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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Faut-il désespérer de l’Union africaine ? Le monde arabe fait sa révolution à partir des rives de la Méditerranée, elle reste muette. La Libye sous les feux de l’OTAN, elle condamne et propose une médiation bancale. La Côte d’Ivoire en crise, la solution africaine n’est jamais arrivée. Le Burkina Faso commence peut-être à égrener la fin de Blaise Compaoré, dans les convulsions  d’une tension naissante, l’UA est prostrée dans le silence. C’est dans ces circonstances que le diplomate français très peu diplomate, Bernard-Henri Lévy, fait un compte-rendu à la limite avilissant du passage du panel de l’Union à Benghazi, fief des insurgés libyens. Et parle de « délégation pathétique » « jetée dehors » « les pieds au cul » pour avoir proposé une solution « rédigée par Mouammar Kadhafi ». Alors, question : faut-il dissoudre l’UA ? Ou la défendre des diarrhées verbales de pseudo-démocrates cachés sous le manteau néocolonialiste du diplomate ?

 

Quelle raison nous ont donné ces derniers mois les Chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique de croire en l’utilité de l’organisation panafricaine ? Le temps passe et un profond hiatus se marque de plus en plus entre l’action et le discours de l’institution. Les dernières crises du continent ne sont là que pour en témoigner. Il ne semble pas y avoir la moindre force ni influence de la coercition sur le continent, en dépit des dispositions prises en ce sens par les dirigeants de l’UA. La condamnation systématique des coups d’Etat militaires n’en a en rien découragé la multiplication ces dix dernières années. Au sein même de la délégation en visite à Tripoli, puis Benghazi, un putschiste de luxe : Mohamed Abdel Aziz, ci-devant président de la Mauritanie, adoubé par ses pairs après un scrutin biscornu, quelques mois après son coup d’Etat contre un Président démocratiquement élu, lui. De Tananarive à Nairobi, d’Harare à Alger, de Mbabane à Bissau, les maux du continent sont divers et variés. Et il ne provient de l’Union que peu de solutions acceptables, si elles ne sont pas tout simplement inapplicables.

 

Source: Ici