sahel lorsque cela est possible. Renforcer le système d’alerte précoce au niveau national qui permet une mobilisation de tous les acteurs. Augmenter la capacité et les financements nécessaires à une réponse à l’urgence, mais aussi appuyer des réponses de moyen et de long terme pour renforcer la capacité des populations à résister aux chocs ».

Le Sénégal hors de danger

 


La crise économique continue de faire des ravages dans le continent noir. Beaucoup de pays peine à nourrir leurs populations. C’est le constat fait par l’Ong Oxfam Grande Bretagne qui faisait face à la presse hier, vendredi à Dakar. Selon, Raphael Sindaye, Directeur régional adjoint chargé de la crise alimentaire au Sahel, la situation est très épouvantable dans cette zone. Plus de dix (10) millions de personnes souffrent de malnutrition chronique. Et Nanthilde Kamara, conseillère en sécurité alimentaire de renchérir « en 2009, la faible pluviométrie, tardive et mal répartie dans le temps et dans l’espace a entrainé un fort déficit agricole avec environ 400 000 tonnes et fourrager ».

Selon Oxfam Grande Bretagne, les pays les plus affectés sont aujourd’hui, le Mali, le Niger et le Tchad. Concernant le Sénégal qui se trouve dans cette zone, M. Sindaye a renseigné : « Le Sénégal n’a pas fait l’objet d’une évaluation pour la simple raison que nos antennes basées au Nord, au centre et au Sud du pays ne nous ont pas fournis de signes annonciateurs durant les mois de Mars ; Avril et Mai 2009. Période dans laquelle se déroulaient les travaux ».

Le Tchad plus affecté que le Mali, Niger

Les représentants d’Oxfam Grande Bretagne ont soutenu que le Tchad souffre le plus avec 100 000 enfants à risque de malnutrition. Un quota largement supérieur au seuil d’urgence. Selon Nanthilde Kamara, conseillère en sécurité alimentaire, la crise sahélienne est une crise complexe dans l’espace, la durée, dans l’évolution des besoins, mais aussi des conséquences de long terme pour la population.

Elle est aussi due au cumul de plusieurs années de déficit pluviométrique causant une baisse en céréale de 400 000 tonnes et une hausse des prix de plus de 35% par rapport à 2009. Des facteurs qui font dire à Nanthilde Kamara que « dans six régions Ouest du Tchad, 1.6 millions de personnes sont en insécurité alimentaire soit 42,3% et 18,5% en insécurité alimentaire modérée ».


Par rapport au Niger et au Mali qui connaissent les séquelles de l’insécurité alimentaire, Oxfam Grande Bretagne a laisse entendre que le Tchad a été oublié dans les programmes. Ainsi a avancé Mme Kamara « Malgré la situation, le Tchad fait face à de nombreuses contraintes qui ont retardé la réponse à cette crise, notamment le manque de données et d’analyse de la situation, de mobilisation et de coordination de acteurs, leur faible présence sur les zones affectées et leur faible capacité opérationnelle ».

 


Samedi 10 Juillet 2010
Sud Quotidien