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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Récupération des artistes assoiffés de notoriété au Tchad. Une nouvelle forme de création des appareils de la dictature.
En observant minutieusement la vie artistique tchadienne, nous remarquons une récupération en douceur des artistes dans la "mangercratie". Les caciques du pouvoir ont trouvé un autre moyen de museler les artistes. Exemple:
1. Mounira. Elle est invitée au Palais rose où on lui déroule le tapis rouge comme une vraie princesse. Du coup, elle ne peut plus critiquer le régime et ses dérives. Même quand son père a été récemment arrêté, elle n'a pipé mot. La panthère douce ne pense qu'à sa célébrité?
2. Mawndoé. Depuis qu'il a perdu pied au Burkina, ce jeune artiste bourré de talent est entré par la grande porte dans la cour de la chorale républicaine pour chanter les louanges du père IDI roi. Le pouvoir lui paie ses voyages à travers le monde et ses albums. Il a même présenté son dernier album à l'ambassade du Tchad à Paris. C'est le comble.
3. Sultan. Après avoir été intimidé par le régime, ce dernier a fermé sa gueule pour participer à la mangeoire lorsqu'on lui a donné quelques billets de CFA. Depuis, il participe à des concerts géants pour louer le Père IDI. Il a déclaré qu'il avait des enfants à nourrir.
4. H'Sao. Ces traitres qui étaient partis au Canada pour représenter le Tchad aux Jeux de la Francophonie, on trahi le Tchad en demandant l'asile politique. Maintenant qu'ils sont devenus tous des Canadiens, ils commencent à chanter le Tchad. Le pouvoir les a aussi récupéré car récemment, ils étaient à l'ambassade du Tchad à Paris pour mêler leurs belles voix à celles de Mawndoé afin de pousser la louange du Père IDI.
5. Dar Sila, lui aussi est un grand chanteur qui passe son temps à chanter le Père IDI.

Par ailleurs, on peut comprendre aisément que le passage de certains de ces artistes dans les médias comme Jeune Afrique, Africa n°1, RFI (couleurs tropical), TV5, Africa 24 démontre cette allégeance au régime despotique du Père IDI. Par contre, des artistes intègres comme Kent K Dakor, Guevara Rajilfal, ou même le grand Kaar Kaas Sonn ne passent jamais sur ces chaînes de propagande à la solde du régime. Tout récemment, Kaar Karr soon avait dénoncé l'arrestation arbitraire de journalistes et hommes politiques au Tchad en se mettant en grève de la faim, mais aucun de ces médias n'a parlé de son combat. Aucun de ses artistes du système itnocrate ne l'a soutenu. Les Tchadiens doivent savoir que le régime tyranique de N'djamena cherche à mettre en avant de petits artistes sans envergure au détriment de ceux qui dénoncent ces dérives. Comme a dit Malcolm X, "Si vous n'êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment." Objectivement, tous ces artistes participent à l'oppression du peuple tchadien comme l'avaient fait certains artistes zaïrois au temps de Mobutu. Ils chantaient la louange du Maréchal pour faire danser les gens et oublier  qu'ils étaient malmenés par le régime dictatorial de Mobutu. Les artistes tchadiens du système itnocrate doivent être considérés comme des alliés objectifs du système tyrannique en place à N'djamena. Chers compatriotes, soyez vigilants et ne venez par dire demain "on ne savait pas". C'est clair comme l'eau de source.

 

 Djimet Alexandre