Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

  Ces grandes puissances qui se mêlent de nos élections

 

Le suspens continue en Côte d'Ivoire. L'incertitude plane sur le deuxième tour des élections. Mais cela ne regarde que les Ivoiriens. Eux seuls, sont maîtres de leur destin. Du côté de Paris, Nicolas Sarkozy exige qu'on proclame tout de suite les résultats. Du côté de Washington, même son de cloche. Les États Unis, par la voix de Hillary Clinton, exigent la proclamation sans délai des résultats du deuxième tour des élections en Côte d'Ivoire. De quoi se mêle-t-on ? De qui se moque ? Quand les France ou les États-Unis organisent leurs élections, les Africains ne s'en mêlent pas.Ils n'envoient pas des observateurs internationaux. On se souvient qu'en 2000, ces mêmes États-Unis sont restés 3 semaines sans résultat, avec des contestations pire que les controverses électorales africaines. Et aujourd'hui, ils veulent donner à l'Afrique des leçons de démocratie en exigeant que les Ivoiriens proclament sans délai, selon leurs humeurs, les résultats des élections de... la Côte d'Ivoire. Et ces fameux observateurs internationaux, envoyés sous nos cieux pour valider des élections frauduleuses ! On devrait leur couper la tête ! Au Togo, quand on a vu sur les chaînes de télévisons européennes, des militaires s'en fuir avec des urnes. Mais nos fameux observateurs internationaux on affirmé qu'il y a eu des irrégularités mais qui n'ont pas entaché de façon significative le sacre de Faure Gnassingbé, fils du dictateur Eyadéma décédé. Ces représentants des Nations Unies, des l'Union Européenne, qui vocifèrent dans nos Capitales quand il s'agit de nos élections ! Qu'est-ce que c'est ? A chaque élection en Afrique, que de l'humiliation. Rappelons qu'en 1996, les Tchadiens devaient aller au 2e tour pour départager Kamougué et Déby. Les Français avaient trouvé là l'occasion d'humilier les Africains en imposant aux Tchadiens d'avancer la date de la tenue de leurs élections, pour la faire coïncider avec celle du Niger, afin de permettre, disait-on, aux militaires Français d'assurer le transport des urnes. C'est ainsi que le délai entre les deux tours, écrit dans notre Constitution, n'a pas été respecté par la seule volonté des Français. A quand la fin de cette démonstration de la force et de la toute puissance qui ne dit pas son nom ?

Pour en revenir à la Côte d'Ivoire, les Ivoiriens doivent prendre le temps qu'il faut, pour tout vérifier, avant d'annoncer une fois pour toutes, les résultats de leurs élections. Ils ne doivent pas se laisser intimider par n'importe qui, qu'il soit grande ou petite puissance mondiale. L'Afrique doit prendre son destin en main.  Gbagbo n'est pas en odeur de sainteté à Paris, mais il est le président des Ivoiriens et non des Français. Halte à l'humiliation !

BELEMGOTO MACAOURA