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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

déclaration

Mettre immédiatement un terme à la spirale de violence, aux actes de barbarie et à la grave crise humanitaire en Cote d’Ivoire

 

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme(RADDHO) est vivement préoccupée par la tournure que prend le cauchemar post électoral ivoirien qui se transforme de jour en jour en un véritable enfer pour les populations civiles  vivant en Côte d’Ivoire.

 

En effet depuis le 28 mars 2011, qui marque le début de l’offensive des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire(FRCI)forces pro-Ouattara on a noté une intensification et une escalade de violence qui se manifestent sur toute l’étendue du territoire national avec surtout la libération des villes de l’ouest du centre et de l’est et l’interminable bataille d’Abidjan.

 

Situation qui provoque d’une part, une concentration des forces pro-Gbagbo à Abidjan à partir du 29 mars et l’implication des jeunes patriotes avec 20 000 membres enrôlés, et d’autre part, réunit toutes les conditions d’une escalade de la violence avec l’usage d’armes lourdes, la commission d’actes de barbarie avec l’usage de plus en plus fréquent du supplice du collier consistant à mettre un pneu autour du cou d’une personne pour le brûler vif.

 

Sans compter la manifestation d’un  radicalisme marqué par des violences gratuites et sans alternatives avec les pillages organisés dans plusieurs villes  par les Forces de Défense et de Sécurité, par les Forces Républicaines de Cote d’Ivoire, de même que des civils et des snipers de tous bords. 

 

L’enjeu lié à la conquête du Palais présidentiel où se trouve le Président Gbagbo, prêt au sacrifice suprême et jouant sans état d’âme la stratégie du Moi ou le chaos et la résolution ferme de l’y déloger par la force par le camp Ouattara, a fini par créer une  situation d’enkystement et d’impasse caractérisée par des actes de barbarie, l’escalade de la violence et l’usage d’armes lourdes qui ont transformé Abidjan en enfer.   

 

Le coût matériel et humain de ce bras de fer et menace lourdement de créer une « rwandisation » en  Cote d’Ivoire du fait même de l’incapacité de l’ONUCI et de la Licorne à assurer la sécurité des biens et des personnes, en dépit du renforcement de leur mandat quid de l’impuissance diplomatique et militaire de la CEDEAO et de l’Union Africaine.

 

Aujourd’hui on compte plus d’un millier de morts et des milliers de blessés répartis dans les localités suivantes : Duékoué Guiglo, Daloa, Issia, Bondoukou, Abidjan, willamsville, Abobo, Yopougon, Adiamé, Koumassi etc.

 

Plus d’un million de personnes sont obligées de quitter Abidjan pour aller dans les villes du Centre et du Nord créant une grave situation humanitaire  à laquelle les autorités locales n’étaient guère  préparées encore moins les organisations humanitaires.

 

Le HCR dénombre 500 000 personnes déplacées rien qu’à Abidjan prés de 30 000 sites à Duékoué, prés de 250 enfants réfugiés dans les forets sans compter les réfugiés dans les pays voisins comme le Mali, le Libéria, le Ghana et la Guinée Conakry.

 

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme(RADDHO) :

 

§        Exprime sa grave préoccupation par  rapport au décalage constant entre les déclarations  d’intention des grandes puissances, de la communauté africaine et internationale, reconnaissant tous Alassane Dramane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire  et leur incapacité totale à en tirer toutes les conséquences de droit et  à agir concrètement sur le terrain pour mettre un terme à l’escalade de la violence, à l’impasse, à l’enkystement et la situation d’entropie généralisée;

  

§        Appelle vivement les Nations Unies, les grandes puissances, la Communauté africaine et internationale à user des moyens les plus appropriés pour qu’un terme soit immédiatement au conflit ivoirien ;

§        Exhorte les Présidents Alassane Dramane Ouattara et Laurent Gbagbo à donner un ordre explicite à leurs troupes pour mettre un terme aux actes de barbarie et à l’escalade de la violence dont les premières victimes sont d’abord les personnes civiles mais surtout et principalement à trouver les moyens pacifiques d’une solution négociée de nature à abréger le  sort tragique du peuple ivoirien;

§        Constate avec amertume l’incapacité et l’échec de l’ONUCI et de la Licorne à assumer correctement leur mission de maintien de la paix et de protection des populations civiles en Cote d’Ivoire et demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies à rectifier immédiatement  le tir pour éviter un autre Rwanda en Afrique de l’Ouest ;  

§        Demande  aux Nations Unies la création d’une Commission d’enquête internationale sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par tous les acteurs  sur le terrain et de les déférer devant la CPI ;

§        Appelle  solennellement les Chefs d’Etat et de  gouvernements de la CEDEAO à convoquer d’urgence un sommet sur la situation en Cote d’Ivoire pour examiner tous les moyens de mettre immédiatement un terme au conflit ivoirien. 

 

Fait à Dakar le 4 avril 2011

Le Président