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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

itir.JPGCoup de théâtre à la mairie de N’djamena : Djimet Ibet suspendu, Itir Deby Itno assure l’intérim.

Ce que les plus avertis de la scène politique tchadienne redoutaient, au moment de la désignation d’Itir Deby Itno comme maire adjointe, en cas d’empêchement du titulaire s’est produit. Le maire titulaire étant suspendu pour tentative de prise illégale d’intérêts, c’est à la 1ère  adjointe que revient le droit d’assurer l’intérim jusqu’à la désignation du nouveau maire par le Conseil Municipal. Du moins c’est ce qui doit se passer comme dans tout pays démocratique où les maires et leurs conseillers sont élus au suffrage universel. Au pays de Deby où même les députés ne peuvent prétendre à une immunité et, ce serait aller un peu vite en besogne de prétendre que les règles régissant les municipalités seraient respectées. Il faut s’attendre à un prête-nom, appelé localement « laoucoura », désigné, tenant ainsi la plume tandis que la « frangine » nationale assise sur le strapontin municipal.

 

La suspension est illégale.

Cette suspension même si elle se justifie pour le fonds du problème, la procédure conduisant à celle-là est illégale. Comment comprendre qu’un élu soit suspendu par un fonctionnaire ? La présence même de ce qu’on appelle au Tchad « le délégué du gouvernement » est incongrue. C’est par un souci non seulement de déconcentration mais aussi de décentralisation des pouvoir que le Nations démocratiques accordent l’autonomie totale aux villes afin qu’elles soient gérées par des responsables élus. Créant ainsi une proximité nécessaire entre les gouvernants et les gouvernés. La présence du délégué du gouvernement dans les municipalités fausse de facto tout autonomie vis-à-vis du pouvoir centrale. L’élection d’Itir comme adjointe, en présence de son frère dans la salle, démontre à suffisance comment le pouvoir clanique a biaisé le processus électoral.

 

Peut-on confier les rênes de N’djamena à une analphabète ? Alors avec 5/20…….

 Hier sur les antennes de la ONRTV, un ministre accablait les recalés d’avoir une moyenne inférieure à 5/20. N’est-on pas en droit de poser la question à savoir si la « frangine » nationale, sans aucun titre,  peut devenir maire de N’djamena, comment dissuader celui qui a 5/20 de ne pas prétendre vouloir remplacer son frère ?  Soyons sérieux. Ce pays appartient à nous tous, ce n’est pas une propriété des Itno, qui partiront comme ceux qui les ont précédés. Ce qui est révoltant c’est le comportement collaborationniste à outrance comme si on s’en fout du legs qu’on laissera à ses propres enfants.

 

Dans ce pays où le faux et l’anarchie sont institués en mode de gestion de l’Etat, il n’existe aucune institution digne de ce nom régie par des règles démocratiques et transparentes. La gestion dogmatique s’efface devant la concussion, la gabegie, le népotisme et l’impunité. Tenez à propos d’impunité. Un Député élu par le Peuple se voit arbitrairement séquestré parce que son chauffeur aurait braconné un phacochère, et la famille de Deby qui détourne des milliards ne sont même pas inquiétés. Et pour mouiller et culpabiliser les tchadiens, on leur offre quelques miettes, devant les cameras de notre « grand griot national », pour les sinistrés des inondations, sans aucune orthodoxie en terme de gestion, et on reviendra crier aux voleurs. Ainsi, les centaines de milliards détournés par la famille Deby sont effacés par un milliard confiés d’avance à des véreux. Pauvre Tchad.

La Rédaction de la Gazette.